URUGUAY du15 avril au14 mai 2007
carte uruguay

Superficie:
178 000 Km²

Population:
3 400 000 Habitants

Gasoil:
0,7 euro/litre

PIB/Habit:
9900 $

Pop vivant en ville:
92 %

Capitale:
Montevideo

Monnaie:
Peso uruguayen
1 euro = 33 Pesos

Langue:
Espagnol

Espérance de vie:
75 ans

Régime politique:
République

Religion:
Catholique 66%

Analphabétisme:
2 à 3 %

Sida:
0,3 %

Travail des enfants:
0,3 %

Nous continuons donc jusqu'à Concordia pour passer la frontière à Salto, Bien entendu les meilleures entreprises ne s’étant pas réorganisées en un jour nous arrivons à Salto vers 22h et nous mettons immédiatement en quête d’un restaurant. On insiste pour prendre deux parillas pour quatre pensant qu’on ne pourra pas tous nous rassasier avec une seule parilla à deux euros cinquante ; finalement on se retrouve avec deux entrecôtes, deux boudins noir, deux saucisses, deux
tortue uruguay
parilla
énormes travers de porcs, quatre chipolatas, un demi poulet, deux filets mignon, un kilo de rognons et quelques abats dont nous n’avons pas  compris la traduction, nous en laissons bien évidemment la moitié et c’est déjà un exploit qu’on ne peut réussir qu’après un mois d’entraînement en cargo. Nous sortons vers minuit, repus et sans savoir où nous allons stationner pour la nuit nous choisissons donc la place centrale près de la police.
Le lendemain nous allons pour une grande journée de détente au parc aquatique un peu à l’extérieur de la ville, grands toboggans, piscines à vagues, jacuzzis et coups de soleil, à 18 heures le parking se vide et nous accueille pour la nuit sous l’œil bienveillant des gardiens.C’était si bien qu’on y restera deux nuits de plus, le temps de visiter le musée et le splendide théâtre racheté par la ville il y quelques années et qui a conservé
un bel hivers
nos visiteurs la beauté de son époque. Nous partons pour Paysandú plus au sud, la ville ressemble comme une sœur jumelle à Salto. Nous y rencontrons Baptiste et Nana qui viennent frapper à la porte de notre tortue, Baptiste est ardéchois et vit en Finlande où il était enseignant en sylviculture, il s’est expatrié en Uruguay pendant un an, pour prendre un poste d’ingénieur dans la société à l’origine du blocage de la frontière entre Gualeguaychù et Paysandù, et certainement aussi pour les beaux yeux de
Nana, jeune médecin Uruguayenne qu’il avait rencontrée l’année précédente lors d’une mission à Paysandù. Nous passons un bonne partie du  lendemain chez eux à boire le maté, boisson nationale à base d’eau chaude et d’herbes au goût amer que l’on boit en infusion dans une calebasse à l’aide d’une passoire-paille (la bombilla). Nana nous explique qu’on utilise en Uruguay des petites calebasses dont on boit l’eau chacun
super nana
baptiste son tour avant de la remplir pour son voisin à la différence des Argentins et des Brésiliens qui utilisent des calebasses plus grosses et partagent leurs eau avec leurs amis. Nous suivons en direct sur tv5 le résultat du combat des chefs pour l’accession à la finale de la remise des clefs de l’Elysée. Et après un petit coup d’œil sur les magnifiques photos de Baptiste glanées au cours de ses voyages et visibles sur: picasaweb.google.es/baptiste.landy
nous continuons notre route jusqu’a Colonia del. Sacramento au bord du Rio Plata et accessible en ferry (1h30) depuis Buenos Aires, Colonia est une petite ville très touristique (trop à notre goût, mais nous ne sommes décidement pas faits pour la ville) dont le quartier historique pavé de pierres est vraiment très agréable.
Nous y rencontrons François et Françoise, deux sexagénaires qui sillonnent le monde avec leur 4x4 dont l’arrière est aménagé avec deux matelas, des rangements et des petits rideaux, ils sont en Amérique du sud depuis six mois. Nous organisons au fil de ces rencontres la suite de notre itinéraire, nous voulons dans un premier temps rejoindre l’océan atlantique pour retrouver l’odeur des marées
colonia del sacramento
Kyu
et remonter vers le nord pour limiter les effets de l’hiver qui approche. Nous roulons vers l’est et faisons une halte quelques kilomètres avant la capitale à Kyu, du nom d’une miss Uruguay devenue miss Univers et qui aimait venir se reposer ici. Nous la comprenons car c’est un lieu-dit très résidentiel au bord d’une plage magnifique qui nous retiendra jusqu'à l’épuisement de notre réserve d’eau et nous repartons pour Montevideo capitale de l’Uruguay depuis 1828.
Elle est aménagée le long de plus de 15 Kms de plage dont le littoral est, comme dans la plupart des villes côtières que nous avons croisées, très bien préservée avec de grands espaces verts entre la Rembla (sorte de croisette) et le Rio Plata. C’est une ville qui semble très agréable à vivre, comme un petit village d’environ 1 300 000 habitants, ce que nous confirme  un avocat suisse  venu vivre ici pendant deux ans pour familiariser son fils avec l’espagnol, il vient de vendre sa maison et
Montevideo
place de l independance
rentre en Europe pour que son enfant apprenne l’allemand. Nous stationnons sur la place de l’Indépendance pour aller visiter la vieille ville dont les rues piétonnes  laissent entrevoir le long de ses façades et de ses musées la trace du passé tourmenté de cette ville fondée par les espagnols en 1725 pour empêcher les incursions des portugais qui avaient fondés Colonia del sacramento au siècle précèdent. Nous passons le long du club nautique deux nuits très calmes, agrémentées d’une connexion Wifi et repartons pour les côtes atlantiques en étant accostés à la sortie de la ville par un français de Nîmes venu s’installer il y a 7 ans  à Montevideo, et dont les parents viennent d’acheter une maison à un suisse qui va s’installer en Allemagne! La boucle étant bouclée, nous quittons Santiago de san felipe de Montevideo. Nous
roulons sans nous arrêter vers les embruns de l’atlantique et ne sommes pas déçus en arrivant a Punta del este, non pas parce que la ville est  le repère de tous les visiteurs argentés de tous les pays, leurs villas de plusieurs centaines de mètres carrés  étalant ostensiblement leurs gazons magnifiquement entretenus le long des plages, mais parce que l’odeur des marées  de notre océan commun est bien là, et l’eau se libère enfin de la couleur marron  du plus grand estuaire du monde. Nous ne restons pas dans la ville qui est déserte à cette
Punta del este
bivouac
époque de l’année, la saison estivale s’étant terminée il y a 2 mois, et continuons jusqu’au phare José Ignaccio pour bivouaquer au rythme des vagues. Nous explorons les environs jusqu'à Peidrera, les plages sont magnifiques et sauvages à souhait, les Uruguayens toujours aussi agréables et émerveillés par notre moyen de locomotion, il est vrai qu’en Uruguay comme ils nous l’expliquent il n’y a que 20 jours de vacances et le pays n’étant pas très grand, les camping-car ne font pas
légion (nous n’en croiserons que deux dans tout le pays). Nous partons ensuite à la conquête du sommet Uruguayen qui culmine à 513 mètres, le temps est à l’orage et l’heure est tardive mais nous décidons quand même de prendre la route pour Aigua, il s’avère que c’est une piste pas toujours en bon état elle fait une cinquantaine de Km et nous procure autant d’inquiétude que de merveilleux paysages. Nous atteignons le Cerro cordillera à 513 m après la tombée de la nuit, le soleil à cette époque se couche vers 18h30 et nous poursuivons jusqu’à Aigua petit village les pistes
Treinta y tres tranquille de 2000 âmes où nous faisons les pleins d’eau et de gasoil et rejoignons dans la tempête Treinta y très. Le lendemain la moitié des routes sont coupées par les inondations et la météo est encore plus pessimiste pour la suite, nous retournons donc sur nos pas par la grande route avant d’être prisonniers des eaux. Nous prenons un auto-stoppeur qui rentre à Lascanau, par bonheur il nous indique les meilleurs passages
pour que notre tortue ne se mouille pas trop les roues, et nous guide jusqu'à la station service de la ville où nous dormons sous un déluge de pluie, d’éclairs et de tonnerre. Le lendemain dimanche 06 mai pendant que les chaises tournantes de l’Elysée changent de fesses, nous décidons à nouveau de prendre des chemins de traverse et passons sur les pistes du barrage de la india muerta pour croiser quelques hérons, autruches et
innondation
la repressa de la india muerta
autres oiseaux de tous genres dans des paysages qui ressemblent à la terre bénie des Dinosaures de Disney avec en prime un arc en ciel et des routes qui finissent dans des rivières. On fait donc demi-tour et on cherche un autre chemin. Finalement la suivante est aussi coupée par la rivière Sarrandi dont le cours est, à l’instar CAC 40 ( je l’espère) très élevé, nous obligeant a bivouaquer sur le bord de la piste en attendant la décrue.
Après, un bon confit de canard et une bonne nuit le cours du Sarandi redevient abordable au petit matin non sans inquiétude notre tortue se jette à l’eau, elle s’en sort à merveille et en profite pour nettoyer le dessous de sa carapace, nous traversons des collines parsemées de palmiers pour rejoindre Castillo où la télévision locale s’intéresse à notre tortue, c’est pas TF1 mais Pablo et Mario les journalistes de canal 2 Castillo sont très confit de canard
Canal 2 à Castillo
sympathiques et ont l’air de se contenter de notre maigre vocabulaire hispanique pour raconter le début de nos aventures.  Sur leurs conseils et ceux de Baptiste et Nana à Paysandu, nous allons à Cabo Polonio où Sergio http //www.capocolonio.com  nous conduit à cheval à travers les 7 Kms de dunes qui séparent le village de la dernière route praticable en véhicule de tourisme. La balade est extraordinaire, Timothée se découvre
une véritable âme de Gaùcho et Océane est ravie de remonter sur l’échine d’un équidé. Après une heure de progression à travers le sable et les bois nous atteignons un site de toute beauté au bord d’une immense plage, un petit village de pêcheurs qui fait face à une  île où vivent des éléphants de mer, nous restons une petite heure à discuter autour d’une bouteille de tannat (cépage donnant un vin rouge fruité et un peu corsé) avec
Cabo polonio
bonne nuit
un jeune couple Daniel et Marie-José et leur petit Jonathan de 5 mois qui vivent ici à l'année, tiennent dans le village un bar restaurant et louent des meublés, ils nous parlent des éléphants de mer qui étaient encore sur la plage devant le restaurant une heure avant notre arrivée.  La nuit étant fraîche et tombant toujours à 18h30 nous abandonnons nos montures et Sergio vient nous chercher en camion 4X4 pour nous
ramener à notre tortue . Le lendemain après un  passage à la punta del Diablo, village de pêcheurs situé a une pointe rocheuse agitée avec la Statue d’Artigas de Bolivar en prime; nous partons essayer le matériel de pêche de Timothée acheté à Buenos Aires : un lancer, un moulinet et une ligne pré montée (les enfants le réclame à peu près tous les jours depuis 2 mois). Nous  installons notre petit lancer au bord de la laguna Negra,
Punta del diablo
à la pêche aux moules
malheureusement le bouchon est plus léger que le plomb qui est monté sur la ligne et il coule à pic, je passe au grand désespoir des enfants qui s’impatientent une petite demi-heure à alléger le bouchon avec des bouts de roseau (si ça marche j’les oblige à me reprendre à Koh lantha en rentrant).On accroche les vers de terre ramassés au bord des pistes de la repressa de l’india muerta et la réponse ne se fait pas attendre le bouchon s’enfonce immédiatement je crois qu’on s’est accrochés à des
herbes et pour préserver la seule ligne que nous possédons je reprends le lancer à Timothée et après quelques minutes d’inquiétude nous remontons un poisson chat  d’environ un kilo, Océane en sortira un plus petit et Timothée pendant que je vide les deux premiers en pêchera seul un autre d’un kilo. Le congélateur n’en contenant pas plus, nous partons nous installer pour quelques jours dans le Parc de Santa Teresa entretenu et gardé par des militaires. Le parc s’étend en bord de mer sur
santa teresa
pique nique
plus de huit kilomètres et comporte trois grandes plages, une grande volière, des zones de camping et de pique-nique, un musée, un arboretum et en saison des maisons en location et des restaurants, nous stationnons au bord d’une plage et pas trop loin des barbecues afin de déguster les fruits de notre pêche agrémentée de quelques moules ramassées sur les rochers et qui repartirons dans des sacs plastiques pendant la nuit. Nous profitons de ces quelques jours pour
visiter la Fortaleza qui jouxte le parc et qui a été superbement restaurée. Avant de commencer le Brésil nous passons deux jours à l’hôtel, cela nous permet d’avoir une liaison Internet correcte pour faire un duplex avec un ami qui fête son anniversaire et nous en profitons pour étudier la carte des régions sud du Brésil. Nous passons la frontière Uruguayenne à Chuy, c’est une ville située entre les deux frontières et qui est organisée autour de sa double voie centrale.
la fortalesa
hotel parque oceanico
La ville ressemble à un hall d’aéroport international ou plutôt à la rue principale d’Andorre la vieille le long de laquelle les magasins en free shop offrent toutes sortes de télés plasma, caméscopes, alcools, et cigarettes détaxées. Cette rue délimite au sud la partie Uruguayenne de la ville et au nord la partie Brésilienne. Après quelques courses nous quittons la ville jusqu'à la frontière brésilienne, le passage se fait en 10 minutes, malgré le fait que nous ne comprenons pas un mot de ce qu’ils
nous racontent. Au moment ou nous quittons l’Uruguay les infos s’étendent sur l’aide internationale apportée au pays quant aux inondations de Treinta y très et les images nous montrent avec quelle inconscience nous avons traversé cette région en apnée. Notre passage en Uruguay nous laissera l’image d’un pays tranquille du bout de ces régions inhabitées à l’intérieur, jusqu’au centre de sa capitale où vit la moitié de la population du pays.
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france