Le Vietnam du 31 janvier au 28 Février 2009
Carte Vietnam

République socialiste du Viêt Nam (fr)

Drapeau du Vietnam

Armoirie du Vietnam

Devise nationale : Độc lập, tự do, hạnh phúc
(Indépendance, liberté, bonheur)

Langue officielle

Vietnamien

Capitale

Hanoi
21°2′N, 105°51′E

Plus grande ville

Hô-Chi-Minh-Ville

Forme de l’État
 - Président
- Premier ministre

République
Nguyễn Minh Triết
Nguyễn Tấn Dũng

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 65e
331 690 km²
1,3 %

Population
 - Totale (2008)
 - Densité

Classé 13e
86 116 559 hab.
253,5 hab./km²

Indépendance
 - Date

de la France
2 septembre 1945

Gentilé

Vietnamiens

Monnaie

Đồng (VND)

Fuseau horaire

UTC +7

Hymne national

Tiến Quân Ca
(Les troupes avancent)

Domaine internet

.vn

Indicatif
téléphonique

+84

Nous sortons du Cambodge le 27 Janvier dans l’après midi, en plein milieu de la fête du têt, le nouvel an chinois, et ne faisons que 500 mètres avant d’être  stoppés à la frontière du Vietnam.
Le  passage réputé difficile du Cambodge au Vietnam avec un véhicule, les voyageurs motorisés ont tendance à passer par le Laos, où la procédure bien que similaire est mieux établie.
Il faut un visa en bonne et due forme, une lettre manuscrite certifiée par l’ambassade de France où l’on certifie qu’on sortira avec notre véhicule avant la fin de notre visa, une empreinte du numéro de moteur.
Les derniers passages par cette frontière sont : un camion français en novembre dernier, en allant chercher à Saigon le tampon de l’Ambassade de France, la famille Roux, il y a trois semaines, avec pour la première fois une lettre tamponnée du Consulat de France au Cambodge, pour éviter un aller retour à Saigon, puis deux jours avant nous Gilles et Chantal à qui nous avons expliqué la procédure.
Nous allons directement voir le préposé aux douanes avec notre dossier, tout semble se passer correctement sauf qu’il parle aussi bien l’anglais que moi le Vietnamien (genre mime Marceau).

On est toujpours borderline
Une petite demi-heure plus tard, on nous dit que la procédure durerait une journée et que nous devrions être autorisés à passer le lendemain, vers 9 h 00 du matin, le temps d’envoyer le dossier au poste de Police de la région qui délivre les autorisations.
On nous explique où passer la nuit (face à la maison d’un douanier qui semble préparer le nouvel an chinois avec sa famille), nous nous installons et commençons l’école, la visite du poste de douane ne présentant pas d’intérêt particulier !!!
Sur le coup des vingt heures, notre douanier, qui a débuté les festivités depuis maintenant un bon moment, nous invite à prendre part à son repas. Nous nous retrouvons donc autour d’une table remplie de spécialités vietnamiennes et de petits verres à liqueur, qu’il s’évertue à remplir de whisky, et à lever en trinquant à la nouvelle année toutes les trois minutes en lançant des « Happy new year » à tout bout de champ.
Malgré mon aversion pour ce breuvage, je ne tiens pas à me mettre à dos un douanier vietnamien, qui semble apprécier notre compagnie et six à huit verres plus tard, j’ai déjà nettement amélioré mon vietnamien de base, sachant dire merci.
Malheureusement je n’ai pas saisi le « non merci » et un nouveau service vient se perdre dans mon verre qui finit par prendre des allures de torture pour ma vésicule biliaire.
Le lendemain, le réveil est agrémenté d’une migraine et je ne discute même pas lorsque l’on nous annonce que la réponse du poste de police prendra deux jours supplémentaires, étant donné que nous sommes les premiers voyageurs à demander une importation temporaire de trois mois.
Nous profitons d’être bloqués entre les deux frontières pour avancer l’école, et notre ami douanier que je croise trois à quatre fois par jour, me lance à chaque fois des « Hello, happy new year », ce à quoi je réponds invariablement « Hello Johnny Walker ».
Deux jours plus tard, on nous apporte un accord pour un mois que nous refusons et demandant à voir le chef de la police, qui émet les accords, je me retrouve à faire 60 Kms aller retour à l’arrière d’une mobylette qui ferait honneur au musée des véhicules à moteur pour me rendre au poste de police de Tay Ninh, où je passe trois heures et demie à jouer au Pictionary pour expliquer que mes parents arrivent en avion à Saigon le 12 février, et repartent fin mars d’Hanoi.
Vos papiers siou plai
En compensation à mes efforts graphiques j’obtiens une autorisation de 57 jours et nous pouvons enfin commencer à faire les papiers d’entrée, empreinte du numéro de moteur, collage de plaques d’immatriculation vietnamiennes temporaires, formulaire d’importation, paiement de la taxe de désinfection du véhicule et validation de nos visas.
Nous partons finalement vers 16 heures et ne faisons que 8 Kms avant d’être arrêtés pas la police qui semble vouloir quelques dollars pour nous laisser repartir, nous refusons, ils essayent de prendre nos passeports, puis lorsqu’avec l’aide des quelques mots de vietnamiens du Lonely nous réussissons à leur dire que j’ai passé la journée avec le chef de la police et qu’il serait ravi que nous nous revoyons tous ensemble, ils décident subitement de nous laisser partir.
Nous allons pour notre première nuit, stationner sur le parking d’un hôtel à côté du temple Caodaï  construit en 1926 à l’est de Tay Ninh.
Le temple Cao daï Victor Hugo en tête d'affiche Toujours un oeil sur le monde
Prières
Une fresque dans le hall d’entrée représente les trois signataires de la « troisième alliance entre dieu et l’homme » Sun Yat-Sen (révolutionnaire chinois), Nguyen Binh Khiem (poète vietnamien) et Victor Hugo.
Nous assistons à l’office de cette religion, fondée au XX ième siècle par Ngo van Chieu, qui compte deux à trois millions de fidèles dans le monde, se réunissant autour de l’œil divin qui orne le fronton de tous leurs temples.
Nous y croisons Gaëlle et Ludo que nous avions laissés à Battamgbang une quinzaine de jours auparavant.
Nous tentons de profiter du week-end pour nous rendre à Ho Chi Minh Ville (Saigon) et trouver un stationnement en prévision de l’arrivée de mes parents.
de ne pas p....
Entrée des artistes Cérémonie Les couleurs primaires
Les routes ressemblent à des passages de fourmis qui grouillent dans tous les sens de milliers de scooters, la circulation nous entraîne le long des rues sans stationnement de la ville, puis nous pousse en dehors. On a l’impression que la ville nous chasse, nous cherchons un endroit pour nous garer mais nous avons déjà fait 60 Kms depuis la fin de la ville, nous continuons donc en direction de la mer de Chine jusqu’à ce qu’un parking nous accueille pour la nuit.
Vroum vroum
Le lendemain le courage nous manque pour retenter l’expérience et nous décidons de nous rendre à Vung Tau, station balnéaire la plus proche de Saigon. Nous faisons l’attraction d’un petit parking en bord de mer, où les vietnamiens s’extasient devant notre maison roulante et les européens viennent nous demander comment nous avons pu venir jusqu’ici en camping car, les rencontres ont cela de bon qu’elles ouvrent des portes qui nous semblaient fermées.
Coque de noix
Nous rencontrons, Christiane et Christian qui voyagent tous les ans dans cette région, berceau de la famille de Christiane dont la mère qui vit en France, vient s’y ressourcer deux mois par an.
Christiane, qui parle couramment vietnamien, est l’interprète de toutes les interrogations que nous avons sur nos aimables admirateurs locaux, et sert de guide pour la visite de la tortue. Nous l’appelons de temps en temps au téléphone quand on bloque sur un « zivodiquosvuconpripaï » que l’on a encore du mal à saisir.
Ils nous mettent en relation avec Kim et Jacques qui vivent à Saigon et préparent un voyage en Europe avec un camping car qu’ils viennent d’acheter dans la Belgique natale de Jacques, après trois coups de fil et deux mails très sympathiques, ils nous ont trouvé un stationnement sur Saigon, ont géré notre révision au garage Ford, et nous invitent à manger chez eux en fin de semaine pour parler voyage.
En attendant notre retour dans l’enfer de la ville nous continuons à faire des rencontres depuis notre parking.
Noël, un Marseillais qui vit à Vung Tau, où il vient d’ouvrir un Kebab en complément de son hôtel à Saigon, nous invite au restaurant où ils nous raconte sa vie qui mériterait quelques pages sur le site, voire un bon livre pour la raconter.
Il est né à Phnom Pehn, de mère vietnamienne et de père indien, il y grandit jusqu’à douze ans, date à laquelle ses parents sont assassinés par les Khmers rouges. Son grand père maternel étant français, il est recueilli par la France dans un foyer pour orphelins étrangers de Tours, puis fait sa vie en France jusqu’à Marseille où il travaille pour une grosse boite d’électricité avant de venir chercher la paix et un nouvel avenir dans son pays maternel.
Qui n'avait ja ja....
Nous croisons également Bruno qui vit à Hanoi, il a des amis qui font le tour du monde et doivent arriver chez lui en mars, il nous propose de nous mettre en contact et de se revoir lors de notre passage à Hanoi (le rendez vous est pris…à suivre).
 
Nous remontons un jeudi matin sur Saigon. Nous avons bien préparé le trajet avec Jacques et Kim, et celle-ci nous attend au garage Ford pour faire la traduction de nos exigences. En attendant la restitution de notre tortue , Kim nous accueille comme des rois chez elles, dans l’ordre ou dans le désordre elle nous ouvre les portes de sa maison, de sa salle de bains, de son wifi et de son frigo et une heure plus tard nous sommes propres comme des dongs neuf, assis devant une baguette chaude et deux terrines de foie gras, puis lorsque le garage rappelle pour dire que le véhicule ne sera pas prêt pour le soir, nous sommes invités à passer la nuit chez eux, après un repas vietnamien qu’elle a préparé en notre honneur.
Ah ben ça c'est trop Ford
Chez Kim et Jacques
Jacques qui a du mal à lâcher son bureau  arrive sur le coup des 18 heures (je te rassure Kim, je suis sûr que ça viendra bientôt) et nous passons la soirée à parler des vies des uns et des autres et accessoirement de voyage, venant alimenter la liste, déjà longue, des destinations qui nous tentent.
Ils sont d’une gentillesse incommensurable et le lendemain pendant que Kim gère les dernières traductions nécessaires à la récupération de la tortue, Jacques nous fait accepter sur le parking de l’Hôpital Franco Vietnamien, pas trop loin de la piscine des médecins qui résident sur le site.
Nous pouvons dès lors, à loisir nous rendre en centre ville en bus, en laissant les problèmes de circulation aux chauffeurs de transport en commun, nous visitons le premier jour comme à notre habitude le marché central « Ben Thanh » grouillant de mille boutiques envahies de tee-shirts, tissus, artisanat, chapeaux de pailles, vaisselle et objets en tous genres. Il reste cependant plus propre que ses homologues cambodgiens (le carré des 50 étals de restauration est carrelé et nous y dégustons nems, rouleaux de printemps et fruits de mer).
Marché Ben Tanh
La famille Ducrest
Nous rencontrons la famille française amie avec Bruno de Hanoi, les Ducrest, ils sont partis pour quatre saisons autour du monde, passant du camping-car au sac à dos à chaque changement de continent, ils sont dans une période sac à dos, accompagnés des grands-parents, ceci devant également être de saison.
Les enfants se racontent le Brésil que nous avons en commun dans notre carnet de route, pendant que nous parlons CNED entre enseignants provisoires que nous sommes, le temps de constater que sur ce plan là aussi, nous sommes tortue, car ils ont une séquence d’avance sur nous.

Nous prenons RDV pour le samedi afin de remettre ça en compagnie de mes parents qui arrivent deux jours plus tard.
Le temps de tenter une réparation pour changer le ventilateur de la clim qui malgré tous les efforts de notre ami Jacques, venu en renfort avec un frigoriste, restera sans souffle et nous sans air frais.
Nous profitons autant de la ville que de notre bivouac, où nous alternons les séances d’école par des plongeons dans la magnifique piscine des médecins de l’hôpital.
Nos nouveaux voisins, une famille belge, nous invitent à manger le soir, les enfants, Catherine 14 ans et Adrien 16 ans nous gratifient d’un petit concert piano, violon pendant que  Nathalie 10 ans et sa mère nous présentent leurs dernières toiles, une vraie famille d’artistes très sympathique.
Mes parents arrivent le 12 février dans l’après midi, avec cinq valises qui nous empêchent de faire un retour en bus comme nous l’avions prévu, afin de les jeter d’emblée dans la jungle urbaine de Saigon.
Ils s’installent dans un petit hôtel non loin de l’hôpital, et après une nuit de repos nous déballons les cadeaux de noël et d’anniversaire en retard (Ce qui explique les cinq valises de l’aéroport).
Après noël c'est encore noël
Les enfants sont aux anges Océ avec son ordinateur portable, Timo son nouvel appareil photo et une quantité de livres et de jeux dignes d’une colonie de vacances. Pour notre part, nous savourons Un Lanson black label avec un reblochon fermier et quelques fromages de chèvres dont nous avions presque oublié le goût, gardant le Gewurztraminer et le Margaux pour une prochaine fois.
La poste
Le lendemain, après un tour dans le centre ville, le marché, l’opéra,  la poste centrale et sa charpente en fer nous retournons au marché Ben Tanh pour manger avec Jacques et Kim dans les restaurants de rues qui se montent à la fermeture du marché.
Vers 18H00, les restaurateurs ambulants qui attendent dans les rues voisines envahissent les deux rues adjacentes au marché  pour installer de véritables restaurants : tables, viviers, enseignes lumineuses, parasols tous se montent en quelques minutes, Kim établit pour tout le monde le menu et nous nous régalons une nouvelle fois de leur compagnie et des délices de la cuisine vietnamienne.
Les restos du soir
Les Ducrest étant de retour du delta du Mékong, nous passons l’après midi suivante avec eux dans le quartier chinois où la pagode Phuoc An Hoi Quan nous retiendra le temps d’une averse qui inondant les lieux de prières, nous entraîne à nous réfugier dans la salle commune pour faire tous ensemble une partie de carte, sous les yeux de Quan Cong et de son cheval sacré à qui est dédiée la pagode.
Cho lon
Le 16 février au matin nous disons au revoir à Saigon et remontons jusqu’à Mui Ne où nous parquons notre tortue sur le petit parking de l’hôtel Mynh Tan Resort  dans lequel mes parents prennent une chambre.
Ho Chi Minh Ville

Mui Ne est une station balnéaire protégée par des dunes de sable blanc et rouge, nous y sommes abordés par Christian un ancien marin marseillais venu rendre visite à son fils Philippe et sa belle fille Kim (une autre). Ils nous invitent à prendre l’apéro chez eux en compagnie d’un ancien pompier de Hyeres, qui pour une année de congé sans solde est venu ouvrir le Bambou Bar, où se retrouve la communauté francophone des environs, nous y finirons la soirée en jouant à la contrée et en buvant des bières pendant que mes parents surveilleront le sommeil des enfants.

Mui ne
Rivière
Christian nous emmène le lendemain pour une très agréable promenade le long d’une rivière bordée par une terre rouge qui empourpre son eau.
Au bout de la balade, Jean-claude un ami de Christian nous rejoint, il est varois et est un patient de mon ami Thierry avec qui je faisais de l’implantologie dans ma période dentiste, je griffonne donc un petit bonjour, du fin fond d’une rivière perdue du Vietnam, sur une carte de visite de la tortue que Jean-claude lui transmettra à son retour.
Nous quittons la côte pourtant bien agréable de la mer de Chine pour aller chercher la fraîcheur des montagnes autour de Dalat à 1475 mètres d’altitude, la route est difficile car ponctuée de nids de poules tous les cent mètres, mais les paysages rappellent certains de nos reliefs français et sont eux ponctués de lacs et de forêts d’hévéas, de pins ou de chênes.
Centre de formation militaire pendant la guerre et lieu de détente des notables Saïgonnais, mais également des dignitaires vietcongs,  ce fut  une des rares villes qui fit l’objet d’un accord tacite entre le nord et le sud, protégeant la ville et ses environs des bombardements et des mines.
Gare de Dalat
On y trouve donc encore de nombreuses maisons construites à l’époque française qui rappellent les styles de toutes les régions de notre hexagone, ainsi que la maison folle de Mme Nga, fille du successeur d’Ho Chi Minh à la présidence du Vietnam réunifié.
Elle était exilée à Moscou pendant la guerre où elle a appris l’architecture, dont elle a une vision très particulière.
Sa maison folle part dans tous les sens si bien qu’à la fin de la visite, il est difficile de savoir si on a réellement tout vu, on a l’impression d’entrer dans le décor d’un conte de fée aux limites sinusoïdales, une vielle traction au fond du garage nargue mon père avec ses chevrons à l’envers qui ne peut se retenir de le faire remarquer à Mme Nga, qui ravie que l’on s’intéresse à sa voiture demande à avoir une photo de mes parents avec elle devant l’objet du délit.
La maison folle
L'aTraction
Une petite visite dans la ville, pour faire le tour du lac et se promener au milieu des jardins du parc floral, avant de rejoindre l’ancienne gare ferroviaire, dont le train ne dessert plus que la ville voisine de Traï Mat, permettant ainsi d’admirer la pagode Linh Phuoc, dans le plus pur style kitch. On se croirait dans la salle d’un restaurant chinois du 13 éme arrondissement de Paris, des dragons et des bouddhas souriants cohabitant au milieu de murs recouverts de milliers de carreaux de céramiques.
kitchity
Reprenant notre route vers le nord, nous suivons une route en construction qui se poursuit en piste de terre, pour finir par une piste en travaux aux ornières infranchissables.
Piste oh ma piste

Un demi tour et un pare-choc plus tard, nous atteignons en fin d’après midi notre point de départ du matin et constatons que pour 1 euro nous pouvions utiliser une magnifique autoroute à quatre voies éclairées, qui faisait le même trajet.
Nous atteignons Dak lak, puis Kon Tum le lendemain, où un scooter se jetant de toutes ses forces sur la tortue épargnera mon rétroviseur mais pulvérisera mon enjoliveur droit qui finira sa course en deux morceaux sur la chaussée, pendant que notre Fangio vietnamien filera entre les voitures sans attendre son reste. Kon Tum est une ville paisible bordée de villages Banhar, qui à deux rues de la ville moderne et organisée, garde son authenticité. Ses ruelles en terre où les enfants jouent au foot en rentrant de l’école au milieu des vaches et des cochons.
bansar
Village Bansar
Bansar
Les maisons sont pour la plupart en bois, sur pilotis et n’ont pas l’eau courante, obligeant les femmes à se rendre quotidiennement à la fontaine du village où se fait également la lessive, la vaisselle et la toilette.
Le deuxième centre névralgique du village est la maison commune « rong », haute, sur pilotis, c’était là que se réunissaient les villageois pour se protéger des bêtes sauvages, les animaux étant avec l’urbanisation grandissante à bonne distance des villages, les rongs ne servent aujourd’hui que pour les cérémonies officielles.
rong
Une horde d’enfants amusés nous suit tout au long de notre promenade et nous raccompagne jusqu’à notre camping-car, qu’ils n’oseront cependant pas approcher de trop près, de peur d’être happés par cette grosse bête blanche.
enfants de Kon Tum
La ville de Kon Tum possède quelques belles églises, dont une construite en bois par les français,  qui est le lieu de culte actuel des villageois Banhars et abrite un orphelinat.
Aigle Is
Eagle est
Nous suivons pour retrouver la côte de la mer de Chine, la piste Ho Chi Minh qui serpente à flanc de montagne l’ancien chemin d’approvisionnement du nord Vietnam pendant la guerre, et arrivons le soir à Hoi An où nous stationnons (sur les conseils de Denis Roux avec qui nous avons passé le jour de l’an) sur le parking de l’Hôtel Victoria.
C’est un véritable palace qui recoit actuellement l’ambassadeur de France et quelques hauts fonctionnaires et industriels de notre terre afin d’en faire un monde meilleur !!!
Nous arrivons, comme à l’accoutumée, tardivement, et demandons à Sébastien qui gère l’hôtel en l’absence de Claude le directeur, si nous pouvons stationner sur le parking et s’il connaît dans les environs, un abri économique pour mes parents.
Il nous invite d’emblée à prendre un verre au bar de la piscine et à goûter aux spécialités du chef (brochettes, nems, poulets aux milles saveurs et farandole de desserts) nous nous exécutons pendant que Sébastien fait gratuitement préparer une chambre spacieuse avec vue mer pour mes parents.
Victoria Hoi An
Ecole du Victoria
Le lendemain ne voulant pas abuser nous les installons dans un hôtel en centre ville où ils seront à pied d’œuvre pour se faire faire des tenues en soie, dans un des innombrables tailleurs qui fleurissent les ruelles de la cite historique, pendant que nous ferons l’école (franchement ça devient de plus en plus dur de voyager!!).
Side-car
Sébastien comme une récompense à l’assiduité des enfants à leurs conjugaisons et à leurs tables de multiplication nous offre une balade en side-car pour visiter les rizières et les bassins à crevettes qui jalonnent la route qui rejoint l’agglomération.
Side car
Puis nous prenons un guide pour visiter les pagodes et  déambuler l’après midi dans cette historique cité touristique, le pont japonais, quelques maisons chinoises, d’autres vietnamiennes avec un balcon sur l’extérieur, une manufacture de soie, le musée qui a élu domicile dans une des nombreuses maisons coloniales qui bordent la rivière, du côté où les marchandises arrivaient autrefois, et se tournent de l'autre coté vers les ruelles colorées où se faisait le commerce.
Pont japonais
Nous retournons ensuite, mes parents en centre ville et nous au Victoria pour voir si l’eau de la piscine est toujours à bonne température.
Victoria
Le lendemain la responsable de la communication de l’hôtel nous présente deux journalistes de presse écrite vietnamienne qui désirent faire un reportage sur notre voyage, nous refaisons donc avec eux et la tortue le tour de la ville.
Ils n’ont comme beaucoup, jamais vu de camping-car et sont émerveillés par les moindres détails de notre maison roulante et de notre voyage.
Sébastien
La tortue célèbre
Pour notre dernier jour dans les environs de Hoi An, nous nous lançons vers My Son sur la piste des Chams,  dont le royaume perdura du II ème au XV ème siècle.
Les Chams vivaient de commerce avec l’Inde (dont ils adoptèrent la religion et la langue), et de pillages sur les peuples voisins, renversant le pouvoir khmer que Javaraman VII mettra 32 ans à récupérer.
Sur le site nous rencontrons Anne Valérie Schweyer épigraphiste et linguiste française, spécialiste mondiale des Chams qui a déjà écrit  « Vietnam Ancien » et qui revient pour la maison d’édition de la princesse de Thaïlande écrire un deuxième livre sur le royaume Champa.
Mon fils
Elle nous retrace brièvement l’historique des lieux que nous visitons et nous prenons rendez vous pour le cours du soir, autour d’un plat de nems et d’un bol de riz.
Nous passons un très bon moment avec Pairsan le directeur et photographe de la maison d’édition qui l’accompagne.
Je me propose de leur prêter un de nos GPS qui s’ennuie dans la boite à gant de la tortue, afin de repérer la position des sites Chams qu’ils décortiquent et nous sommes conviés à le récupérer lors de notre prochain passage à Bangkok, où Pairsan nous invite à stationner sur le parking privé du siège de la maison d’édition, situé en plein centre ville, dans une propriété appartenant à la Princesse.
Puis, après un retour nocturne à l’hôtel Victoria et nos au revoirs à Sébastien, nous prenons, plus au nord, la route de Hue.
Construite en 1687, cette ville, ancienne capitale du sud Vietnam au temps de la dynastie des Nguyen, compte aujourd’hui plus de 300 000 habitants.
Hue
Faste alternatif
La ville renferme dans les murs de sa citadelle, l’enceinte impériale qui, malgré les bombardements intensifs qu’elle a subi lors des différents conflits, conserve de nombreux sites, brillant encore de la richesse de cette dynastie qui régna sur le sud Vietnam jusqu’en 1945.
Pour nous reposer des kilomètres de marche de la veille, nous affrétons, le lendemain, une jonque à touristes pour la journée, afin de visiter la pagode Thien Mu, ainsi que les tombeaux impériaux, qui s’étalent sur une quinzaine de kilomètres le long de la rivière aux parfums.
Rivière aux parfums
Tombeau de Tu Duc
Le tombeau de Tu Duc datant de la fin du XIX ème qui ne renferme pas les restes de cet empereur, qui, malgré ses 104 épouses, n’eu aucun héritier direct.
Sa dépouille repose, avec ses objets les plus précieux, dans un lieu, gardé secret par la décapitation des 200 serviteurs qui organisèrent ses funérailles.
Comme dans tous les endroits touristiques du pays, le mercantilisme semble être une véritable vocation vietnamienne et lorsque le bateau nous laisse à 6 Kms d’un endroit à visiter la course en moto-dop (assis derrière un scooter) passe aisément des 10 000 dongs habituels à 100 000 par véhicule.
De retour sur notre embarcation, un copieux repas nous attend avant de rejoindre l’embarcadère où nous attend notre tortue.
Repas au fil de l'eau
Cimetière de Yak Lak Fuyant les trajets touristiques nous partons passer la nuit sur une étroite et longue bande de sable au village de yat lak où la route est parsemée d’énormes jarres de nuoc mam et les dunes de milliers de tombeaux familiaux étalés sur plusieurs kilomètres, cette bande de terre fut le point de départ de nombreux boat people, et ceux qui se sont fait une situation à l’étranger financent les excentriques tombeaux, dernières demeures démesurées de leurs familles restées sur place (il est vrai qu’on passe plus de temps mort que vivant, mais il y a aussi du boulot pour améliorer leurs habitats actuels).
DMZ
Nous continuons le lendemain notre longue ascension vers le nord, il faut dire qu’en programmant 5 semaines d’itinérance avec nous, mes parents ne pensaient pas que les trajets seraient aussi longs, plus de 2000 Kms du sud au nord que nous effectuons à 30 Kms heure de moyenne, en essayant de ne pas faire plus de 4 heures de route par jour, on a réellement le temps de compter les trous dans la chaussée, les accidents, les bus qui filent pied au plancher et main appuyée à fond sur le klaxon.
Traversant la zone démilitarisée établit en 1945 au niveau du 17 ème parallèle, de part et d’autre des rives du fleuve Ben Hoi,
DMZ
nous nous arrêtons le temps de visiter les tunnels de Vinh Moc, où pendant la guerre du Vietnam, 62 familles du village creusèrent dans la roche 2,8 Kms de tunnels à 20 mètres de profondeur que les américains bombardèrent sans succès. Les villageois vécurent cloîtrés dans les profondeurs pendant 3 ans, on y trouve une salle commune, des cuisines et une maternité qui fit, si l’on peut dire, voir le jour à 17 bébés, chaque famille survivant dans une grotte de 2 mètres sur trois.
Vinh Moc
Sortant de la DMZ (zone démilitarisée, qui fut la zone la plus militarisée de la guerre du Vietnam), nous faisons une petite halte sur la plage de Cua Lo où pendant que toute la troupe de sélènites ira se régaler de fruits de mer, je jeûnerai sous ma couette avec 39 de fièvre, je ne me relèverai même pas pour le repas du soir afin d’être à nouveau d’attaque le lendemain
pour visiter à Tam Coc (la baie d’Along des rizières) où, le long du la rivière Ngo dong, nous nous faisons promener dans trois des 1200 barques de l’embarcadère, au milieu des roches calcaires qui se dressent au pied des 1200 lots de rizière qui appartiennent aux 1200 familles du village qui vivent, de la pêche, de la riziculture
Tam Coc
Tam Coc
et ont le droit une fois tous les dix jours de balader les touristes sur leur barqueet tenter de leur faire dépenser le plus possible de dollars, la différence avec les touristes locaux se fait sentir dès le départ puisque les barques supportent entre quatre et six vietnamiens alors qu’un lot de six touristes à dollars doit prendre trois barques (on a certainement plus de kilos à perdre qu’eux, mais leur façon de nous prendre pour des planches à billets les rend également très lourds). Puis comme dans un souk tunisien les vendeurs ne nous lâchent pas d’une rame, cherchant à vendre Coca, biscuit, chips, laissant au propriétaire de notre barque le soin de tenter sur le retour la vente des nappes brodées et des tee-shirts. Cela n’enlève pourtant rien à la beauté du site dont la visite durera deux heures.
Après cet avant goût de navigation romantique nous partons pour un des endroits les plus beaux de la planète formée par l’action du vent et des vagues pour les géologues et par les battements de la queue d’un dragon voulant rejoindre la mer selon la légende.
Après une grosse matinée de négociation auprès des bateliers propriétaires de jonques, nous arrivons à négocier un prix qui s’avère plus élevé que la moyenne de ce qu’ont payé les australiens qui descendent de la jonques en prenant leur billets dans une agence de Hanoi (On s’organisera mieux pour le second tour du monde, mais non Nanou, on ne repartira pas, c’est une façon de parler !!! enfin en tout cas pas avec le même camping-car et on prendra pas une clim Waeco qui tombe en panne tout le temps).
Along
Nous abandonnons donc la Tortue sur le parking de l’embarcadère, et voguons pendant deux jours et deux nuits sur les eaux calmes et reposantes de la baie d’Along.
baie d'Along
Il n’y a rien à dire sur la beauté du paysage, c’est réellement un des plus beaux que nous avons été amenés à visiter, les roches calcaires surgissent des eaux, au milieu d’une brume rappelant le nord de l’Ecosse, entouré de centaines d’autres bateaux aux voiles oranges.
Les grottes gigantesques que nous arpentons, magnifiquement éclairées, sont splendides ;
Grotte des merveilles
Les repas sont gargantuesques et excellents (à part le matin, mais il faut dire que le p’tit déj n’est une spécialité vietnamienne, en tout cas pas celui dont on a l’habitude) ; Une visite intéressante dans un village de pêcheurs où quatre jeunes institutrices d’une vingtaine d’années viennent dispenser leur savoir aux 85 enfants du village, qui 5 jours par semaine viennent à la rame, dans leur petite école flottante.
repas
Nous  passons le plus clair de notre temps sur le pont (enfin clair, si l’on peut dire, car  nous n’avons pas vu le soleil depuis plus d’une semaine), Océane à l’ordi, Nanou entre les lignes de Millenium, ma mère dans le Lonely et les garçons aux appareils photo.
La vie est dure

Nous revenons deux jours plus tard, reposés de cette agréable croisière que seule le mercantilisme de nos hôtes a réussi à entacher.
Il faut dire qu’au départ tout, à part les boissons, est compris, mais une fois à bord, il faut discuter à chaque visite :
-Vous, allez visiter grotte, pas cher 40 000 dongs par personne, revenir dans une heure.
-Non, non mon garçon moi y’en a tout payé avant et pas de sous pour toi en plus !!
Et là ça continue jusqu’à ce qu’on montre la feuille de route où tout est compris.
-Ok, ok toi pas payer grotte, alors tu peux acheter petit souvenir pour madame je vend pas cher…

Along Bay
Un peu plus tard, le repas : on nous présente la carte des vins, on se laisse tenter par un bordeaux blanc à 20 euros et au moment de payer les boissons il est passé à 22,
-Non, la carte des vins avec les prix c’est pour choisir le vin, le prix à payer c’est le capitaine qui dit après (sans commentaire)
Je ne parlerais pas des cafés des p’tits déj, qu’ils ont essayé de faire payer disant que ce sont des boissons et que cela ne fait donc pas partie du petit déjeuner et ceteras, etc ……..
Au final en sortant du bateau je leur laisse 4 500 000 de dong sur les 5 000 000 qu’ils nous demandent et leur fait un grand sourire, en leur faisant comprendre que je ne comprends pas ce qu’ils me réclament en plus et comme au bout d’un moment de nouveaux touristes arrivent, ils laissent tomber, et fondent sur leur nouvelle proie comme l’aigle sur l’agneau.
Joncque
Et nous prenons la route de notre ultime destination vietnamienne avec mes parents : Hanoi.
La famille Ducrest que nous avions croisée à Saigon y est déjà depuis plus d’une semaine où ils louent un appartement, nous simplifions donc les choses en louant l’appartement voisin, afin de nous plonger pendant une semaine dans cette capitale initialement appelée en 1010 « cité du dragon prenant son envol ».
Après quelques balbutiements à la mise en place de la location, nous sommes ravis de goûter à nouveau au confort d’une vie sédentaire, avec des WC qui ont des chasses d’eau, des douches chaudes où l’on peut rester des heures et des lits confortables où l’on peut se retourner sans réveiller l’autre.  
Home sweet home

Une première visite au temple de la littérature construit en 1070 par Ly Thanh Tong et dédié à Confucius. Ce fut la première université du Vietnam, inaugurée en 1076, où les enfants des mandarins venaient faire leur apprentissage. On y trouve les stèles, supportées par des tortues de pierre, où ont été répertoriés de 1484 à 1778, tous les lauréats du doctorat.

Temple de la littérature
Bruno et Schubert sont sur un piano
Nous passons la semaine à arpenter cette capitale, moins peuplée et moins grouillante que Saigon, mais tout aussi bruyante.
Nous limitons nos visites à la vieille ville et ses rues « organisées » par profession, le marché central sur trois étages, qui grouille de toutes parts.
Je visite l’hôpital franco-vietnamien le temps d’une consultation à 300 dollars et nous profitons du récital que donne Bruno, l’ami des Ducrest, pour faire découvrir Schubert aux enfants.
Nous passons nos journées entre l’appartement et les abords du lac Hoa Kiem au sud de la vieille ville que nous rejoignons facilement grâce au réseau de Bus qui pour 3000 dong (environ 13 Cts d’euros) vous emmène d’un bout à l’autre de la ville, la ville compte de nombreux lacs entourés de rues larges et bien éclairées donnant parfois l’impression d’être dans certains beaux quartiers du centre de Paris.
Lac Hao Kiem
Le musée d’ethnographie est un régal et bien que la quantité d’informations, pour les ignorants que nous sommes des minorités vietnamiennes, sature rapidement les quelques connexions neuronales qu’il nous reste, il sera avec le musée d’art islamique de Kuala Lumpur, dans le Top 2 des musées que nous ayons vus.
musée d'ethnographie d'Hanoi
Nous assistons à un spectacle de marionnettes sur l’eau, art millénaire qui évoque des scènes de la vie quotidienne et des légendes dont le Vietnam ne manque pas, tout est très coloré et très bruyant (il faut dire qu’étant au premier rang nous profitons pleinement de l’orchestre, qui malgré la scène en forme de bassin ne jouait pas la Truite de Schubert).
Les maris honêtes sur l'eau
Les marionnetistes
L'orchestre
Une brève rencontre dans un restaurant avec une famille française, partie pour un an autour du monde, avec deux petites filles : Lucie et Nina. Ils ne nous sont pas inconnu car j’avais déjà mis leur site (http://dometmariemtour.canalblog.com ) en lien suite à un mail qu’ils nous avaient envoyés après notre passage sur France 2 l’an dernier.
La semaine se termine reposante et mes parents prennent le chemin du retour le vendredi chargés de souvenirs et de bons temps passé ensemble.
Après nos aux revoirs à mes parents à l’aéroport, nous rejoignons la Famille Ducrest qui doivent leur emboîter le vol le lendemain pour entamer la dernière saison de leur voyage qui se déroulera, en camping-car, au pays des Visigoths et du père Noël .
Retour
Nous quittons finalement Hanoi le dimanche 21 mars 2009 et partons chercher la fraîcheur des montagnes du nord Vietnam aux portes de la Chine que nous approcherons à moins de cent mètres le temps de faire recharger notre bouteille de gaz à l’usine de Lau Cai, avant d’aller se stationner sur le parking de l’Hôtel Victoria de Sapa.
Rizières
La ville très touristique fourmille de vendeuses venues des villages environnants peuplés de minorités ethniques facilement reconnaissables à leurs costumes traditionnels:
-les Dao rouges portent une coiffe rouge formée par une étoffe savamment repliée sur leur tête, ainsi qu’un pantacourt et une veste noire brodée de rouge et de blanc
-les Mongs Noires quand à elles plus chaudement vêtues arpentent les rues avec des coiffes noires et des habits brodés de noir et de bleu.
Mong noir et Dao rouge
D’autres ethnies sont représentées dans ces régions montagneuses, mais nos visas arrivant à expiration nous quitterons la région sans plus nous y attarder et  redescendrons jusqu’à Diem Bien Phu par une route en travaux malmenant la tortue, qui commence, comme nous, à être épuisée par l’excitation perpétuelle de nos hôtes producteurs de riz et de leur manière d’ouvrir leur porte au tourisme.
En allant à Sapa par la montagne
N'guyen 3, Navarre 0
Nous sortons victorieux d’un bras de fer routier avec un camionneur qui voulait nous faire faire marche arrière sur près d'un kilomètre afin d’éviter de se ranger sur le coté et arrivons finalement dans cette ville qui décida de la fin de l’Indochine française, suite à l’écrasante défaite des troupes d’Henri Navarre devant la persévérance et la volonté des troupes du général N’guyen. L'histoire en est retracée au musée de la ville dont les jardins sont ornés des épaves d’avions, de chars et de jeeps pris aux français au mois de Mai 1954.
Notre dernier repas au restaurant nous fera mentir, quant au mercantilisme vietnamien qui a gâché une grosse partie du bonheur que nous avons eu à visiter ce magnifique pays ; la propriétaire voyant que nous avions surestimé notre capacité financière en poussant la porte de son auberge acceptera, pour le tiers de la somme annoncée sur le menu, de nous faire goûter sa spécialité de fondue chinoise et nous offrira même les boissons.
0 Diem Bien Phu
Nous nous retrouvons le matin du 26 mars à 40 Kms d’une frontière avec le Laos alors que nous devons logiquement sortir par un poste frontière 650 Kms plus au sud au bout d’une très mauvaise route que la famille Roux a emprunté au mois de février et qui me semble mal appropriée à l’état actuel de notre Tortue.
Le champ et le sillon
Nous tentons donc le passage au poste de Tay Trang où un officier borné et uniquement vietnamophone nous ferme la porte au nez et regagne son bureau, engageant à quelques pas du terrible champs de bataille de Diem Bien Phu un nouveau bras de fer avec une petite partie de la France (La Tortue Sélène), nous sortons les cahiers d’école, le repas du midi et faisons mine de planter le bivouac au poste frontière, puis voyant qu’aucune pression ne semble l’atteindre nous appelons l’ambassade de France afin de lui faire retrouver la voie de la raison.

L’efficacité de nos institutions représentatives à l’étranger mettra près de deux heures à obtenir le Sésame de sortie.
Et c’est avec un grand sourire que notre chefaillon des barrières nationales nous laisse avancer sur les trois kilomètres de piste qui nous séparent du poste frontière Laotien où la tortue aura à relever une de ses pires épreuves depuis la Bolivie….

Dong noir
Riz
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france