LE PEROU Du 17 Septembre au 28 Octobre 2007
carte pérou

Drapeau Perou

Armoirie Perou

Devise nationale :

Libre y Feliz por la Unión

Langues officielles

Espagnol, quechua, aymara

Capitale

Lima
12°02′ S 77°01′ O

Plus grande ville

Lima

Forme de l’État
 - Président
Premier ministre

République parlementaire
Alan García
Jorge Del Castillo

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 20e
1 285 220 km²
0,4%

Population
 - Totale (2005)
 - Densité

Classé 39e
27 925 628 hab.
22 hab./km²

Indépendance
 - Date

de l'Espagne
28 juillet 1821

Pays limitrophes

Bresil Brésil
Colombie  Colombie
Bolivie  Bolivie
Chili  Chili
Equateur  Équateur

Gentilé

Péruviens, Péruviennes

Monnaie

Nuevo sol (PEN)

Fuseau horaire

UTC -5

Hymne national

Somos libres, seámoslo siempre

Domaine internet

.pe

Indicatif
téléphonique

+ 51


tortue pérou
Nous retrouvons avec plaisir les bords du lac Titicaca, il est impressionnant de voir une étendue d’eau semblable à une mer sur cet altiplano, à 3800 mètres d’altitude.
Nous longeons le lac jusqu’à Desaguardero ville frontière mi-bolivienne mi-péruvienne où le passage de la frontière se passe sans encombre, restitution de nos imprimés boliviens et visas de sortie au service de migration, enregistrement de la sortie du véhicule à la douane bolivienne et restitution de l’autorisation de circuler à la police.
titicaca
taxi-moto Côté péruvien, même démarche à l’envers, imprimés péruviens et visas d’entrée au Pérou pour nous 4 à la migration, autorisation de circuler à la douane péruvienne et petit péage de 5 soles soit environ 1 euro (ça fait pas cher le kilo!!), pour aider la police à détacher la chaîne tendue en travers de la route qui nous retient encore en Bolivie.
A peine entrés au Pérou le paysage urbain est totalement différent, des motos taxi et des velo-taxi, semblables à ceux que l’on pourrait imaginer croiser en Asie, se bousculent à tous les coins de rues.
Les magasins de rue vendent des motos neuves et les cars sont bien rangés dans des files d’attentes où un écriteau en marque la destination, un semblant d’organisation dont nous avions perdu l’habitude. La deuxième grande différence sera l’obstination des policiers à vouloir nous verbaliser, arrêtés 4 fois entre la frontière et Puno, notre première destination, nous passerons de longs moments à leur expliquer qu’ils ne peuvent pas nous verbaliser parce que nous n’avons pas d’autocollant réfléchissant à l’arrière du véhicule et que la législation française nous permettait de n’avoir que des triangles. taxi-moto
péruviennes Compendieusement, arrivés dans la très laide ville de Puno, difficilement circulable à l’heure de pointe, nous n’avions déjà qu’une envie, continuer jusqu'à Cuzco (plus belle et plus tranquille aux dires de tous les voyageurs que nous avions croisés).
Donc après une nuit dans un parkinggardé (la ville n’étant parait-il pas très sûre la nuit), nous laissons le lac Titicaca et ses îles flottantes que nous n’aurons pas visité pour nous rendre au plus vite à Cuzco, trouver un camping et se poser un peu pour donner un vrai départ à l’année scolaire des enfants et réaménager correctement la tortue qui s’est imprégnée du désordre bolivien.
Cuzco
Place des armes Sur la route nous croisons François et Françoise que nous avions rencontrés en Avril à Colonia del Sacramento en Uruguay. Ils finissent le Pérou pour commencer la Bolivie, ils nous laissent la carte d’un petit camping tranquille sur les hauteurs de Cuzco tenu par des hollandais et situé à 20 minutes à pied de la splendide place principale de la ville avec ses deux églises, ses arcades, sa fontaine, on se croirait dans une ville historique européenne très bien entretenue et qui contraste avec toutes les autres villes que nous avons jusqu’alors traversées.
Le temps de faire trois fois le tour de la place, nous nous stationnons dans un parking gardé à deux pas de la place et remettons au lendemain l’arrivée au camping. On flâne le restant de la soirée sous les arcades et le long de l’avenue del sol, le temps de remarquer que la ville très touristique est comme en Bolivie peuplée d’innombrables français.
Nous nous installons le lendemain au camping Quinta lala sur les hauteurs de la ville, c’est une maison avec un grand jardin d’environ 5000 mètres.
Quinta lala
Lama Le terrain est entretenus tous les matins par une vingtaine de lamas et d’alpagas qui viennent brouter l’herbe sous nos pieds et nous rappeler notre petit troupeaux de chèvres varois, une dizaine de poules habitent, elles, en permanence le jardin et qui outre le fait de manger nos restes de poulets et de viande hachée (eh oui elles sont cannibales !!), pondent les œufs du petit déjeuner que nous achetons le matin à Milagro, qui s’occupe du camping en l’absence des propriétaires partis en vacances en Europe.
Etant les seuls occupants des lieux nous nous étalons dans la maisonnette attenante au jardin qui comprend les sanitaires, une cuisine, une pièce que nous envahissons en y vidant totalement la tortue et à l’étage un genre de grand bureau idéal pour démarrer l’année scolaire en beauté (En fait nous nous attarderons à finir ce qui n’a pas été fait l’année passée et à approfondir les corrections de ce qui a été effectué). école de Cuzco
Ben et Em Le réseau wifi nous permet de rester branchés en permanence  sur Skype et MSN et de peaufiner la mise à jour du site (nous en profitons pour télécharger quelques films afin d’agrémenter nos soirées et surtout les épisodes de « c’est pas sorciers » que nous n’avons pas encore) ; Notre boite mail branchée en permanence nous prévient de l’arrivée prochaine d’Oli et Tina à Cuzco (nos compagnons de traversée à bord du Repubblica Argentina) et nous apporte un charmant mail d’un jeune couple franco-québécois qui fait le tour du monde en avion en un an et qui ont aperçu par deux fois (à Uyuni puis à Puno) notre tortue.
Nous leur donnons rendez-vous en ville le soir pour manger un bout, puis il viennent passer le lendemain au camping, nous permettant d’apprécier les talents de barman de Benjamin qui nous prépare une excellente caipirhinia et de montrer à Emilie la cuisinière que Nanou a du mal à réussir son excellente ratatouille à 3800 mètres d’altitude. Caipirhinia
Hans
Benjamin est lyonnais et a été entraîné dans un fabuleux voyage, par Emilie et son magnifique accent québécois, que l’on peut suivre sur leurs blog (www.TDM331jours.com). Une très agréable rencontre et un nouveau blog que nous  suivrons avec intérêt. Je passe malheureusement une bonne partie de l’apéritif à réparer la porte du camping-car de nos nouveaux voisins allemands, qu’ils viennent littéralement d’arracher en faisant une fausse manœuvre, c’est un couple de retraité de la Deutsch bank qui réalisent leur rêve de relier Ushuaia à l’Alaska.

Nos retrouvons Oli et Tina en plein travail, faisant visiter le Pérou à un très sympathique groupe d’allemands, pour la plupart retraités qui nous accueille pendant quelques jours dans leur sillage, sur différents sites touristiques. Sayqsawaman, juste au dessus de notre camping qui est construit en forme de tête de puma dont Cuzco est le corps et qui fut le siège de la dernière bataille inca qui marquera la fin de cette éphémère mais productive civilisation.
Olli et Tina
Saycsawaman Les sites de Q’enqo, Pukapukura et Tambomachay nous emmèneront le reste de la journée pour une grande marche que les retraités allemands subiront plus facilement que nous. Puis nous les suivons pendant deux jours sur les routes de la vallée sacrée nous ouvrant les portes de quelques endroits que nous n’aurions pas trouvés seul, fabrique de tissus avec un magnifique exposé sur les teinture et le tissage de la laine (on a encore craqué sur les tissus et explosé le budget),
visite guidée d’un atelier de céramique avec vidéo sur les techniques de fabrication, de peinture et de cuisson (un régal pour les enfants, ils ont décidé de transformer la maison en atelier de céramique à leur retour !!) ; Puis visite du Machu picchu immense, majestueux, grandiose où nous passerons une belle journée à l’heure de la vie inca dans cette cité perdue retrouvée par hasard en 1911 par l'historien américain Hiram Bing Ham. Urubamba
Macchu pichu
Le Machu picchu élu récemment dans les 7 nouvelles merveilles du monde et qui y mérite largement sa place (plus que le Christo de Rio), pose un problème financier à un bon nombre de touristes peu fortunés qui se heurtent au monopole de la compagnie ferroviaire privée Perurail, qui permet d’atteindre Aguascalientes d’où partent les bus qui gravissent le mont Machu picchu jusqu’au site pour 12 dollars par personnes (le billet de train coûtant lui aux alentours de 50 dollars par personnes depuis Ollyatatambo, où nous avons stationné deux nuits dans le parking gardé à côté de la gare, et près de 80 dollars depuis Cuzco).

L’autre moyen d’y aller est de prendre le chemin des incas pendant 4 jours et 3 nuits qui arrive par la crête de la montagne à l’entrée de la cité inca.
Nous retournons ensuite à Cuzco, par Pisac et son célèbre marché traditionnel où les filles s’en sont données à cœur joie (pourvu qu’le CAC 40 remonte vite !!!) pendant que les garçons sirotaient un Coca zéro avec Oli.
perurail
mur inca
De retour à notre cher camping nous préparons pour une fois entre deux visites de musée, la suite de notre itinéraire et décidons de ne pas visiter le nord du Pérou, pour avoir une chance d’atteindre Ushuaia en décembre (comme semble-t-il tous les voyageurs sud-américains). Nous quittons à regret la magnifique ville de Cuzco avec ses maisons construites sur des fondations incas faites de gros blocs de pierres imbriqués les uns dans les autres et surmontés de constructions espagnoles avec leurs balcons en bois travaillé.

La route qui mène de Cuzco à Nazca est un vrai bonheur, tant pour les paysages, que pour l’état des routes qui réjouit la tortue (hormis Puquio dont les rues sont en terre, un genre d’îlot bolivien au cœur du Pérou). Nous passons deux ou trois cols entre 4000 et 4600 mètres, la tortue comme nous respire difficilement à cette altitude surtout avec le cocktail gasoil-eau que semble lui avoir servi la station de Cuzco, elle retrouvera tous ses moyens après Puquio quand nous lui aurons servi un vrai nectar de gasoil.
balcon espagnol
sur la route de Nazca Nous mettrons trois jours pour rejoindre Nazca, nous arrêtant dormir dans les stations services, toujours très accueillantes pour les voyageurs, et faisant des arrêts dans les plaines pour faire l’école. Notre plus longue pause scolaire se fera juste après Santa Ana où nous trouverons un chemin qui nous permettra de nous stationner prés d’une ferme isolée, juste au bord d’une rivière,
les fermiers intrigués ne mettront pas longtemps à venir se joindre à nous pour discuter de nos vies respectives, leurs enfants Tania et Juan âgés de 5 et 9 ans leurs emboîteront vite le pas accompagnés de Pépé et Pépa leurs deux perroquets verts apprivoisés.
Nous arrivons à Nazca avec en poche l’adresse de la Maison suisse, un hôtel camping tenu par des Suisso-péruviens juste en face de l’aérodrome d’où décollent les avions à 3 où 5 places qui font
survoler les géoglyphes de Nazca aux touristes à longueur de journées.
Pepe et juan
juan et sa soeur Ce sont environ 70 dessins tracés par la civilisation Nazca environ 900 ans avant JC dans la Pampa Colorada (plaine aride de  500 km², qui mesurent pour certains plusieurs kilomètres de long et sont séparés par près de 800 lignes et 300 figures géométriques, c’est encore aujourd’hui un des plus grands mystères archéologiques du monde.
Nous restons  plus que bouche bée devant ce spectacle, puisque les vire voltages du petit Cesna qui nous fait découvrir le site nous fait, Océane et moi, également remettre notre petit déjeuner dans les petits sachets prévus à cet effet; Les scientifiques quant à eux ne tarissent pas d’hypothèses (sur les géoglyphes bien sur;  Nos petits déjeuners ne les intéressant pas plus que ça !!) dont aucune n’a encore pris le pas sur les autres.
Après cette halte un peu décevante à Nazca, nous continuons notre route à travers le désert péruvien pour rejoindre enfin, une centaine de kilomètres plus loin l’océan pacifique.
Geoglyphes La côte péruvienne n’a à cet endroit rien des plages mythiques que recèle cet océan, c’est un désert de terre et de sable, où seuls quelques rares cactus arrivent à survivre et qui se jette soit en plage soit en falaise dans un océan plutôt froid à cette époque de l’année (nous ne sommes qu’au printemps). Nous remontons ce littoral aride et inhospitalier sur près de deux cents kilomètres avant de trouver une halte sympathique pour la nuit à l’hôtel camping Puerto Inca au pieds des ruines incas du même nom ;
niché dans une petite crique pourvue de deux jolies plages dont une de sable noir, l’endroit est parfait pour faire des petites pauses entre les séances de mathématiques et de français. Le lendemain nous continuons jusqu’à Camana où nous trouvons encore un endroit très agréable, l’hôtel Sun valley tenu par Elsa et Alvaro, Puerto inca
Sun valley nous faisons enfin un excellent repas de fruit de mer et de frites qui pour une fois valent celles de nos amis belges et passons quelques bons moments à discuter avec Elsa qui se régale de recevoir des touristes étrangers (nous emportons d’ailleurs une photos d’elle pour qu’elle fasse un bout de route avec nous, elle qui n’a pas réussi à avoir de visa pour rendre visite à sa fille qui vit à New York).
Nous atteignons finalement Arequipa le 16 octobre et nous nous empressons après nous être installés dans un parking gardé prés de la Place des Armes, d’envoyer un mail à Gaël et Yves, deux jeunes futurs profs de gym et de français qui font le tour de l’Amérique du sud en vélo sur le thème du jeu http://www.sionjouait (nous les avions contactés une quinzaine de jours auparavant en découvrant sur leur blog qu’ils devaient naviguer dans les mêmes eaux que nous).
Leur réponse ne se fait pas attendre et quelques petites demi-heures plus tard nous nous attablons sous les arcades de la place des armes pour déguster quelques spécialités péruviennes.
Gael et Yves
Hotel Las Mercedes
Ils nous quittent rapidement pour se rendre à une émission de télé dans le cadre de leurs échanges avec les écoles locales, mais nous nous donnons rendez-vous pour fêter ensemble l’anniversaire  de Gaël le lendemain.
 Suivant les recommandations de Hans, croisé au camping de Cuzco nous nous installons sur la pelouse de l’hôtel Las Mercedes et préparons un petit repas de fête pour les 24 ans de Gaël, remettant à
plus tard la visite d’Arequipa, la ville blanche (qui tient ce surnom de la roche volcanique blanche –le silar- qui a servi a bâtir la majorité des maisons et monuments de la ville).
Nous passons une agréable soirée en compagnie de nos deux jeunes vedettes locales de cyclistes et profitons du lendemain pour visiter le magnifique couvent de Santa Catalina qui fait face à l’alliance française, il est aussi grand qu’un petit quartier où s’entrecoupent des ruelles colorées et des places ornées de fresques, Gael
Santa Catalina malheureusement l’absence de guide français au moment de notre passage et la flemme d’ouvrir notre lonely planet (certainement dûe aux excès de champagne de la veille) nous prive de l’attrait culturel des lieux.
Nous quittons provisoirement la ville blanche, dépassant pour la première fois la hauteur du Mont Blanc, pour nous rendre 200 km plus au nord, dans le canyon de Colca (Le plus profond du monde),
cette vallée connue des touristes pour son mirador duquel on peut voir le matin le vol des condors, profitant des courants d’air ascendants pour venir planer au dessus de nos têtes. Notre arrivée toujours tardive, nous empêchera de découvrir le tranquille petit parking au dessus des sources chaudes de Chivay et nous passerons la nuit sur la place principale du village, profitant ainsi d’une fête religieuse très animée et très bruyante autour d’une dizaine de taureaux magnifiquement parés, que le curé avec l’aide de puissants hauts parleurs avait l’air de vouloir baptiser.
Chivay
Vallée de Colca La sono cléricale a ensuite fait place à une petite mais vigoureuse fanfare, puis le calme est revenu jusqu'à la messe de 5 heures 30 du matin diffusée à grand volume sur toute la place. La piste du canyon, jusqu’à la Cruz del Condor est parsemée de miradors pour observer la beauté de la vallée où le long des villages les agriculteurs continuent à labourer leurs champs avec  sillons et bœufs ce qui nous permet de mettre en image le programme de géo des enfants en leurs expliquant l’agriculture en France au début du siècle.
Notre     passage dans le canyon sera marqué par deux rencontres très sympathiques, tout d’abord Jun un cycliste japonais qui, comme nous, campait sur le parking de la Cruz DEL Condors. Parti de l’Alaska pour relier Ushuaia en un an et demi et ayant perdu son calendrier, il pédale depuis déjà deux ans Les champs
Jun et compte atteindre la pointe sud du continent américain dans une quinzaine de mois, nous l’invitons à se joindre à notre repas breton (crêpes à la carte) et il nous montre ses talents en origami fabriquant comme tout japonais qui se respecte une grue de Manchourie en papier (une tradition japonaise veut qu’en en fabriquant mille nos vœux se réalisent). Sur le retour, dans le joli village de Yankee nous nous trouvons devant la porte close du musée des arts et de la tradition de la vallée, mais sommes abordés par Roberto,
un Canadien qui après avoir passé quelques années de sa vie d’ingénieur dans la vallée de Colca, passe sa retraite entre le Canada, Arequipa et une chambre que Madre Antonia lui laisse dans la cour de la splendide église dont elle a la charge. Madre Antonia (américaine) a 85 ans et a consacré plus de 40 ans de sa vie à cette église, Roberto nous explique que suite à la sécheresse de 1983 elle a ouvert une cantine (à la façon des restos du cœur) pour nourrir la population de la vallée qui mourait de faim.
Roberto
Cantine de Madre Antonia
Plus de 600 personnes venaient y trouver tous les jours de quoi survivre et actuellement la cantine est toujours en fonction pour venir en aide aux plus défavorisés. Roberto, intarissable sur l’histoire et la culture de la vallée, nous fait partager un instant la vie de cette population dont une partie encore (environ 600 familles) vivent de l’élevage des lamas et des alpagas dans  des zones qui ne sont accessibles que par des sentiers de montagnes à plusieurs jours de marche du premier village.
Il nous raconte, comment Gustave Eiffel, qui vivait à Arequipa pendant qu’il construisait les lignes de chemins de fer reliant Arequipa à Puno et Cuzco à l’est puis Lima au nord, avait déjà expliqué que faire des lignes de chemin de fer pour relier des régions aussi désertiques, ne servait à rien si l’on ne pouvait pas fixer les gens aux endroits que l’on reliait. Il avait expliqué qu’il fallait emmener l’eau du volcan Misti au nord de la vallée pour irriguer les plaines désertiques de Mares plusieurs centaines de kilomètres plus loin, cependant les moyens techniques de l’époque ne pouvaient pas permettre à ce visionnaire de voir réaliser ces projets.
Condor des andes
Silar
Ce n’est que dans les années 1970, et à grands coups d’aide du FMI, que le projet fut repris et les routes et pistes reliant les différents points de la vallée construites, ainsi qu’un aqueduc qui apporta l’eau du volcan Misti à l’autre extrémité de la vallée transformant ce désert en un immense oasis, produisant fruits, légumes et viande pour toute la région.
Roberto fut pendant près de trois ans un des ingénieurs mécanicien de cette réalisation.  Laissant ce personnage aussi gentil qu’intéressant, nous repartons pour Arequipa prenant à bord de la tortue notre ami Jun pour lui éviter l’ascension du col de 4870 qui précède le haut plateau de la réserve nationale Salinas y Aguada Blanca.
Jun et son vélo
Roberto
Nous retrouvons notre camping de l’hôtel las Mercedes plein à craquer, un couple allemand qui voyage déjà depuis 6 ans en Amérique, en 4X4-cabine Land-Rover, et deux tours opérateurs européens.
Nous nous blottissons dans un coin du camping pour deux jours, le temps de visiter le musée Santuarios Andinos où repose Juanita, la momie Inca congelée d’une jeune fillette de 12 ans sacrifiée en offrande au dieu Inti de la montagne pour qu’il leur soit clément. La momie, découverte par le péruvien Miguel Zarate et l’américain Johan Reinhard à 6380 m au sommet du volcan Ampato en 1992, que la fonte de 50m d’épaisseur du glacier, due à l’éruption du
volcan voisin (Sabancaya), avait libéré de sa prison de glace où elle reposait depuis plus de 500 ans.
A la sortie du musée nous tombons sur Roberto, venu passer quelques temps dans son appartement d’Arequipa qui décide immédiatement de compléter notre culture péruvienne en nous emmenant au musée de l’Alpaga avant d’ aller dans sa cantine préférée ‘au poulet grillé’ : poulet et frites excellentes pour deux euros par personne, Coca zéro compris, et 0 touriste à part nous, bien sur, et Jun retrouvé sans son vélo sur le chemin du musée (comme quoi une ville d’un million d’habitants peut ressembler à un petit village).
Musée de l'Alpaga
Sur la route de Moquega
Nous prenons finalement la route désertique mais non moins belle qui mène à Arica, dernière ville péruvienne avant le Chili et pour satisfaire notre soif d’océan nous quittons la superbe Panaméricaine (quoique en travaux sur de nombreux tronçons) à Moquegua, où nous dormons là où le défilé de la fête municipale et sa cohorte de chars (Miss Moquegua et des dauphines en tête) nous oblige à stationner.
Le lendemain matin l’activité urbaine matinale des villes péruviennes nous permet de rejoindre Ilo avant le réveil des enfants. Nous retrouvons enfin l’air de l’océan, et Timothée le chemin de sa chasse au trésor sur le front de mer magnifiquement entretenu du petit port de la ville.
Le Pacifique
Les sportifs sont de retour
Nous respirons à nouveau et ne cherchons plus notre respiration toutes les trois phrases ou tous les 50 mètres, une petite pause à Boca del Rio, la station balnéaire la plus proche de Tacna déserte un mois et demi avant la saison, malgré le week-end ensoleillé qui nous scotchera le long de la plage pendant 48 heures, au rythme des vagues, des cébiches de poissons et des fritures de langoustines (là franchement c’est l’Pérou !!!).
Le lendemain on se décide à retourner à une vie un peu plus européenne et après quelques menus achats péruviens (les derniers juste histoire de confirmer qu’on a encore dépassé de 600 euros le budget mensuel), nous passons les postes frontières du Pérou, tout neufs de trois mois et celui très bien organisé du Chili, le plus strict mais néanmoins sympathique que nous aurons traversé. Ma peur de l’uniforme continue à faire grimper ma tension et à faire rire mon équipée qui préfère me laisser affronter seul mes phobies auprès des verdoyants habits des douaniers chiliens.
Tacna

Nous quittons le Pérou, où nous n’aurons finalement fait qu’un bref passage au sud, mais qui nous aura enchanté par les traces encore si fraîches du passage des  Incas, qui en 500 ans ont marqué le pays d’une empreinte tellement forte qu’elle en ferait presque oublier les autres civilisations précolombiennes installées sur le sol
péruvien depuis 20 000 ans. Pour autant nous ne sommes pas mécontents de quitter ce pays où la police, omniprésente nous aurait presque donné un vague sentiment d’insécurité.
Habits traditionnel
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france

le rideau