LA SYRIE
carte Syrie

République arabe syrienne (fr)

drapeau

armoirie

Devise nationale :
Arabe : Wahda, Houriya, Ishtirakiya
Français : Unité, Liberté, Socialisme

Langues officielles

Arabe

Capitale

Damas
33° 30 N, 36° 18 E

Plus grande ville

Damas

Forme de l’État

République

 - Président
Premier ministre

Bachar el-Assad
Mohammed Naji al-Otari

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 86e
185 180 km2
0,06 %

Population
 - Totale (2008)
 - Densité

Classé 55e
20 446 700 hab.
110 hab./km2

Indépendance
 - Date

de la France
17 avril 1946

Gentilé

Syrien(ne)

Monnaie

Livre syrienne (SP)

Fuseau horaire

UTC + 2 (hiver) + 3 (été)

Hymne national

Homat el Diyar

Domaine internet

.sy

Indicatif
téléphonique

+963

Le passage frontière n’est pas trop compliqué, moyennant les 200 euros qu’il nous reste. Il est cependant agrémenté de vrais sourires, authentiques, et sincères qui rendent la facture agréable y compris la taxe de diesel à plus de 100 euros par semaine pour des raisons, parait-il, écologiques ; Alors que le poste frontière est jonché de détritus depuis la zone de désinfection des véhicules, qui consiste en une pulvérisation de produit bactéricide à la hauteur des fenêtres, jusqu’au poste de police à la sortie.
Moins d’une heure plus tard nous sommes en route pour Bosra, notre première étape syrienne.
Nous stationnons devant l’office du tourisme, d’où nous sortons munis de dépliants, en français, sur la plupart des sites à voir dans le pays.
Nous sommes aussitôt pris en charge par Zacharia, qui gère, en l’absence de son propriétaire franco-syrien, un des restaurants qui fait face au théâtre (Le Caracalla), nous nous garons, nous connectons et partons boire le thé avec lui, pendant que les enfants testent son réseau wi-fi.
Bosra
Zacharia
Il nous accompagne en ville pour prendre un numéro de téléphone syrien et le temps de revenir, un camping-car français est stationné à nos côtés, immatriculé en Moselle, Patrick et Josette ont décidé de profiter pleinement de la retraite en voyageant 6 mois par an ( http://libertypat.kazeo.com )
Nous partons avec eux et Zacharia devant les ruines romaines, où ce dernier nous explique que la cité antique est encore habitée par cinq mille familles (dont la sienne)
.
Au fil des siècles, quatre niveaux ont été, successivement, construits :
-Le plus ancien est égyptien,
-Le second nabatéen, dont la ville fut la capitale ; Nous retrouvons les chapiteaux à corne typique des nabatéens que l’on avait pu observer à Petra.
chapiteau nabatéen
théâtre de Bosra
-Puis vint l’époque romaine construite sur les restes de la ville nabatéenne ensevelie sous 2m de terres.
-Et enfin la ville arabe édifiée 2 mètres plus haut, le long des colonnes romaines servant de piliers et formée de murs composites de pierres de récupération romaine impeccablement taillées et de pierres de basalte noir, moins régulières.
champagne
De retour aux véhicules, Patrick qui fête son soixante deuxième hiver nous convie à boire une coupe de champagne accompagnée de quelques morceaux d’emmental, avant que nous partions manger, au restaurant de Zacharia, un plat typique de la ville, composé de plusieurs couches, oignons, viande, tomates et pommes de terre qui se mange accompagné de riz.
patrickkk
Le lendemain, nous faisons tous ensemble la visite complète du site, où Zacharia nous guide à travers les ruelles de son enfance, en nous expliquant essentiellement l’époque romaine qui est la plus visible et l’arabe dans laquelle il a grandi.
Nous finissons la visite par le théâtre extrêmement bien conservé grâce à sa transformation en citadelle à l’époque musulmane.
Bosra
Nous quittons avec regret nos amis voyageurs qui partent pour la Jordanie, et poursuivons, pour notre part, jusqu’à Damas où après deux heures de circulation intense, nous atteignons le camping où Hachille (les chemins du monde) avait fait une halte quelques semaines avant nous.
damas
Nous sommes dans la banlieue de cette ville de deux millions d’habitants, jadis appelée « grain de beauté sur la joue du monde » par les poètes arabes.  Damas a rejoint, aujourd’hui le rang des capitales bétonnées, où les fils électriques pendent et s’entremêlent presque jusqu’au sol.
La vieille ville a su, par contre, garder un charme certain et la longue balade que nous faisons le lendemain dans les souks couverts, qui entourent la citadelle, sont un véritable enchantement, pour ses couleurs et l’animation qui y règne.

La vente c'est dans ses cordes
Souk
Ils sont marteau ces syriens

Au milieu de ces souks se dressent majestueusement les trois minarets de la mosquée des Omeyyades (une des principales mosquées de l’islam), la cour interne est immense et de splendides mosaïques ornent les murs sur tout le pourtour. A l’intérieur, deux grandes allées (une pour les hommes, et une pour les femmes) s’étendent sous des plafonds richement décorés, le long des mihrabs (niche vide devant laquelle les musulmans se prosternent devant l’ineffable).
Mosquée des Omeyades
Nous finissons la journée en traversant le souk Hamidiyé, très large, avec des magasins à double étage et une haute  nef haussmannienne avant de retrouver notre tortue des banlieues.
Souk
Après quelques lessives, pour remettre au propre notre penderie, nous prenons la route de Palmyre, naviguant avec un GPS qui n’a pas de carte précise de la Syrie, nous loupons le nouvel autoroute et nous retrouvons sur une route secondaire pour les 220 Kms qui nous séparent de notre lieu de réveillon.
Nanou à la tâche
Lessives
Bien en a pris à notre Gertrude Pan Satou puisqu’à 100 Kms de l’arrivée, nous doublons un cycliste voyageur, ralentissant pour dire bonjour, je le vois nous faire de grands signes des bras et venir rapidement à ma portière.
Baissant la vitre, j’entends un très net « salut, tu te souviens de moi » et comme je ne suis pas préparé à cette rencontre étonnante, je balbutie « attends, je ne sais pas ……. ».
Gaël de Clermont-Ferrand a quitté la France il y a six mois avec son vélo pour au moins deux ans afin de parcourir, la route de la soie, la Chine et peut être plus.
La dernière fois que nous l’avions croisé, c’était pour son anniversaire deux années plus tôt au Pérou, où, accompagné de Yves, il faisait le tour de l’Amérique du sud à vélo. Nous étions à Arequipa la ville blanche et avions fêté dignement l’événement au champagne, il était depuis rentré en France et après une année de travail comme prof de français pour étrangers, quelques conférences et un livre que vous pouvez vous procurer en consultant son site www.sionjouait.com , il a décidé de ne pas laisser rouiller son vélo dans un garage et de repartir pour l’aventure.
Gaël
Nous finissons la route ensemble, et trouvons un petit coin au pied des colonnes romaines de Palmyre pour préparer le réveillon.
Palmyre
Oasis resté libre après la conquête de la Syrie par les romains, sa position sur le chemin des routes caravanières la vit prospérer rapidement. Elle était le siège de l'emblématique reine Zénobie, qui envahît l’Egypte et l’Asie mineure au III ème siècle et tint tête aux romains, avant qu’ils ne la contraignent  à la fuite quelques années plus tard.
Champagne
Nous pouvons, sous ces colonnes chargées d’histoire, déboucher la bouteille de champagne et celle de bordeaux, achetées pour l’occasion à la frontière syrienne.
Notre menu de Noël sera le reflet des rayonnages du plus important supermarché de la ville, qui ne dépasse pas la superficie de notre camping-car, nous dégustons un poulet rôti, des galettes de pommes de terre et des pâtisseries orientales.
Quelques SMS plus tard nous nous endormons pour laisser le Père Noël déposer ses présents dans la tortue et au réveil les cadeaux voisinent avec les traditionnelles crêpes du petit déjeûner.
Père Noël syrien
Puis, suit une longue promenade sur le site, où le froid n'empèche pas le soleil rendre la balade agréable. Nous y croisons des voyageurs partis de Londres pour rejoindre, par la route, Cape town pour les uns et Perth, en Australie, pour les autres, qui ayant terminé la Turquie nous fournissent cartes et détails intéressants en échange de quelques indications sur la traversée de l'Arabie Saoudite.
Palmyre
Afin d’accompagner un peu plus longtemps Gaël, nous rejoignons au nord-est les rives de l’Euphrate et la citadelle d’Halébiyé qui gardait l’accès fluvial de Palmyre, les tremblements de terre ont eu raison d’une grande partie du fort, construit sur le haut de la colline,  mais les murs qui redescendent jusqu’à la rive sont assez bien conservés.
Halébiyé
Nous stationnons pour la nuit au pied des remparts, et Gaël retourne à Diez ez-Zor par la rive droite, traversant le pont flottant qui enjambe l’Euphrate, pendant que nous longeons la rive gauche pour remonter jusqu’à Alep qu’il a déjà visité.
Sur les rives de l'Euphrate
La vallée de l’Euphrate est verdoyante et agricole, et les villages que nous traversons sont, en dehors des tracteurs, une véritable image de nos campagnes du moyen âge, les enfants qui ne sont pas dans les champs avec une bêche, gardent les troupeaux de moutons, les maisons sont simples et pour la plupart construites avec des briques de terre et de paille. Nous n’y croisons aucun touriste, ceux-ci préférant prendre la route nationale que nous rattrapons quelques kilomètres plus au nord.
Alep Arrivant tardivement sur Alep nous rejoignons un camping à une vingtaine de kilomètres de la ville, c’est par bonheur un prof de français syrien qui le tient, il possède également un hôtel, au cœur du vieux souk de la ville, où il nous invite le lendemain à boire le thé, le temps de nous raconter sa ville et sa carrière d’enseignant.
Nous ne passerons malheureusement qu’une journée dans cette ville et n’aurons le temps de passer qu’une petite après midi dans le souk, qui mériterait bien plus pour faire le tour des quinze kilomètres d’échoppes en tout genre qui serpentent, entre les étroits murs en pierre de la vieille ville.
Souk
Nous y achetons quelques provisions pour le repas du soir, et flânons le reste du temps entre les boutiques de tissus, de bijoux où il ne faut que cinq minutes pour se perdre agréablement.
Souk d'Alep
La visite du musée, recommandée par tous les guides, ne nous passionnera pas outre mesure, tant nous attendons le moment de retraverser les ruelles du souk pour acheter les steaks de dromadaire et l’houmous (purée de pois) que nous avons oublié de prendre.
locomotion
Nous retournons comme nous sommes venus, en minibus, genre de cercueil en tôle rouillée avec une porte coulissante,
moutons
qui se faufile à plus de cent à l’heure entre les voitures et les camions,ne respectant ni les feux rouges, ni les sens interdits, ils semblent régner en maître sur la circulation urbaine, imposant leur autorité aux taxis jaunes, pourtant supérieurs en nombre. L’expérience montre au moins à Nanou que la mauvaise conduite automobile, dont elle m’affuble volontiers, est toute relative.
Nous quittons à regret cette ville pour redescendre au sud de la côte méditerranéenne, et faisons un arrêt au Krak des chevaliers, château croisé qui fut un des derniers à rendre les armes, même Saladin, après avoir repris Jérusalem, s’y verra repoussé.
Krak des chevaliers
La France acheta le château au comté de Tartus lors de l’occupation française du pays et le restaura jusqu’en 1936. Nous passons la nuit au pied de la porte d’entrée, et visitons dès l’ouverture, ce fort où 2000 moines soldats défendaient les positions de l’église catholique, même des années après, nous ressentons dans l’enceinte de ces murs la puissance défensive qui lui donna son surnom de citadelle imprenable.
Krack krackKrak karak
La visite est riche d’enseignement sur les conditions de vie des croisés et sur les enjeux et différents rebondissements de ce long feuilleton médiéval.
Après cette séance d’histoire, plus quelques autres de mathématiques et de français, nous partons, sous la pluie, vers les côtes de notre si chère méditerranée.
Tartus
Les plages sont quasiment inexistantes et jonchées de détritus en tout genre, nous trouvons refuge le long du front de mer de Banias qui se termine par les quatre cheminées des hauts fourneaux de la ville.
Le vent et la pluie, qui nous accompagnent toute la nuit, nous entraînent jusqu’à Lattaquié dès le lendemain matin, pour y trouver une idée pour le réveillon.
Lattakié
Lattakié est la station balnéaire de Syrie, le fait que nous soyons totalement hors saison, lui donne un aspect de ville abandonnée. La presqu’île où nous finissons notre course à la recherche d’un hôtel un peu animé, est quasiment ville morte, et le bord de mer regorge de bungalows à louer, au passage du camping car les portes s’ouvrent pour nous tenter par un petit week-end sédentaire avec télévision câblée et machine à laver.
Nous visitons quelques appartements et nous laissons tenter par un 3 pièces en rez-de-chaussée séparé de la plage par sa terrasse couverte, le temps n’étant pas au beau fixe, nous aurons au moins l’avantage d’avoir une vraie douche, une vraie cuisine et les vœux de notre président, avec qui nous n’avons jamais cohabité et qui semble se débattre avec des nouvelles taxes qui ne passent pas car(pas)bone.
Lattakié
Bonne année
Nous nous installons dans les lieux comme si nous allions y passer l’hiver, on décharge la soute en entier, les 50 kilos de linge à laver, les pulls, les couettes les couvertures et après un petit tour dans les environs réussissons à dégoter 2kgs de pommes de terres et un de viande pour fêter le passage à l’an 2010, ainsi que deux canettes de bière pour les bulles.
Pour la première fois depuis notre départ, nous sommes seuls pour un réveillon et en profitons pour apprendre aux enfants à jouer au tarot et entamons la soirée avec quelques tours prometteurs de grandes soirées. Le cabaret de Patrick Sébastien vient ensuite prendre le relais pour nous tenir éveillés, il n’y parviendra pas, et nous découvrons l’année nouvelle une petite dizaine d’heures après qu’elle ait commencé. Il fait aussi gris et froid que la veille, le Tsar kosy veux toujours repasser sa copie au carbone et nous nous mettons dès le matin à battre les cartes pour démarrer l’année par le jeu.
Chateau de Soane
Après quelques gardes et petites, plusieurs lessives, nous libérons les lieux pour rejoindre le château de Soane, construit par les croisés sur les restes d'une citadelle byzantine du X ème siècle.
C’est le plus grand de tous ceux qu’ils construisirent en terre sainte, nous resterons la nuit au pied de ses murailles pour y faire sécher notre linge, et le visiterons le lendemain matin avant de prendre la route de la frontière turque.
chateau de Saone
Soane
Ayant entendu les prix du diesel en Turquie (1 euro 45), nous faisons quelques pauses dans les stations services syriennes, afin de remplir quelques réserves que nous stockons dans la douche, puis une pause déjeuner au bord d’un lac où le propriétaire des champs d’orangers devant lesquels nous stationnons, nous invite à contempler la vue depuis sa maison.
Il nous offre une cagette d’oranges fraîchement cueillies, et quatre énormes pamplemousses, puis après avoir passé une bonne heure avec toute sa famille, bien que nous n’ayons que le pictonnary comme langue commune, nous atteignons en fin d’après midi le poste frontière au nord de Lattakié.
Syrie

Nous effectuons la sortie de la Syrie, assez rapidement accompagnés d’un autre camping-car français qui semble pressé de retrouver la modernité d’un pays quasi européen.

Souk d'Alep
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france