Le Panama Du 24 Août au 25 Septembre

Nous passons la frontière à Paso Canoa, qui plus qu'un poste frontière est un secteur entièrement consacré au duty free, côté Costaricain c'est genre souk tunisien et côté Panaméen ça se veut organisé à l'américaine avec des grands magasins climatisés, nous entrons donc dans notre ultime étape centraméricaine avec des chocolats et une nouvelle paire de Ray Ban pour écouler nos derniers Colones qui n'ont pas cours au Panama.
 Outre son identité le Pays a perdu, en plus d'un demi-siècle d'occupation américaine, sa monnaie le Balboa dont il ne reste plus que les pièces de 25 cents et si au Costa Rica les prix sont affichés en dollars, c'est ici, devenu officieusement la monnaie officielle.
Nous n'avons qu'une idée arriver le plus rapidement

carte Panama

 

República de Panamá (es)

 

Drapeau du Panama

Armoiries du Panama

 

 

Devise nationale : Pro Mundi Beneficio
(Pour le plus grand bien du monde entier)

Langue officielle

espagnol

Capitale

Panamá

Plus grande ville

Panamá

Forme de l’État
 - Président

République
Martín Torrijos

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 115e
78 200 km²
2,9%

Population
 - Totale (décembre 2006)
 - Densité

Classé 131e
3 320 000 hab.
43 hab./km²

Indépendance
 - Déclarée

De la Colombie
3 novembre 1903

Pays limitrophes

Colombie Colombie
Costa Rica Costa Rica

Gentilé

Panaméen,
Panaméenne

IDH (2004)

▲ 0,809 (élevé) 58e

Monnaie

Balboa (PAB)

Fuseau horaire

UTC -5

Hymne national

Hymne de l’isthme

Domaine internet

.pa

Indicatif
téléphonique

+507

canal de Panama
Panama

possible à Panama city pour nous mettre en quête d'un cargo, cependant l'appel des caraïbes nous pousse vers le nord jusqu'à Changinola.
Nous roulons pendant 5 bonnes heures traversant du sud au nord les provinces du Chiriqui et de Bocas del Toro, pour nous retrouver le soir même dans une ville industrielle sans charme et loin de refléter le niveau de la plus grande puissance économique d'Amérique centrale.
Malgré l'aspect un peu Manchester d'après guerre de la ville ;

dollars
nous trouvons un parking d'hôtel qui nous accueille pour la nuit et celle-ci portant conseil, nous refaisons la route inverse dès le lendemain, traversant en deux jours les provinces de Veraguas, Coclé et Panama qui possèdent quelques sympathiques plages dont celle de Santa Clara, où nous bivouaquerons avant que la capitale nous ouvre la porte de ses embouteillages.
Notre première destination est l'ambassade de France, cherchant depuis deux mois à nous faire envoyer les cours du Cned dans une ambassade française, nous avons eu la
panama city
mauvaise surprise d'un refus, à celle du Costa Rica et la première réponse de celle du Panama sera d'orienter notre requête vers le Lycée français qui ne pourra pas non plus étant donné que leur courrier arrive à l'ambassade, nous repartons donc à l'assaut de l'ambassade et demandons à parler au consul.
L'Ambassade est située dans le joli quartier de Casco viejo, sorte de petite péninsule en pleine rénovation qui abrite également le musée du canal de Panama.
A notre arrivée nous sommes accueillis par la toute nouvelle
Ambassade de France
représentante de l'état français au Panama qui vient de prendre son poste, elle est sympathique, charmante et porteuse d'une bonne nouvelle, nous sommes autorisés à faire parvenir les livres scolaires des enfants à l'ambassade.
Elle nous apprend même qu'après vérification, cela fait partie des charges et obligations des consulats et ambassades...
Nous chargeons donc ma mère de nous envoyer le colis et partons pour notre part sur Amador à la recherche d'un stationnement pour la tortue.
La France et nous
Amador, l'ancienne marina chic des américains est un quartier qui lors de la présence américaine était interdit aux panaméens de base; Le quartier relie les trois îles les plus proches à la capitale, par une route construite sur les remblais des excavations du canal, le long de laquelle une jolie promenade nous permet de voir passer les cargos qui se lancent à l'assaut des eaux tourmentées du Pacifique.
Après avoir été rejetés des différents parkings aménagés autour des restaurants et des magasins des trois îles, nous
Amador
trouvons finalement refuge sur l'immense parking qui jouxte le centre de convention Figali, juste derrière un restaurant qui accepte pour quelques jours que nous branchions notre tortue sur leur réseau électrique.
On ne remerciera jamais assez son gérant, car en fait de quelques jours nous avons joué les ventouses pendant un mois, faisant le plein d'eau chez eux tous les trois jours.
Timothée avoisinant toujours les 40 de fièvre, nous nous mettons donc en quête d'un médecin et à la recherche d'un
Restaurant Flags
cargo.
Le médecin prescrit trois injections de pénicilline pour moins de dix euros pendant que la première agence maritime que nous visitons nous annonce, avec un grand sourire, un transport pour l'Australie ou l'Asie à 15 000 dollars, après lui avoir fait écrire le chiffre sur un papier pour être sûrs d'avoir bien entendu nous sourions bêtement et partons entamer notre première nuit d'insomnie et préparer Timothée pour son injection du lendemain.
Le pays du dollars
Le lendemain après la deuxième piqûre de Timothée, nous revenons à la charge à l'agence maritime, expliquant que le bateau qu'elle nous propose part de Belgique et que nos amis de « Au plaisir » avec qui nous étions à Ushuaia viennent d'y embarquer leur camping-car pour un coût avoisinant les 5000 dollars, nous proposons de payer le transport depuis la Belgique pour diviser la facture par trois, mais rien n'y fait, si on embarque au Panama, on se doit de payer le prix Panaméen qui se doit d'être parmi les plus chers du monde.Les prix se confirment et même en container on nous annonce des 14 à 16000 dollars. Après avoir épuisé toutes les agences de la ville nous commençons à chercher une solution pour revenir sur nos pas, retraverser toute l'Amérique centrale et partir des USA que nous avions initialement écartés de notre parcours,
Australie USA Asie ?
préférant le bush australien à l'américain.
Nous nous installons progressivement sur notre aire de parking qui est envahie tous les week-end par des hordes de voitures transformées en sono de discothèque et qui garantissent du matin au soir la fortune des audioprothésistes, les panaméens viennent ici tous les dimanches, en famille, boire de la bière et comparer la puissance de leur sono avec celle du voisin.La semaine, seuls des bus boîtes de nuit tournent de 22 heures à minuit ne troublant que le début de nos nuits.
Sono
Nous prenons également nos habitudes avec quelques taxis très sympas et honnêtes sur le prix des courses (et ils ne sont pas légion dans la ville).
Ricardo nous promène ainsi de notre camping improvisé, au centre ville essayant de se frayer un passage entre les « diables rouges » (bus collectifs) qui roulent à tombeau ouvert sans se soucier, ni des piétons, ni des autres voitures.
Ricardo
La solution nous vient finalement de l'agent de la CMA-CGM, Francisco, qui émerveillé par notre voyage s'est démené auprès de son agence pour finalement nous trouver un container pour la Malaisie via la Chine, pour un prix un peu plus raisonnable de 3700 dollars, Ma chère nièce qui travaille dans les cargos en France et que nous avions mise à la tâche n'ayant elle-même pas trouvé mieux, nous acceptons l'offre et démarrons la longue liste des démarches nécessaires (carnet de passage en douane, billets d'avions pour Kuala Lumpur

Francisco
etc.)
Nous hésitons longuement à rentrer en France le temps de la traversée mais le trajet aérien passant par Los Angeles et Taipei, nous décidons de profiter de l'occasion pour passer trois semaines dans l'ouest américain et quelques joursaux frontières de la Chine.
Après avoir déposé la tortue sur son container ouvert nous allons à l'écluse de Mira Flores dans l'espoir d'en apercevoir la carapace et lui faire un dernier au revoir avant la traversée.
Flat rack
La chance est avec nous, le bateau passe l'écluse en fin d'après midi et après trois heures d'attente nous apercevons enfin la tortue qui traverse une centaine d'années après sa création le canal initié par Ferdinand de Lesseps.
Nous regagnons pour quelques jours le petit hôtel d'un quartier populaire de la ville avant de nos envoler vers les états unis d'Amérique.
Le Panama ne nous aura pas transcendé, il est vrai que nous n'avons pas comme «les petits pas » visité les îles de San Blas qui semblent avoir gardé toute l'authenticité du pays, mais  nous y aurons rencontré des gens remarquables comme Francisco.
Nous quittons donc le Panama que ses habitants nomment « le centre de la terre, le coeur de l'univers », pour nous cela aura été « le centre des galères, le coeurdes billets verts »
Bonne route
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france