LA THAÏLANDE (épisode 2)--Du 26 Avril au 3 Juillet 2009
carte Thaïlande

ราชอาณาจักรไทย (th)

Ratcha Anachak Thai (th)

Royaume de Thaïlande (fr)

drapeau de Thaïlande

armoirie de Thaîlande

Langue officielle

thaï

Capitale

Bangkok
13° 45′ N, 100° 31′ E

Plus grande ville

Bangkok

Forme de l’État
 - Roi
- Premier ministre (par intérim)

Monarchie constitutionnelle
Rama IX
Abhisit Vejjajiva

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 49e
514 000 km²
0,4 %

Population
 - Totale (2006)
 - Densité

Classé 21e
62 828 706 hab.
122 hab./km²

Indépendance
 - Royaume établi en

Antiquité
1238

Gentilé

Thaïlandais

IDH (2004)

0,784 (moyen) 72e

Monnaie

Baht (THB)

Fuseau horaire

UTC +7

Hymne national

Phleng Chat

Domaine internet

.th

Indicatif
téléphonique

+66

Pour notre deuxième entrée en Thaïlande nous bénéficions d’un visa gratuit de deux mois. Effectivement, suite aux petites divergences entre les jaunes et les rouges de Bangkok les touristes occidentaux ont fui le pays, et la Thaïlande étant sur ce point le plus réactif d’Asie du Sud Est, ils ont décidé d’offrir les visas touristiques pendant trois mois. La ligne politique étant à la bienvenue des touristes, je me permets de dire au douanier que je n’ai pas pensé à retirer d’argent pour payer la taxe de passage du dimanche qu’il me demande et celui-ci pour rester en accord avec ses dirigeants n’insiste pas et nous souhaite bonne route sans même faire l’inspection sanitaire du camping-car.
Nous restons proches de la frontière pour ce premier soir sur le parking de l’hôtel de mon frère où nous nous régalerons de leurs excellents nems après un petit bain dans la piscine.
Au bord du Mékong
Soie
Même si les routes du sud Laos sont excellentes, le réseau routier de Thaïlande lui est, sans conteste supérieur, les petites routes en jaune sur notre carte sont des quatre voies et il ne manque que la conduite à droite pour que la tortue et son conducteur s’y sentent au mieux de leur forme.
Traversant les régions de Si Saket et de Surin, nous faisons une halte à Ban Tha Sawang connu pour son tissage de la soie.
Nous visitons les ateliers de l’entreprise Chansoma dont les métiers à tisser s’activent sous la valse des canettes, pendant que les bains-marie teintent les bobines de fils aux couleurs chatoyantes qui vont si bien avec le style Kitsch Thaïlandais.
soie
Nous progressons sans  visiter les ruines Khmères qui foisonnent dans le secteur et atteignons le parc Khao Yaï considéré comme l’un des plus beaux du monde, il couvre 2168 Km² où s’étendent des forêts abritant un nombre incalculable d’animaux.
Plus de 250 éléphants sauvages, des ours, des tigres, des léopards, des singes, des cerfs et une des plus grande concentration de calaos du pays.
 
Khâo Yaï
Si les cerfs et les singes sont omniprésents sur les routes et les sentiers du parc, jusque sur les parkings, les ours, léopards et autres éléphants se seront montrés si discrets que nous n’en aurons vus que les bouses pour les pachydermes et les photos du centre des visiteurs pour les autres.
Une promenade de plus de deux heures pour explorer la cascade de Nam Tok Haew Narok, nous  permet d’apprécier la présence d’autres animaux présents sur le site, les sangsues qui peuplent les sentiers de randonnées.
Faisant une virée nocturne en camping-car, nous croisons d’énormes porcs-épics et à nouveau des dizaines de cerfs et de biches, mais toujours aucune trace de Jumbo malgrè la présence de Timothée à notre bord.
Cascade
Bangkok

Nous répartirons du parc le lendemain accompagnés par le vol de deux calaos, pour rejoindre Bangkok et ses 10 millions d’habitants.
Nous nous perdons dans un premier temps dans le méandre des rues de cette ville tentaculaire, puis demandons finalement à un taxi de nous guider jusqu’à la maison d’édition de la princesse, la River book édition, que dirige Pairsan, que nous avions rencontré au Vietnam et qui outre le futur livre d’Anne Valérie Schweyer, publie de nombreux livres sur l’art Sud Asiatique.
Pairsan nous accueille en fin d’après midi et en attendant d’avoir une place sur le parking, nous nous mettons en quête d’un hôtel pour mon frère.
Il se trouve qu’outre la maison d’édition l’ancienne demeure royale où nous venons d’atterrir abrite un hôtel que notre Ami dirige également, il se propose de faire un prix intéressant et mon frère s’installe pendant que nous nous renseignons sur les visites à ne pas manquer dans les trois jours de vacances qu’ils leur restent.
y'a plus qu'a écarter les orteils

Les guides et les forums sont unanimes, il ne faut louper ni le grand palais, ni la visite des Klongs (canaux qui forment au cœur de la ville un deuxième réseau de circulation et donne à Bangkok son surnom de Venise orientale) cela tombe bien nous sommes à cinq cent mètres à peine de l’entrée du palais et l’hôtel possède un bateau amarré sur le ponton qui jouxte la piscine.
Nous commençons par la balade fluviale qui pour deux heures nous fait découvrir un monde parallèle à la surexcitation de la cité.
Du fleuve Chao Phraya, où circulent toutes sortes d’embarcations, de la péniche avec ses trois remorques, jusqu’à la petite barque d’enfant en plastique, s’entrecroisent des canaux où une vie de village de campagne semble s’écouler paisiblement.

Klong de Bangkok
Les magasins munis d’un ponton laissent entendre le bruit des séries télévisées, que la famille regarde à longueur de journée, allongée sur une natte tressée.
Les maisons possèdent pour celles qui sont bâties sur la terre ferme, des petites tonnelles dominant le canal. Les autres, sur pilotis, vont de la simple cabane en tôle, jusqu'à la luxueuse villa en brique ; Nos préférées resteront cependant les jolies maisons de bois aux balcons fleuris.
Des marchands flottants distillent toutes sortes de provisions, de l’alimentaire à la vaisselle, en passant par les souvenirs pour touristes.
Bangkok Klong
Les enfants (pas les notres) jouent dans l’eau sale des canaux, qui foisonne de poissons chats de plusieurs livres et de dragons du komodo de plus d’un mètre.
Notre promenade comprend un premier arrêt à un wat composé comme ses petits frères de dorures, de bouddhas assis et couchés, et de fumée d’encens.  
Puis un deuxième arrêt à la ferme des serpents où nous pourrons tous à loisir nous draper dans une écharpe en piton vivant.

Nous troquerons en fin de matinée notre embarcation pour des tuk-tuks, afin de nous rendre au IT Mall : cinq étages de centre commercial d’informatique, de photo et de téléphonie qui nous tiendrons jusqu’à la fin de l’après midi.
Tuk-Tuk
IT Mall
Le soir, nous faisons un petit tour au quartier chinois, genre Broadway avenue avant de regagner pour Marion et les sélénites, la tortue, et pour mon frère sa chambre d’hôtel.
Le lendemain nous arrivons dès l’ouverture aux portes du palais, mais la tant belle blonde n’y est pas et le palais est exceptionnellement fermé le matin pour les répétitions de la cérémonie d’anniversaire du couronnement du roi.
Nous en profitons pour terminer nos achats au IT Mall et se faire promener gracieusement par les Tuk-Tuks qui offrent leur course en échange de quelques arrêts commerciaux dans des magasins de confection ou de pierres précieuses.
Nous passerons ensuite directement du wat Saket perché en haut du Mont d’or (pas celui d’Auvergne où l’on trouve ce merveilleux fromage que l’on met au four pour le manger avec de la viande des grisons….bon faut que j’arrête, là j’commence à m’faire du mal), je disais donc du Mont d'or, jusqu’aux profondeurs de la piscine de l’hôtel au bord du fleuve.
Mont d'or
Après une dernière nuit, pour Marion, dans la tortue nous partons manger à Thonburi sur les restos flottants, d’où nous partirons pour la seconde fois en bateau, sur les canaux ; Malheureusement la visite est organisée, guidée et animée par une thaïlandaise, son micro et les décibels qui vont avec. Elle devait avoir des branchies car nous ne l’avons, à aucun moment vue, ou entendue prendre sa respiration entre deux phrases criardes qu’elle ne se donnait même pas la peine de traduire de son charabia original.
Thonburi
Malgré le bruit, la balade fut intéressante car dans des endroits plus populaires que ceux où nous avait conduit le personnel de l’hôtel de la princesse.
La fin de l’après midi se passera dans les bagages qu’il faudra faire, défaire et rééquilibrer au guichet d’embarquement afin de rentrer dans les normes et les critères des compagnies aériennes, en somme une initiation au retour à la vie civilisée des normes et des conventions internationales.
Le fin du séjour, toujours triste, sera accentuée par la note de l’hôtel dont semble-t-il nous avions tous mal compris, l'intéressant prix à l’arrivée et qui aura finalement raison des dernières devises de mon frère.
Ce n'est qu'un au revoir mon frère
Nous venons de passer deux semaines que nous attendions depuis notre départ et je remercie mon frère d’être venu partager avec Marion un petit bout de notre aventure de vagabonds.
J’attends impatiemment le récit que Marion m’a promis pour le coin des enfants et que je mettrai en ligne dès que j’aurai rattrapé le retard sur le site.
Pour l’heure, il nous faut surtout récupérer le retard accumulé sur le programme scolaire et nous nous attelons à cette tâche dès le lendemain matin à raison de cinq séances par jour, ce qui fait d’autant plus regretter aux enfants le départ de Marion et de mon frère.
marché aux fleurs
Après quatre jours entre les cours du cned, la piscine de l’hôtel et les brochettes de porc et les retaurant de rue du marché aux fleurs, nous prenons tout de même une journée pour visiter le grand palais tout en dorure, en miroir et arabesques, le site s’étend sur un peu plus de 94 hectares et comprend près de deux cent bâtiments qui ne sont heureusement pas tous à visiter.
Nous prenons un verre avec Jean-Jacques et Caroline ( www.Faivrejj.blogspot.com )que nous avions quittés au Laos et qui arrivent de la baie d’Along au Vietnam.
Jean-jacques et Caroline
Kamphut Phet
Puis nous reprenons le cours du voyage en direction du nord ouest. Notre premier arrêt nous sera imposé par la pluie battante, qui s’abat tous les jours en cette période sur le nord de la Thaïlande. Nous passons la nuit dans une station service inondée, et partons visiter le lendemain le parc historique de Kamphung Phet (Muraille de diamant) où sous une forêt ombragée sont parsemées les ruines du palais royal de la province du même nom.
Nous profiterons de la relative fraîcheur de ces sous bois, pour installer l’école de la tortue au pied d’un ancien temple, le temps d’un contrôle de mathématiques, et repartons installer notre bivouac une centaine de kilomètres plus au nord dans le parc national de Taksin Maharat.
l'art et l'école
La belle plante
L’heure tardive nous exonérera des billets d’entrées et nous passerons la nuit au milieu des montagnes, bercés par l’orage.
Le lendemain en guise d’éducation physique et sportive nous ferons une petite randonnée à travers la forêt pour rejoindre le plus grand diptérocarpe (un arbre) de toute la Thaïlande, et finir après deux kilomètres de sentiers boueux et escarpés, à une chute d’eau. La promenade est agrémentée de nombreuses pauses, afin d’éliminer les innombrables sangsues qui nous assaillent.
Titi
Mae Sot
Nous repartons ensuite jusqu’à Mae Sot, ville frontière avec le Myanmar (Birmanie) où nous tentons de trouver quelques spécialités culinaires de ce pays dans lequel nous ne sommes pas autorisés à entrer en camping-car.
Nanou négocie une place sur le parking du poste de police et le branchement électrique dans le bureau du chef, nous nous retrouvons donc en plein centre ville et en guise de spécialité birmane nous mangeons des clubs sandwichs et des frites dans un restaurant canadien.
Après avoir flâné pendant deux jours le long des deux rues principales de cette bourgade qui vit principalement du marché noir, nous remontons jusqu’à Mae Sariang, longeant la frontière Birmane où se succèdent les camps de réfugiés où plus de cent cinquante mille birmans se sont installés pour fuir la répression dont est victime la population Karen (une ethnie montagnarde qui rêve d’indépendance).
Birmane
Camp birman
Nous passons une courte nuit sur le parking du River House Hôtel où, en échange d’un repas à son restaurant, le patron nous autorise à nous stationner et à brancher notre clim pour la nuit. Après avoir encaissé la note du repas, celui-ci débranchera la prise qui alimente notre camping-car et nous demandera le prix d’une chambre d’hôtel pour la rebrancher, puis devant notre refus, nous demandera de quitter son parking.
Nous ne nous exécuterons qu’au petit matin, et irons installer notre école roulante au pied d’un vat couvert de miroir (c’est toujours mieux pour réfléchir).
L’école terminée et les neurones en ébullition (surtout à cause de la chaleur extérieure), nous prenons la route de Chang Maï. C'est la deuxième plus grande ville du pays, 40 fois plus faiblement peuplée que Bangkok, elle ne possède toutefois pas moins de 300 temples.
Chang Maï
Nous ne les visiterons pas tous, d’abord parce que, nous continuons à tenter de finir l’école dans les temps, mais aussi car après les quelques mois que nous venons de passer en pays bouddhistes, nous commençons à nous lasser de toutes les dorures et les miroiteries clinquantes de nos bonzes amis.
Bonze d'or
Bonze dort
Emeraude
Version orange
Dorure
Mac do
Malgré tout nous faisons le tour des principaux du centre ville, mais passons plus de temps à arpenter les marchés de nuits et à chercher des bonnes adresses de massage.
offrandes
Nous croisons sur le marché du samedi une famille française qui vit à Chang Mai depuis 6 ans et nous propose de quitter notre bivouac du centre ville, pour venir nous stationner devant leur maison au pied du Doi Suthep (la montagne qui borde la ville).
Panda
Nous leur rendons donc une petite visite le lendemain après la visite du très joli et très moderne zoo de la ville, avec une mention spéciale pour les pandas et surtout pour l’aménagement exceptionnel du site.
Nous donnons rendez vous à Anne laure, Gérald et leurs deux enfants Léo et Zoé au vat U Mong tout prés de chez eux, afin de profiter des mains expertes des masseuses qui font face à l’entrée du temple et qui pour cent baths (environ deux euros) font fondre vos douleurs musculaires pendant une heure.
Expérience tout à fait positive que nous tenterons de renouveler aussi souvent que possible avant de sortir de Thaïlande, quitte à manquer la visite de quelques wats.
Massage
Anne laure et Gerald
Anne Laure et Gérald nous emmènent ensuite souper au bord d’un lac sur les hauteurs de la ville et après une nuit au calme, nous décidons de rester une journée supplémentaire en leur compagnie (il faut dire qu’ils sont sympas et qu’ils ont une bouteille de pastis, des glaçons et de l’eau fraîche). Nous leur faisons pour, notre part, profiter des crêpes de Nanou au petit déjeuner.
Continuant notre remontée vers le nord nous arrivons à Mae Salong, petit village de montagne entouré de villages Aka, nous retrouvons avec plaisir les vêtements et les dents colorés de ces ethnies qui se partagent les montagnes avec une immense communauté de chinois originaire du Yunnan dont les devantures des maisons s’illuminent de lampions rouges.
Mae Salong
Aux porte de la Chine
Ils ont dans un premier temps fuit le régime communiste de la Chine après la révolution de 1949 en se réfugiant au Myanmar puis chassés par les Birmans Ils se sont installés en Thaïlande, ils ont été aidés dans leur combat contre la Chine par Taiwan et le drapeau de Taipei qui siége en haut de notre camping -car nous attirera la sympathie de plusieurs habitants du village.
Thé
Ces réfugiés chinois ont par la suite, pour certains joué un rôle important dans le trafic de drogue de la région, mais cultivent désormais du Thé et du café,
Alice au pays du thé
qu’ils nous servent à la moindre occasion (servi dans un verre à liqueur, retourné dans une mini tasse, il se garde au chaud jusqu’à ce que l’on retire le premier et que toute l’arôme du thé s’exprime).
Nous louons deux scooters à la Shinsane Guest house et partons pour la journée à travers les chemins à la rencontre des villages Aka, les femmes sont coiffées de parures métalliques dont la quantité d’ornements augmentent en même temps que naissent ses enfants.
Aka
Aka
Les maisons en bambous tressées, sur pilotis, sont toutes munies de panneaux solaires et d’antennes paraboliques, les villageois ne sont avares ni de bonjours ni de sourires, nous rencontrons une bangkokoise qui gère le Hilltribe Développement and Welfare Center, elle tenait un restaurant depuis plusieurs années dans le tumulte de la capitale, quand après une maladie et une opération chirurgicale elle a senti qu’un retour à la nature s’imposait, elle vit depuis huit ans autour de ce projet et en pleine nature.
village aka
Nous terminons notre escapade cyclomotorisée par la visite du Wat Santakhiri, du cimetière chinois, du mémorial des martyrs chinois de la guerre et d’une étonnante construction à flanc de montagne en forme de théière.
Notre route se poursuit ensuite à la frontière des trois pays du triangle d’or où nous visitons le splendide musée de l’Opium qui retrace à grand coup de technologie multimédia la culture, l’histoire, le trafic, les utilisations médicales et les dangers de l’opium ainsi que les guerres qu’ils ont engendrées.
Triangle d'or
Mme de Fontenay
Nous passons une nuit à Chang Raï, durant la fête des litchis où une Mme de Fontenay thaïlandaise organisait l’élection de la miss litchi de l’année et rejoignons Lampang pour visiter le touristique centre de conservation des éléphants qui recueille et soigne gratuitement des pachydermes venus de toute la Thaïlande.
Pour financer, l’hôpital et la nurserie, le centre dispense des stages de formation de cornac allant d’un jour à un mois et organise des spectacles où ces Picasso de plus de 3 tonnes font des tableaux, souvent bien plus représentatifs que ceux du Maître.
Chang Mai
Elephant center
Picasso
Picassi
Pour participer à la cause, nous achetons une toile peinte à la trompe et partons pour Sukhothai retrouver Yann et Géraldine (www.lescheminsdumonde.net ) que nous avions quittés au Cambodge au mois de janvier, et qui, avec un peu de décalage sur nous, partent à la rencontre des villages Aka du nord.
Les chemins du wat
Toujours très bien organisés ils ont préparé un superbe bivouac dans un wat de la nouvelle ville, où nos bonzes amis accueillent nos véhicules avec une gentillesse toute thaïlandaise.
Nous ne mettons que deux jours à finir leur bouteille de Pastis, il faut dire qu’on est ravis de se retrouver et de se raconter tout ce que l’on n’a pas eu l’occasion de se dire par téléphone ou par mail.
couché dans les poireaux, moi je regarde couler les fruits

Au même moment en Australie nos amis voyageurs, les Roux avec qui nous avons passé le jour de l’an 2009 à Sihanoukville trinque avec la famille belge avec qui nous avions passé le jour de l’an 2008 à Ushuaia.
Une jolie visite de la cité antique, première capitale du royaume de Siam, dont le monarque le plus important Rama le fort (ou le grand suivant les guides), créa l’alphabet thaïe et instaura le bouddhisme comme religion nationale, de ses initiatives naquit et grandit l’art de Sukhothai, célèbre entre autres pour ses poteries

SukhotaïSukhocéane
. De cette époque faste du 13ème siècle, il reste des ruines des différents temples avec leur stupa à base carrée, à l’intérieur d’un très beau parc arboré où Hachille et la Tortue se croisent toute la matinée.
SukhoQue les bouddhas se lèvent
L’ensemble est similaire et c’est logique au site de Kamphung Phet qui date de la même période, cependant on y retrouve par endroit une touche Khmer avec ses colonnes modèle antique des twins towers de Kuala Lumpur et des Nagas finement sculptés comme au temple des femmes, le Bantley Sray d’Angkor.
Empreinte KhmerToujours plus haut
Je fais, le lendemain, un rapide tour sur le reste du site historique de Sukhothai avec Géraldine et Yann pendant que Nanou et les enfants planchent sur l’histoire de France, puis nous retournons au wat où nous avions si bien été accueillis dans le new Sukhothai.
Nous reprenons nos places respectives comme pour se retrouver bien chez soi, un semblant d’habitude qui doit somme toute nous manquer même si le voyage est une vraie solution de continuité avec la routine.
Nous retournons manger au petit restaurant de rue de l’avant-veille et je remplis à mon tour mon travail de maître d’école, pendant que Nanou va faire un peu d’internet dans une Guest House toute proche tenue par un marseillais.
La tortue
Les routes qui se croisent devant forcement se séparer pour que le voyage se poursuive, nous laissons Yann et Gé remonter vers le nord pendant que nous partons pour l’ancienne capitale du royaume de Siam, l’invincible Ayuthaya, qui du 14ème au 18ème siècle en marqua l’apogée.
Tuck-tuck y'a qq
A l’époque le royaume englobait outre la Thaïlande actuelle, une partie du Laos, du Cambodge et du Myanmar et comptait presque un million d’habitants contre moins de 100 000 aujourd’hui.
Nous y retrouvons Jean-Jacques notre ami de Phuket qui part dans le village de sa femme pour se remotiver à les aider mensuellement à supporter la crise !!!
Josépha leur fille que nous n’avions pas vue depuis décembre est sortie de son couffin de bébé et a pris 6 mois et un large sourire (Bien entendu, sur la photo on ne voit pas les six mois de plus de Swan, mais bien ceux de Josepha et pour le sourire c'est l'contraire).
Josepha
Sarah et Carla
Nous faisons un rapide tour de la cité historique en attendant nos amies de Vientiane qui nous amènent deux sélénites temporaires, Sarah et Carla, qui, avant de partir pour deux mois et demi en France, viennent vivre quelques jours dans notre quinze mètres carrés avec vue changeante.
Corinne est revenue de Phnom pehn chercher les enfants au Laos, redescendue à Bangkok attendre Christine qui arrive d’Osaka.
Nous faisons le tour de l’île en bateau, trouvons un petit resto au bord de l’eau pour le soir et Christine et Corinne reprennent avec leur chauffeur, la direction de leur résidence principale « l’aéroport ».
Christisne et Corinne
Nous partons quant à nous à la découverte de quelques temples en ruine qui malgré la destruction et le pillage qu’ils ont subis, laisse ressortir l’alliance du style khmer à ceux de Sukhothai et d’Ayuthaya.
Le bouddha et la tortue
Miss Tik
Ayutayah
Nous profitons de l’effet de surprise pour obliger les enfants à faire le tour complet de deux temples avant qu’ils ne mettent en place la révolte des vieilles pierres qui nous fera prendre la route de Kanchanaburi.
Le train train
Ici, changement de guerre, changement de décor, nous nous retrouvons sur les traces du désir expansionniste du Japon, qui en 1942 occupait la Thaïlande et, cherchant une voie d’accès pour conquérir l’Inde,  se firent construire par prisonniers de guerre une ligne de voie ferrée pour rejoindre le Myanmar.
Appelé le train de la mort (plus de 100 000 prisonniers anglais, hollandais, malais, américains et australiens périront pour la construire), cette ligne encore utilisée sur une centaine de kilomètres enjambe la Mae Nam Khwae Yai, plus connu sous le nom de rivière Kwaï.
In memoris
Pour diminuer notre inculture patente sur le sujet (je croyais que le pont de la rivière Kwaï était au Vietnam), nous faisons une visite au musée qui fait face au cimetière des étrangers, puis nous trouvons le DVD du film et en visionnons la première partie le soir aux bord des rails.
Le pont de la rivière Kwaï
Et même si le livre de Pierre Boule n’est pas l’exact reflet de la réalité, il rend compte du nazisme, ou, pour ne pas offenser nos amis mangeurs de baleine, de  la rigide brutalité des militaires japonais de l’époque.
Tigrou t'aurais pas vu Winnie
Nous profitons de la promo du parc animalier voisin pour caresser « Boo » un bébé tigre qui se languissait sur un étal de marché et partons pour le sud.
Rizières
La route est entrecoupée de pause pluie (c’est de saison dans l’secteur), mais nous arrivons néanmoins à rejoindre notre objectif, la plage de Marcel que nous avions quittée en décembre dernier, il est malheureusement retourné dans sa Suisse natale pour six mois, mais nous trouvons refuge à l’ombre de ses pins et laissons à son attention un message chez son voisin.
Il faut savoir jeter l'ancre Après une nuit fraîche au bord du golfe de Thaïlande nous continuons notre rapide descente septentrionale jusqu’à Pracha Kiri Kan où nous retrouvons Jean-Jacques notre ami de Phucket qui rentre du nord avec femme, belle-mère, beau-fils et enfant.
Nous nous retrouvons, sur ses conseils, sur la plage de Ao Manao à l’intérieur d’un camp militaire, le long d’une plage de sable blanc où nous ne trouverons pas le temps de nous tremper, tant le temps est à la tempête.
Ao Manao
Nous agrémentons nos soirées de films mythiques que nos nouvelles recrues sélènes ne connaissent pas, le 5ème élément, la guerre des étoiles et quelques épisodes de ma sorcière bien aimée, que nous dégustons devant quelques plateaux télé.
Nous poursuivons sur le même rythme, croc monsieur, star wars, pluie, station services, star wars, croc monsieur, jusqu’au parc de Khao Sok où, malgré la faible concentration d’animaux que nous croiserons (surtout des moustiques), nous passerons une excellente journée à nous baigner dans une rivière que l’on atteint après une longue marche à travers la forêt
Khao Sok
dont les seuls bruits d’animaux que nous pourrons identifier seront les plaintes incessantes des enfants qui voulaient rester dans le camping-car pour regarder des films, heureusement les cascades et la beauté du site est à la hauteur de l’effort et les gémissements se transforment rapidement en cris de joie.
Rapide
Nous repartons le jour suivant vers Phuket, chez Jean-jacques où nous  naviguons jusqu’au départ des filles entre la télé et la piscine.
hez J.Jacques
Home sweet Home
Puis les filles reprennent le rythme des vols aériens pour retrouver Christine, à l’aéroport de Bangkok, venue passer la journée avec elles, avant de les remettre dans un avion pour Paris où elles se dispatcheront chez les grands parents avant que leurs mères ne les rejoignent.
Sarah
Ce n'est qu'un au revoir
Carla
Nous passons la semaine suivante sur le même rythme, en y ajoutant quand même quelques tâches spécifiques individuelles, rangement complet du camping-car pour Nanou,  réparations diverses avec énième dépose du pare choc pour moi et pour les enfants fin du programme et révision des tables de multiplications, bien qu’ils aient d'ores et déjà reçu leur avis de passage dans le niveau scolaire suivant.
Josepha
Nous agrémentons les soirées de quelques parties de tarot, que nous arrivons même à terminer quand les discussions ne dérivent pas sur la politique.
Josépha qui poursuit sa première année dans sa nouvelle maison reste l’attraction principale et distribue généreusement ses sourires.
Nous n’avons toujours aucune piste sur notre future destination, et continuons à envoyer des mails aux différentes compagnies maritimes dont les lignes passent par la Malaisie.
Les jours défilent et nous rapprochent du rendez vous que nous avions vaguement prévu pour retrouver Yann et Géraldine à Krabi avant de quitter pour la dernière fois la Thaïlande, mais ceux-ci craignant le début de la mousson sur la côte ouest se dirigent finalement vers Ko Samui à l’Est.
L’idée n’est pas mauvaise, mais notre visa est proche de son terme nous décidons, après une petite visite à l’hôpital suite à un léger accident de deux roues, d’aller renouveler notre visa à la frontière Birmane.
Allo maman bobo
Nous remontons pour cela jusqu’à Ranong dernière ville thaïlandaise de la côte d’Adaman, ici aucune route n’entre en Birmanie, mais des bateaux circulent à longueur de journée entre les deux frontières afin de pouvoir obtenir les tampons prolongateurs de séjour.
Nous arrivons en fin d’après midi à l’embarcadère où nous sommes assaillis par des propriétaires de bateaux, cependant les postes frontières étant fermés, nous remettons au lendemain notre brève visite de la Birmanie et allons stationner sur le parking de la douane thaïlandaise.
La Birmanie en une heure

Nous nous présentons à la première heure sur le quai, mais notre refus de monter avec le premier batelier qui nous accoste et qui voulait nous faire payer le double des touristes alentour, nous vaudra de passer une partie de la matinée à l’empêcher de dire à ses confrères de ne pas nous prendre à un tarif inférieur au sien.
Notre entêtement, l’empêchant également de travailler il finit par baisser les bras et lever l’ancre, ce qui nous permet d’en faire autant avec un de ses confrères.
Tout se passe très rapidement, sortie du territoire thaïlandais, excursion maritime jusqu’à Kawthoung où le préposé aux douanes nous tamponne contre dix dollars l’entrée et la sortie du pays, faisant de la Birmanie le pays que nous aurons visité le plus rapidement.
De retour sur la terre ferme nous obtenons un visa thaïlandais gratuit de quinze jours qui nous permet de prendre aussitôt la route en direction de Ko Samui où nous attendent déjà les chemins du monde.


Nous réussissons à attraper le dernier Ferry et rejoignons nos amis sur la pelouse de la propriété d’Alain et Isabelle deux français qui ont monté dans le sud de l’île, un petit complexe familial de trois chalets qu’ils louent à la semaine, au mois ou à l’année.
Samui le rêve
Ils vivent ici depuis trois ans avec leur fils Franck qui vient de finir sa cinquième et qui, au grand bonheur de Timothée, est passionné de pêche et de Pokemon.
IsabelleAlain
Tout le monde navigue entre l’apéro et la piscine, sauf moi, que les plaies cicatrisantes scotchent au bol de cacahuètes.
C’est un endroit agréable à l’écart de la foule touristique qui peuple l’île et nous passons avec eux deux excellentes soirées avant de partir à la difficile recherche du bivouac idéal au bord de l’eau, sur une île où le moindre bout de plage est rendu inaccessible par la construction d’un hôtel ou d’un restaurant.
SamuiLe rêve
Nous arrivons tout de même après avoir fait le tour complet de l’île avec Yann, à trouver un coin de sable où embourber nos roues et planter notre camp.
Bivouacpetanque
Venus pour y passer deux jours, nous jouerons les vacanciers pendant une semaine avec au programme, pétanque, jeux de société, Internet, apéro, barbecues, pêche pour Timo et Franck qui nous rend visite régulièrement.
Alain et Isabelle nous emmèneront faire le tour de l’île, avec le 4X4 de Robert, un de leur ami marseillais qui viendra bien entendu se joindre au pastis et à la pétanque.
aperoplage
Nous commençons la visite par l’inévitable big buddha tout en dorure, puis une Shiva blanche et ses dix-huit bras, des wats qui poussent dans les fleurs de lotus en béton et Hin Ta, Hin Yai (grand-père, grand-mère) bord de mer où l’érosion et le temps ont façonné les rochers de manières évocatrices, au milieu des eaux turquoises.
BouddhaShiva
Un passage au wat Khunaram pour voir le moine momifié en position de méditation, dont la non décomposition du corps impressionne moins que la paire de Ray ban qui cache ses orbites, puis nous finissons notre tour de l’île par la rhumerie tenu par un couple martinico-parisien et même si après plusieurs demandes nous n’aurons pas vu l’alambic, Géraldine et Nanou pourront témoigner de la qualité de sa distillation.
WatT'as chopé un Rhum ou quoi?
Une dernière soirée avec Alain, Isabelle, Robert et leurs amis suisses Laurent et Pierrette ; Et nous quittons notre paisible bivouac pour rouler jusqu’à la frontière de Sadao par laquelle nous étions entrés en Thaïlande en décembre 2008.
La route est longue, et la tortue se prenant pour un lièvre laisse Hachille sur place au démarrage, cependant l’histoire se répétant inlassablement nous arriverons une bonne heure après Yann et Géraldine en Malaisie suite à une erreur d’aiguillage.
Nous quittons le pays des Wats en fin de soirée pour entrer au pays des mosquées que nous avions tant apprécié à notre arrivée en Asie.
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
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