LE LAOS Du 28 Mars au 26 Avril 2009
Carte Laos

République démocratique populaire lao (fr)

Drapeau Laos

Blason Laos

Devise nationale : Paix, Indépendance, Démocratie, Unité et Prospérité

Langue officielle

Lao

Capitale

Vientiane ,

Plus grande ville

Vientiane

Forme de l’État
 - Président
- Premier ministre

République
Choummaly Sayasone
Bouasone Bouphavanh

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 79e
236800 km²
2%

Population
 - Totale (2008)
 - Densité

Classé 101e
6667534 hab.
24 hab./km²

Indépendance
 - Date

de la France
19 juillet 1949

Gentilé

Lao
(Laotien, Laotienne)

IDH (2005)

▲ 0,601 (moyen) 130e

Monnaie

Kip (LAK)

Fuseau horaire

UTC +7

Hymne national

Pheng Xat Lao

Domaine internet

.la

Indicatif
téléphonique

+856

Nous arrivons à la tombée de la nuit au poste frontière Laotien, sous un ciel noir et menaçant où nous sommes décidés à passer la nuit avant de nous lancer dans cette nouvelle aventure qu’est le Laos et dont les montagnes nous tendent les pistes. Le poste frontière malgré la tempête qui se prépare semble être en pleine effervescence et l’officier qui nous reçoit, nous indique qu’il serait préférable pour nous de retourner au Vietnam. En effet, la frontière ferme, pour deux jours, ses portes dans les minutes qui suivent, à cause d’un meeting politique qui doit s’y tenir.
Elle descend de la montagne, la tortue
La gadoue, la gadoue, la gadoue
Nous lui expliquons gentiment que nous n’avons plus de visa vietnamien, qu’il est tard, que l’orage arrive et que la piste semble mauvaise et longue et il me répond tout aussi gentiment que plus nous partirons rapidement, plus vite nous serons à l’extèrieur du périmètre de 50 Kms où il nous interdit de rester.
Nous faisons donc nos papiers d’entrée au Laos et attaquons de nuit sous la tempête, la piste boueuse qui nous sépare de la ville Muong Quay située à une petite soixantaine de Kms à l’intérieur des montagnes.
Après trois kilomètres et deux dérapages, nous remarquons qu’ils se sont trompés de date sur le formulaire de circulation et après un demi tour dans la boue nous remontons au poste frontière où nous réussissons à faire modifier le papier avant la fermeture et  reprenons notre slalom géant dans la piste savonneuse.
La nuit est de plus en plus noire et nous ne ferons pas le quart du chemin avant de nous retrouver au détour d’un virage face à une rivière, par chance un léger renfoncement près d’une cabane en amont de la rivière nous permettra de nous stationner afin de vérifier si la nuit porte conseil.
La nuit est interrompue par une file de 7 ou 8 camions qui aux alentours de 2 heures du matin semble continuer de monter le matériel à la petite fête du poste frontière à laquelle nous n’étions pas conviée.
Cette intermède nous montrera sous les phares des 38 tonnes que la rivière n’est pas profonde et que si l’orage se calme nous devrions pouvoir passer tranquillement le lendemain.
Premier bivouac
Les villages montagnards
Effectivement, malgré la reprise de la pluie le passage du cours d’eau n’est qu’une formalité pour la tortue qui par contre a plus de mal à garder son cap dans les descentes glissantes et les ornières de boues.
Arrivés au petit village de Muong Se une rivière deux fois plus grande, suivie d’un second passage aquatique délicat nous retient une bonne heure avant de lancer la tortue dans son bain matinal.
Nous avalons à plus de 8 Kms/heure de moyenne les 20 Kms suivant,
pour nous retrouver devant un nouveau passage de rivière où le niveau d’eau le plus bas se situe au dessus du genou.
Je passe une bonne heure pieds nus dans la rivière à répéter la trajectoire idéale qui limitera le plus possible le temps d’immersion du pot d’échappement et de l'avant du moteur
 
Petit bain du matin
et me lance dans l’eau qui arrive au dessus des phares de la tortue pour finalement franchir ce dernier passage difficile avant Muong Quay,
C'est pas donné mais ils ont le Bac
ou plutôt devant le bac qui nous sépare du bitume de l’autre côté de la rive, on nous demande 15 dollars pour faire passer la tortue de l’autre côté (c'est clairement de l'escroquerie, mais le niveau scolaire est très bas au Laos et eux, ils ont le bac!), nous retrouvons en même temps que l’asphalte, le sourire et l’appétit.
Nous continuons l’après midi jusqu'à Muang Xai où pour nous reposer de nos émotions, nous prenons une chambre avec douche chaude et télé câblée à coté d’un laveur de voiture qui fera pour 3 euros une toilette rapide de la Tortue.
Bienvenue au Laos
Malgré son meilleur aspect la tortue a souffert de notre entrée au Laos et les vitesses ne passent quasiment plus.
Nous prenons contact avec les amies d’une amie française qui vivent à Ventiane afin de savoir si il existe un garage Ford au Laos, ils se trouvent qu’elles possèdent une Ford entretenues chez le concessionnaire de Ventiane, elles en profitent pour nous inviter à venir nous reposer chez elles le temps des réparations, jusqu'à l’arrivée de mon frère le 19 avril.
Luang Prabang
Nous prenons donc rapidement la direction de la capitale ne faisant une halte qu’à Luang Prabang, très jolie ville qui possède autant de Guest house que d’habitants et un nombre incalculable de wats (temples bouddhistes).
poissons medecine
vat
vat garde
Nous en visitons Cinq ou six ainsi que le musée de la ville qui raconte les périodes où la ville était la capitale royale du pays.
Nous croisons une famille française partie pour 6 mois autour du monde avec leurs quatre enfants. Le temps d’un pastis, d’un repas et d’une soirée très agréable, nous nous trouvons des connaissances communes autant dans le Var qu’en Loire Atlantique (il connait très bien un de mes anciens patients et je fais mes analyses de sang chez son frère lorsque je suis en vacances chez mes parents). Ils reprennent le lendemain le chemin du retour, pour recommencer à accumuler des RTT,  les yeux remplis d’images fantastiques et la tête pleine de rêves et d’aventures.
garde vat
bonze
Nous croisons également avant de continuer notre route pour Ventiane un artiste peintre Vierzonnais exilé en Australie depuis plus de 20 ans (www.quijano2008.blogspot.com ) puis réenclenchons tant bien que mal la première pour continuer notre sinueuse traversée des montagnes laotiennes.
Autour du monde en famille
La première chose que l’on remarque au Laos c’est le calme avec lequel tout se passe, en trois jours nous avons entendu deux coups de klaxon dont un qui venait de la tortue et l’autre certainement du à l’assoupissement du conducteur sur la manette de l’avertisseur.
Le long de la route s’étirent de nombreux villages en bois et en bambou, maisons sur pilotis, sous lesquelles les enfants jouent la plupart du temps nus, dans la terre ou sur le bord de la route.
village
cocololo Nous croisons deux bretons ( http://corinne-loic.fr.cr/ ) partis de Brest en vélo et qui après avoir traversés une partie du moyen orient et de la Chine, s’apprêtent à rentrer en six ou sept mois par le Transibérien.
Nous faisons une halte quelques kilomètres avant Vang Vieng afin de laisser passer la nuit, et atteignons Vientiane le Mardi 31 Mars, où nous attendent Corinne, Christine et leurs quatre enfants.
Ce sont les amies d’une cousine de mon beau-frère avec qui je partage la filleulisation de ma nièce Lucie.
Prévenues de notre passage elles nous ouvrent en grand les portes de l’ancienne immense maison de l’ambassadeur du Brunei qu’elles louent depuis leur arrivée au Laos, quand elles ont, il y a trois ans repris, entre autres activitées, les rênes d’une usine de textile de 500 employés.
Océane ne se fait pas prier pour partager la chambre de Sarah, son aînée de 6 mois et de 3 cm, qui comme elle traîne sur les bancs de la 6ème, pendant que Timothée trouve refuge dans les quartiers de Mathéo et Zelda jumeaux de 6 ans  et Carla 8 ans.

Nous nous installons pour notre part dans un petit pavillon indépendant et climatisé alors que la Tortue part pour le garage Ford, qui par chance est dirigé par un ami français de Corinne et Christine.
à cor et à chri
Tout quitter pour changer de vie Jean Luc Delarue
Nous passons l’après midi à faire le tour de la maison et à se préparer au coup de fil de Jean-Luc Delarue qui selon Réservoir Prod devrait se situer aux alentours de l’apéro.
Bingo, la sonnerie de mon portable retentit alors que nous avons déjà sérieusement entamé les réserves de Merlot de la maison.
J’écoute mes parents répondre aux questions de l’animateur qui n’ayant pas voulu se déplacer pour nous interviewer sur place (peut être a-t-il peur de l’avion) demande rapidement à me parler et encore plus vite à converser avec Nanou qui s’entête à lui dire qu’elle est ravie de voyager, alors qu’il insiste pour lui faire dire qu’elle est malheureuse.
Ayant raccroché, nous reprenons le fil des choses sérieuses et terminons le cubi de Merlot en nous demandant tout de même ce qu’ils garderont au montage de l’émission.

Nous n’aurons pas beaucoup à attendre puisque la diffusion est prévue 7 jours plus tard et même si nous ne la verrons pas, je pense que l’écho s’en fera, par ceux qui nous suivent, aisément entendre jusqu’à Ventiane.
La réparation du camping-car ne pourra, par bonheur, pas être immédiate, nous obligeant à séjourner chez Corinne et Christine, qui mettent à notre disposition voiture et moto, pour découvrir la ville pendant que les enfants s’éclatent dans la piscine avec leurs nouveaux amis.
Johnny, Johnny
Corinne que nous n’avions pas encore vue, revient deux jours plus tard de Pnom Penh au Cambodge où elle travaille la plupart du temps, quand elle ne s’envole pas vers leur usine de Madagascar ou à un rendez vous à Paris.
Comme elle disent, elles sont venues là pour lever un peu le pied, et n’ont plus désormais que trois quatre entreprises à gérer, plus quelques orphelinats au Cambodge, quelques formations que Christine distille ça et là a travers l’asie entre deux vols pour leur bureau de Bangkok et quelques ventes de piscines qu’elles distribuent en Asie du Sud Est (rien que d’en parler j’suis déjà épuisé).
Rencontre
Le plus extraordinaire est que leur suractivité ne tarit ni leur gentillesse, ni leur humilité, ni leur disponibilité à notre égard.
Et comme mon frère arrive le 19 avril, nous entreprenons d’effectuer notre plus longue pause hors de la tortue depuis le début de notre tour de la terre.
Les pièces pour la tortue sont commandées en Angleterre, les cubis de vin du Languedoc chez Ken (un français qui importe du vin à Ventiane) et nous tentons d’avancer un peu l’école pendant que les quatre enfants de la maison sont quant à eux à l’école américaine.
C'est que le début ....
Je fais quelques aller retour à moto aux quatre coins de la ville où nous croisons Jean-Jacques et sa fille Caroline (Faivrejj.blogspot.com) qui avec leur camping-car de 25 ans d’age se retrouve au garage de la tortue pour changer ses freins. Nous les voyons deux ou trois fois, le temps pour eux de faire faire les visas nécessaires à la traversée de la Chine, de la Mongolie et de la Russie par laquelle Jean-jacques retourne en France.
Le reste du temps nous découvrons la vie à Ventiane sans pour autant visiter les sites touristiques que nous réservons pour la semaine où les filles partent en vacances au Cambodge.
Les rencontres et les bonnes adresses n’en finissent pas et comme dit Nanou je me fais des nouveaux copains tous les jours !!!
Fin de la deuxième semaine nous croisons Bobby, le camion d’Anne et Ricko (http://switch.top-depart.com/  ) que nous avions loupé sur les berges du Lac Powel aux Etats-Unis, où nous nous trouvions le même jour qu’eux, puis une deuxième fois vers Bangkok que nous avions traversée pendant qu’ils y attendaient Bobby, ils sortent de leur première vraie galère sur les pistes, qui leur a coûté un pare-choc et quelques bosses alors que Ricko mal en point sort de l’hôpital d’où il s’est remis d’une forte fièvre qui lui durait depuis plus d’une semaine.
Corinne et Christine continuent de voler au dessus de l’Asie pendant que petit à petit la tortue se reconstruit et que nous nous refaisons une santé, nous en profitons pour faire quelques examens de vue aux enfants et Océane repart avec sa première paire de lunette (Désolé ma Dodo, on essaiera de faire la seconde paire à Mod Optique, mais il aurait été dommage qu’elle continue le tour de la terre, en voyant le monde aussi trouble).
Mod'Optique
Océane et Sarah font leur petite vie à l’étage et dans les magasins de la ville, les petits tentent de battre des records de désordre dans leur quartier, on fait deux ou trois sorties (Parc aquatique, Zoo, Déjeuner sur un bateau…), Océane et Timothée accompagnent les enfants à la fête de l’école.
C'est la marche des éléphants

Pretty Women


Sabaïdee Pi Maï

Les vacances Laotiennes approchent et l’on arrive sur les derniers jours du calendrier bouddhique de l’année 2551 (J'vais réfléchir avant de m'convertir, j'ai peur que ça m'donne un p'tit coup de vieux!!), la fête du nouvel an dure trois jours, et se nomme Pi Mai, cette année les laotiens ont travaillé deux samedis supplémentaires pour avoir une semaine complète de congé à cette occasion.

Corinne et Christine, elles, profitent de cette pause pour emmener les enfants en vacances découvrir le Cambodge, nous laissant la maison et les bonnes adresses pour profiter de Pi Mai.
Pi Maï
Avant le départ nous sommes invités à la fête du nouvel an que donne Thierry un voisin français des filles qui a monté avec sa femme le troisième plus gros réseau de distribution d’essence du pays, on essaye de prendre des tenues un peu moins touriste que d’habitude et partons dans un cadre magnifique, manger des petits fours et boire du vin rouge.
Cabriolet traction
Thierry qui suit depuis un moment le site de nos amis Yann et Gé passe une partie de la soirée avec nous et nous présente un des bijoux de sa collection de voitures, une traction avant cabriolet qu’il a entièrement restaurée (http://lecruchon2..free.fr/1937_Citroen-cabriolet-7C.htm), on le met en contact avec Yann et Géraldine qui doivent passer par Vientiane d’ici peu, et qui seront sûrement ravis de croiser cet amateur de belles choses.
Un deuxième Boun (fête) chez Pascale une amie des filles qui vient de finir de construire sa maison (qui mériterait de noircir les pages des magasines de déco) et les vacances commencent.
Nous nous retrouvons seuls dans la grande maison de Christine et Corinne et entendons à l’extérieur, la ville battre la mesure du nouvel an.
La fête dure trois jours, pendant lesquelles la bière lao coule à flot ; Le long des trottoirs, les groupes se forment, munis de pistolet à eau, de bassines, de seaux et de tuyaux pour arroser toute personne passant dans la zone d’arrosage.
La musique résonne à tous les coins de la ville et tout le monde danse du premier au dernier jour, titubant pour certains sur la fin, quand le poids de la bière leur donne une démarche de poupées russes.
Y'a d'l'eau
Pour ma part m’étant attelé à la tache que nous nous étions fixée de nous refaire une santé, je me chope une fièvre carabinée dès le premier jour, ce qui ne me permettra de voir les festivités que depuis la vitre mouillée de la voiture qui m’emmène tous les jours voir le médecin de l’ambassade. La première fois pour la fièvre, la seconde pour les effets secondaires des médicaments prescrits et la dernière, à bout de souffle pour arrêter le traitement qui était en train de m’empoisonner à petit feu.
L'arroseur arroséPi Maï
Pendant ce temps Supernanou s’occupe de l’école, du ménage, des repas et de la récupération de la tortue. Bref elle s’éclate pendant que j’me décompose, c’est bien toujours les mêmes qu’en profite. J’émerge trois jours plus tard, pour aller manger au soleil couchant chez Nadia et Sarah, des amies de Corinne et Christine qui louent depuis peu une maison sur le bord du Mékong, quiche lorraine et poissons du fleuve seront mes médicaments pour cette période de convalescence.
La cabane au bord du MékongSarah et Nadia
Le dimanche 19 avril, les vacancières sont de retour. Sauf Corinne, qui a réenclenché la machine sans même repasser par la case départ, nous ne la reverrons donc pas avant notre départ du Laos. Elle m’impressionne, sans l’envier pour autant, car mes choix sont tout autre ;
Repos
Elle m’étonne dans le travail bien sur, qu’on sent net, précis, tranchant, organisé il faut dire qu’on ne sort pas de ponts et chaussées et on obtient pas le trophées des femmes en Or pour rien, mais si elle laissait aux autres le dixième de ses activités et de sa capacité de travail, on aurait certainement résolu plus de la moitié du problème du chômage européen pour un bout de temps.
Zoo
Christine s’occupe seulement du reste qui à lui seul correspond à l’occupation d’une ville de moyenne importance.
Cependant elles sont surtout épatantes par leur gentillesse, leur faculté de se rendre disponibles malgré leur emploi du temps, leur envie de faire plaisir et la simplicité avec laquelle elles le font, on les adore tout simplement quoi !!!!
 
MateoSarahZeldaCarla
Bon trêve de fleurs je pense qu’elles savent ce que nous pensons d’elles, et je remercie la vie, le voyage et bien sur Anne de nous avoir permis de les rencontrer (En parlant d’Anne, vous pouvez vous procurer dans toutes les bonnes librairies ainsi qu’à la Fnac son livre « Comment réussir à changer de vie » -Anne Leguy- une cinquantaine d’interviews de personnes qui ont franchi la pas) et si vous avez des questions sur l'éducation et de la scolarité de vos bambins, son blog sera votre drogue ( http://heureux-a-l-ecole.blogspirit.com/ ) .
Changer de vie
Vol deux jours
Mon frère et ma nièce atterrissent à Vientiane à 20h 10 le 29 Avril après 24 heures de voyage et 6 heures d’attente à Bangkok, nous sommes tous ravis de les retrouver après deux années sans se voir alors que nous vivions à quelques kilomètres les uns des autres.
Nous aurions pu les apercevoir lorsque Reservoir Prod est descendu les filmer dans le var, mais étant donné qu’ils n’étaient nullement inquiets de nous savoir sur la route, aucune des interviews réalisées n’a été retenue.
Ils s'installent dans notre pavillon extèrieur, pendant que nous intégrons le deuxième étage d’une autre bâtisse de la maison.
Nous entamons le Laurent Perrier grand siècle que mon frère a trouvé dans un rayon des duty free, avec un fromage de chèvre de notre Berry originel dont il s’est fait livrer une dizaine d’exemplaires avant de partir.
Malgré le voyage et la fatigue, les retrouvailles nous garderons éveillés jusqu’à 2 heures du matin, et après une petite nuit réparatrice nous partons à 10 dans le pick up à la découverte de la ville.
Champagne et Mouré
Pha That Luang Patuxaï
Le Pha That Luang, grand stupa dorée qui orne la couverture de la 5 ième édition du Lonely Planet, ainsi que le cachet national du Laos, et qui, selon la légende, aurait enfermé un morceau du sternum du Bouddha.
Nous arpentons les allées poussiéreuses et odorantes du marché Talat Thong Khan Kham, les marchés de légumes et de poissons sont toujours un dépaysement brutal quand on arrive du continent des normes ISO et de la chaine du froid.
Nous continuons par l’ascension du Patuxai, arc de triomphe édifié dans les années 1960 avec le béton américain qui devait servir à la construction d’une piste d’attérissage et qui fait face, au bout de la rue Lan Xuang, au palais présidentiel.
Nous cherchons les bonzes au Haw Pha Kaew transformés en musée d’art religieux, puis au wat  Si Saket, Temple bouddhique érigé en 1818, orné de plus de 2000 niches habitées par plus de 6000 statuettes de bouddhas.
Et finalement, La fatigue générale nous renvoit au bord de la piscine, où, entre deux plongeons, nous préparons les valises et la tortue pour le prochain départ qui doit nous arracher au havre de paix dans lequel nous vivons depuis plus de vingt jours.
Marché Aux Champs Elysés
Le départ prévu sur le coup de 7h30 s’effectue au alentour de 9h30 et nous prenons la route du sud qui par bonheur est magnifiquement asphaltée et la circulation n’étant pas le problème principal du Laos nous atteignons après dix heures de route la ville de Paksé où nous mangerons sur un des bateaux restaurants qui flottent sur le Mékong.
Ados d'éléphant
Le lendemain nous partons à dos d’éléphant sur les chemins montagneux qui nous mène à un ancien temple autour du village de Ban Phapho, les pauvres bêtes semblent peiner le long des pentes abruptes et nous arrosent toutes les 5 minutes avec la réserve d’eau qu’ils gardent dans la gueule.La promenade dure deux bonnes heures et sans laisser reposer nos vertèbres maltraités nous continuons vers les 4000 îles, nous arrivons à prendre le dernier ferry pour Don Khong, la plus grande des îles.
Diner sur le Mékong La fine équipe
Mon frère trouve refuge dans un hôtel appartenant à un couple d’Aix en provence, et nous terminons la soirée dans un resto voisin où l’on se demande encore s’ils nous ont servi à manger, ou s’ils nous ont offert en pitance aux millions de mini fourmis rouge dont ils semblaient faire l’élevage.
Mé kong c'est des gens du sudTiti et Toto sont sur un bateau
Une longue barque vient le lendemain nous chercher devant l’hôtel pour nous emmener à travers la zone où le Mékong, depuis la province du Qinghai en Chine où il prend sa source, atteint sa plus grande largeur 14 Kms.
La balade se poursuit à vélo sur l’île de Don Khon, où régne une atmosphère de vacances, le long des chemins de terre où ont poussé des petits restaurants et des magasins de souvenirs.
Les vélos nous conduisent jusqu’à une plage de sable d’où partent des petits bateaux pour aller voir les dauphins de l’Irrawaddy, que nous n’avions pas pris le temps d’aller voir au Cambodge. Cette espèce en voie d’extinction ne compte plus qu’une cinquantaine de spécimens qui se partagent entre le Laos, le Cambodge et la Birmanie, la conservation de l’espèce est liée à l’arrêt de la pêche à l’explosif, qui tue encore une dizaine de dauphins par an (faites le compte, y’en a plus pour longtemps).
En Asie à vélo on dépasse...
Dauphins de L'Irrawaddy Les dauphins ne nous montrerons que le haut de leurs ailerons gardant leur tête, si particulière, à l’abri sous les eaux.
Rentrant avant la nuit de notre excursion, nous reprenons la route et le bac pour nous retrouver tard dans la soirée face à Champasak, où des embarcations en bois, formées de trois grandes barques reliés entre elles, font traverser véhicules et passagers pour un tarif variant de 2 à 15 euros suivant l’heure, la nationalité et l’allure et la tête du client.

Nous démarrons donc la discussion à quinze euros et étant donné l’heure tardive et le manque d’hôtel pour mon frère de ce côté du fleuve, nous la terminons à douze dollars, on essaiera de faire mieux au retour.
L’hôtel pour 15 dollars que nous trouvons pour mon frère, restera une des meilleures adresses que nous aurons faites dans le sud du Laos (Oxana Guest House), les chambres sont posées sur le bord du Fleuve rouge et les nems figurent au top 5 du guide des nems que mon frère pourrait éditer en rentrant, étant donné la régularité avec laquelle il en passe commande.
Bac du Wat Phu
Stéphanie et Gaëtan

 

Faute d’Angkor wat et de Ta Prohm, nous visitons le temple Khmer du wat Phu datant du XII ème siècle, il est moins bien conservé et beaucoup plus petits que ses pendants cambogiens mais permet toutefois de se rendre compte de la finesse et de l’architecture avec lesquelles les khmers bâtissaient leurs temples, nous y croisons Stéphanie et Gaëtan (www.gwenostef.kikooboo.com) deux bretons partis depuis 6 mois autour du monde, qui nous persuadent pratiquement de continuer notre voyage par l’Australie, alors que nous étions plutôt fixés sur l’Afrique australe ou le moyen orient (On verra bien, on a encore quelques mois pour se décider).

Wat PhuStyle KhmerOn s'étireLa belle

Avant de prier Bouddha, il faut mesurer son envergure et vérifier après si on a grandi; Pour Océane, le chef des mesures aurait noté une augmentation d'un centimètre entre les deux mesure.
De retour au bac, je présente avec assurance 4 euros au passeur qui me fait signe que je suis en dessous de la réalité, et je lui tend deux euros supplémentaires en lui  montrant que je ne suis pas dupe de la fluctuation du cours du passage de camping-car sur le Mékong et il n’insiste pas.

Epreuve du Bac
Il nous reste deux jours à passer au Laos avant l’expiration de nos visas et nous décidons de les laisser couler le long des cascades qui alimentent le Mékong aux alentours de Paksé.
Une première halte ratée à Tat Lo où le personnel désagréable de la Saise Guest House et du Tat Lo lodge, profite de l’heure tardive pour nous soutirer quelques dollars supplémentaires. Ne voulant pas leur faire profiter de notre petit creux du soir et de la consommation gargantuesque de nems qui jalonne notre parcours, nous traversons le pont en bois qui les séparent de la très sympathique guest house suivante, où après un très bon repas, je repars, par inadvertance, avec les sandales d’un autre client (Les miennes étaient neuves, mais les siennes de meilleure qualité).
Cascades de Tat Lo
 
Nous poursuivons le lendemain par une piste de terre traversant des villages qui vivent aux milieux des plantations de café. Nous stoppons quelques instants la tortue au bord d’une maison pour regarder sécher le café, prendre quelques photos et donner des vêtements qui grandissent moins vite que les enfants et un couple en scooter nous emboîte le frein et viennent se joindre à nos échanges lorsqu’en se regardant les pieds nous nous apercevons que nous portons respectivement les sandales de l’autre.
Couleur caféT'as pas ma taille?CalumetC'est pas l'pied
L’explication est aussi rapide que la récupération des sandales puisque de surcroît ils sont français.
Ils sont tout les deux internes en médecine et font une pause d’un an autour du monde avant de reprendre le chemin de leurs études d’un pied bien chaussé.
Tombe l'eau
La dernière chute que nous verrons est celle de Tat Fan, les plus hautes (plus de 120 mètres) et un hôtel un peu space perdu au fond d’un chemin boueux, dont le personnel bien que très agréable, faisait plus penser à la mafia russe qu’à des produits de l’école hôtelière locale.
La belle équipe

Le glas du visa ayant sonné nous traversons une dernière fois le Mékong pour rejoindre le poste frontière de Vang Tao/ Chong Mek.
Je rends le permis provisoire de circuler sans trop de soucis, mais au moment de valider notre sortie du territoire Laotien, le douanier nous fait remarquer que nous avons dépassé d’un jour notre autorisation de séjour et qu’en plus des quatre euros d’escroquerie dominicale qu’a instauré le poste frontière, il nous demande dix dollars de taxe de dépassement par passeport. Après mes deux premières minutes d’énervement, Nanou m’annonce par la fenêtre du camping-car que j’ai tort et que c’est le tarif annoncé sur les guides, Dernier repas Laos dans la tortue
Maison
je tend alors au douanier les 9 euros que j’ai en main (6 dollars, quelques Kips et 100 Baths thaïlandais) en essayant de dissimuler le billet de 50 dollars que mon frère venait de me glisser entre les doigts, et lui explique que je n’ai pas plus et que c’est ma dernière offre, les minutes passent, sous l'oeil amusé de Nanou et de mon frère, mais après l'accord du chef je repars avec mes quatre tampons sur les passeports et le billet de 50 dollars dans le creux de la main, ils ne demandent même pas les neuf euros qui reste sur le comptoir et que je laisse néanmoins.

Mon frère me propose de me reconvertir en commercial à notre retour, prétextant que j'arriverai à vendre du pétrole aux arabes et nous terminons sur cette économie notre cour parcours Laotien. Nous aurons adoré son peuple nonchalant, leur sourire et la tranquilité du pays, cette traversée restera pour notre part marqué par notre rencontre avec Christine, Corinne et leurs enfants.

MrMissMme
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france