JORDANIE Du 25 Novembre au 21 Décembre 2009
carte Jordanie

Royaume hachémite de Jordanie (fr)

drapeau

 

Devise nationale : Dieu, la Patrie, le Roi.

Langues officielles

Arabe

Capitale

Amman
31°57′N 35°56′E

Plus grande ville

Amman

Forme de l’État

Monarchie constitutionnelle

 - Roi
Premier ministre

Abdallah II
Nadir al-Dhahabi

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 110e
92 300 km2
0,8%

Population
 - Totale (2008)
 - Densité

Classé 107e
6 198 677 hab.
62 hab./km2

Indépendance
 - Date

Du Royaume-Uni
25 mai 1946

Gentilé

Jordanien(ne)

Monnaie

Dinar jordanien (JOD)

Fuseau horaire

UTC +2

Hymne national

As-salam al-maliki al-urduni

Domaine internet

.jo

Indicatif
téléphonique

+962

Nous entrons tard le soir à la frontière jordanienne, après la simplicité avec laquelle nous avons traversé les postes saoudiennes, nous nous attendons pratiquement à ne pas nous arrêter, pensant qu’un petit bonjour de la main suffira.
Il n’en est rien, on nous fait ouvrir les soutes et les placards, les douaniers répertorient tous le matériel informatique et photographique que nous possédons, la liste complète de nos équipements de plongée et prennent un soin particulier et incompréhensible à observer et enregistrer tous les détails de nos deux GPS (incompréhensible car en Jordanie, ils n’ont pas de GPS, n’en vendent pas et aucune carte routable n’existe à l’heure actuelle sur ce pays).
Aqaba
Bref, une heure plus tard, nous en arrivons au passage du camping car et on nous demande de prendre, contre  150 euros, une assurance responsabilité civile pour le véhicule, malgré mon insistance, ils n’acceptent pas notre assurance internationale, et comme il n’y a ni distributeur, ni moyen de payer par carte, nous nous installons devant leurs bureaux pour y passer la  nuit. Le chef s’inquiète de nous voir encore ici, et me fait venir dans son bureau, après m’avoir demandé de combien nous disposons en liquide, il accepte notre assurance et nous demande les 100 euros que nous possédons pour tamponner notre carnet de passage en douane, d’après les guides 5 suffisent, mais cela fait deux heures que nous traînons dans cet endroit sordide et sommes pressés d’aller dormir au bord de la mer rouge.Je leur pose donc tout ce que j’ai sur le comptoir, les remercie de leur gentillesse désintéressée et nous quittons les lieux avec notre plein de gasoil à 4 euros fait en Arabie Saoudite.
Plage d'Aqaba
Trois kilomètres plus loin, nous apercevons 5 camping-cars garé sur le parking de la plage, nous nous y rendons mais faisons demi-tour devant le panneau qui demande 10 euros pour se stationner et se brancher, on nous dit que l’hôtel en face fait également camping, mais on nous demande ici 10 euros pour la même chose ou 7 pour se parquer sur le terrain vague qui borde la route bénéficiant d’une charmante atmosphère de terre de gravas et de détritus de fin de chantier (comme me dit Yann qui vient de traverser laJordanie  « bienvenue au pays de, faut payer pour te garer, espèce de touriste, même si c’est au bord de la route », je sais que c’est pas l’bout du monde 10 euros, mais depuis trois qu’on bivouaque dans des endroits superbes gratuitement, on prend forcement quelques habitudes.
Nous stationnons sur la route d’Aqaba à coté d’un poste de police et partons le lendemain à la recherche d’un super marché, d’une solution Internet et d’une pompe à eau qui est en train de lâcher.
Nous rencontrons Nersas au Royal Nautique club, un passionné d’Opel Manta dont il possède un des cinq exemplaires qu’il existe en Jordanie (Si vous connaissez un autre passionné qui parle anglais, il serait ravi de rentrer en contact avec lui, faites passer le mail, je ferai suivre).
Il nous propose de nous donner une pompe qu’il a chez lui, malheureusement je n’arrive pas à la faire fonctionner, puis il nous indique comment nous organiser à Aqaba. Deux heures plus tard les frigos sont pleins, et nous surfons sur Internet grâce à notre abonnement 3G pris pour 2 mois, nous avalons un kebab frite et allons nous installer sur la plage publique.
Kebab
Elio
Contrairement à ce que l’on nous avait dit le parking est gratuit, et pour notre plus grand bonheur nous y rencontrons deux couples de camping caristes italiens, très sympathiques.
Elio et Gabriella attendent le ferry qui les emmènera pour quelques mois en Egypte, ils nous offrent le café, sortent le parmesan de leurs réserves et nous servent un excellent petit vin blanc frais pour l’accompagner.
J’entends déjà ma mère me dire : 
-«vous avez toujours la chance de tomber sur des gens sympas »
Elle ne croie pas si bien dire, car la discussion venant sur les problèmes que nous avons pu rencontré sur le camping car pendant le voyage, je lui dit que notre pompe à eau est en train de nous lâcher, et il nous offre la pompe de rechange qu’il gardait dans sa soute. Je l’installe immédiatement en sa compagnie et le remercie en buvant un petit verre de son vin blanc (Je me rattraperai quand il viendra nous voir dans nos collines varoises).
Nous les laissons partir à la découverte du Nil pendant qu’après avoir visionné Lawrence d’Arabie, nous partons sur ses traces dans le Wadi Rum.
N’ayant pas de véhicule 4X4, nous devons programmer une journée avec un tour local, nous en trouvons un dans le petit village de Rum.
Lafi, voyant que nous n’avons pas encore organisé les choses, vient nous proposer ses services, son 4X4 n’est  pas flambant neuf, mais ses prix sont  raisonnables (50 au lieu de 80) et  il parle un anglais compréhensible, j’insiste sur une journée complète de 8h00 jusqu’au coucher du soleil et surtout sur le thé que nous voudrions prendre dans le désert.
Wadi Rum
Dernier modèle avec clef de demarrage électronique
Le lendemain, Lafi vient nous chercher avec un Toyota d’un autre temps, ou plutôt dont le temps ne peut être seul responsable de l’état. Il nous présente son jeune frère Raka d’une quinzaine d’année qui sera notre chauffeur, après une longue hésitation, nous montons quand même dans ce qu’ils appellent encore un 4X4 et allons faire le plein dans l’arrière boutique de son cousin.
Raka nous conduit d’abord à la source de Lawrence, où l’eau de pluie descendant des montagnes vient finir dans des canaux pour abreuver les dromadaires, les moutons, les chèvres et les ânes.
Pendant ce temps Raka cherche désespérément  les ustensiles pour nous faire le thé dans le désert dans la tente bédouine des parents.
N’ayant pas trouvé de quoi nous abreuvé, il nous emmène chez son oncle qui vit avec femme et enfants sous une tente faite de sacs de provisions et nous buvons le thé avec le reste de la famille en parlant de la vie dans le Wadi.
wadi rum
Nous poursuivons la matinée entre ponts naturels et arrêts dans les différentes tentes de la famille, afin de remplir régulierement le radiateur d’eau.
papi wadi
wadi dune
Nous pique-niquons au pied d’un pont de pierre et poursuivons par la visite de quelques canyons pour finir face au soleil couchant non loin du village de Rum.
le petit de pierre
Le Wadi Rum est réellement magnifique, le sable passe du beige au rouge en une petite dizaine de mètres, les montagnes qui surgissent du désert s’élèvent à plus de mille mètres avec des pentes verticales qui font le bonheur des alpinistes.
tente bédouine
Et bien que les touristes partent en masse chaque jour du village, nous croisons plus de dromadaires que de vacanciers ;
ane solitaire
Raka, quant à lui, malgré son jeune age, s’avère être un as du volant sur le sable, et se plie en quatre pour rendre nous journée agréable, enfin surtout celle d’Océane qui occupe toute son attention.
Papi 2

De retour aux portes du wadi nous nous installons le long du centre de réintégration des Oryx et y passons deux journées à faire l’école profitant du branchement électrique et du robinet d’eau que le responsable nous gratuitement à dispositions,tout en venant nous apporter une assiette de datte.
Lawrence House
wadi rum
L’assiette terminée, nous reprenons la route jusqu’à la quatrième des sept nouvelles merveilles du monde que nous aurons visité depuis notre départ.
Sic
La Jordanie n’étant pas immense, nous ne mettons que 2 heures à rejoindre les traces d’Indiana Jones au milieu du Wadi Musa, et le temps de trouver l’endroit idéal pour nous installer et de récupérer quelques renseignements au centre d’information, les enfants sont ravis de se rendre compte qu’il reste encore du temps pour une petite séance d’école.
Nous commençons le lendemain par traverser le Sic, long couloir rocheux crée par le mouvement des plaques tectoniques, le long duquel les nabatéens construisirent il y a plus de 2000 ans des conduits d’irrigations et de collecte d’eau pour alimenter la ville, tout en sculptant à même la roche des troupeaux de dromadaires grandeur nature.
Resic
Ces montagnes de grès rose aux sommets arrondis ressemblent à des millefeuilles, dont la crème aurait dégouliné entre les couches successives de biscuit. La cité de Petra était depuis 200 avant JC, la ville la plus importante de la civilisation nabatéenne, avant d’être prise par les romains en 106 après JC.
Le Trésor
Les nabatéens ont creusés à même les montagnes de véritables temples troglodytes, dont le plus connu, le Trésor, se dévoile à la sortie du Sic, j’attendais depuis longtemps mon face à face avec ce monument et je ne fus franchement pas  déçu, sa majesté et le cadre dans lequel il a été sculpté, force l’admiration.
avec les étoiles
Nous poursuivons le long des montagnes creusées de toutes part comme une forêt de gruyère et montons jusqu’à la pierre du sacrifice pour y installer notre pique-nique avec  les tombes royales en contrebas.
gruyère nabatéen
Des p'tits trous, des ptits trous toujours des p'tits trous
Cette première balade sur le site nous aura pris toute la journée et nous rentrons épuisés à notre tortue.
En la creusant, la roche a laissé ressortir au gré de ses composants des couleurs qui du rose, vire au jaune, puis au rouge en passant par toutes les nuances d'orangé.
violetrosé
Nous consacrons la journée du lendemain au centre de l’ancienne capitale nabatéenne et à l’ascension qui mène au monastère.
monastère
Nous y rencontrons Aline et Benoît, partis de Paris avec leurs enfants Clara et Hugo, pour une année de  voyage en camping-car. Ils sont seuls sur le site, les enfants ayant préférés les cours du Cned aux 800 marches qui mènent à la merveille que nous découvrons au sommet, c’est le plus grand monument de Petra (47 mètres sur 45).
Nous nous retrouvons le soir au restaurant entre voyageurs autour de plats typiques qu’Aline et Benoît, parlant arabe, nous aident à choisir, pendant que les enfants écument tous les sujets de discussion qui tourne autour de la DS.
Rencontres
Les dieux de la DS
Ils repartent le lendemain pour prendre la route de leur seconde patrie le Liban et y passer les fêtes de fin d’année en famille, nous les recroiserons peut être après les fêtes en Syrie.
Le troisième jours les courbatures nous retiennent dans notre tortue jusqu’au début de l’après midi, et nous ne faisons qu’un petit tour sur le site, visitant les tombes royales, le théâtre et retraversant pour la cinquième fois le sic.
Tombes Royales
A notre retour, Paul et Gerda ont rejoins notre petit coin de terre au bord de la route avec un grand camping-car dans lequel ils vivent 6 mois par an, ils sont déjà venus de nombreuses fois en Jordanie et connaissent la région sur le bout des doigts.
Paul
Ils nous emmènent visiter Little Petra à quelques kilomètres où nous passons la nuit, sous la pluie.
Puis ils nous montrent, avant de partir, la magnifique route qui rejoint le Wadi Araba.
Little Petra
 
Nous y passerons la nuit et la journée du lendemain, seuls dans ces montagnes, troublés par le seul passage d’un bédouin faisant traverser ses dromadaires du Wadi Musa au Wadi Araba (le Wadi est une vallée) et d’un voyageur sud africain en 4X4 qui après avoir visité sa famille en Allemagne, rejoins en 6 mois l’Afrique du Sud.
Wadi araba
Le bédouin choisi justement notre campement, pour faire une halte avec ses bêtes, et nous offre traditionnellement le thé qu’il fait en cinq minutes au bord de la route, le temps de trouver quelques brindilles à brûler et quelques pierres pour les entourer.
Nous retournons à Petra pour faire la visite de nuit traversant cette fois le Sic à la lueur des bougies qui illuminent les parois de grès, nous arrivons au Trésor, pour un concert nocturne de flûte avec un nouveau petit thé pour nous réchauffer.
Le moment passé devant ce monument sculpté à même la pierre est inoubliable, mais reste sans  effet sur les enfants, qui n’y auront vu qu’une huitième traversée du Sic et une occasion d’attraper froid (sic, sic et resic).
La dernière croisade à travers le sic
Nous quittons finalement cet endroit qui mérite véritablement de faire partie des sept merveilles du monde et nous rendons au château de Karak construit par les croisés, à l’époque où les catholiques avaient l’envie d’imposer par la force et la barbarie leur religion,
Chateau de Kerak
Le château est immense et comporte sept étages, il y vivait plus de mille personnes, lorsque le croisé Renaud de Châtillon y faisait exécuter ses prisonniers, en les jetant du haut des 450 mètres de remparts, qui dominaient la vallée (en ayant pris soin de leur attacher une caisse autour de la tête afin qu’ils ne s’évanouissent pas avant la fin de la chute).
Kerak
On y découvre des systèmes de récupération d’eau et des citernes à tous les étages et un petit musée archéologique.
Bien que le site soit très fréquenté, la ville ne semble pas faire partie des étapes nocturnes des touristes et nous pouvons à l’heure de la fermeture des magasins profiter d’un bout de vie jordanienne le temps pour nous de remplir le frigo de quelques pains bédouins et de se faire couper les cheveux dans un salon qui semble dater de la même époque que le château.
Nous descendons, ensuite sur les rives de la mer morte. On peut véritablement parler de descente, puisqu’elle se situe à 400 mètres au dessous du niveau des océans, l’air est humide et l’altitude négative nous apporte une bouffée de chaleur qui attire une nuée de mouches (en fait, on n’est jamais content).
Mer morte
Les abords de la plage publique sont noirs de monde, il faut dire que nous sommes vendredi et toutes les familles des environs viennent passer le week-end sur les rives de la mer morte.
La baule les pins
Nous réussissons à nous frayer un chemin au milieu des chameaux venus divertir les enfants et les voitures qui tentent toutes de chercher une place au plus près de l’eau.
Arrivés au bord nous comprenons mieux ce qui attire les mouches, tout le monde jette ses détritus à même le sol qui ressemble plus à une poubelle qu’à une station balnéaire.
Un petit Skype aux chemins du monde et nous faisons demi-tour, pour rejoindre le parking du club nautique dont Yann vient de me donner le point GPS.
poubelle balnéaire
On se gare le long du club et nous descendons prendre notre premier bain dans une eau où la salinité est 10 fois supérieure à celle de l’océan.
Magie ie ie ie
Cette particularité qui a donné son nom à cette mer, puisque aucun organisme vivant (hormis quelques rares espèces de planctons) n’arrive à y survivre, lui vaut aussi de faire flotter les corps et nous pouvons sans effort faire la planche, il est même difficile d’y nager et de se retourner tellement l’eau semble vouloir nous chasser et nous renvoyer sur les rives, ce que nous faisons rapidement étant donné la fraîcheur de l’eau.
dead sea
Les mouches, quant à elles réussiront à nous faire fuir le bord de l’eau et après une visite sur le site au bord du Jourdain, où le christ se fit baptiser par St jean Baptiste, nous rejoignons Madaba, célèbre pour ces céramiques qui tapissent murs et sols des églises et châteaux de la région.
Ceramique
Nous trouvons refuge sur un petit parking à l’entrée de l’école de céramique de la ville qui tente de former ses élèves à la restauration de ces fresques, dont la plus célèbre date de 560 et se trouve dans l’Eglise St George construite en 1884 sur les ruines d’une église byzantine.
Elle représente, sur 16 mètres par 6, une carte des terres saintes où l’on peut voir Jérusalem, la mer morte, le Jourdain, le delta du Nil et le sud du Liban.
La ville compte de nombreuses églises et la plus  importante communauté chrétienne du pays (Un tiers de la population de la ville vibre aux sons des cloches, pour deux tiers d’adeptes des hauts parleurs), nous en visitons quelques unes et partons le lendemain matin à l’assaut des châteaux du désert, à l’est de la capitale.
Le premier, celui d’El Kharana, grand fort cubique, qui fut sans doute un  caravansérail venait de fermer à notre arrivée, mais son sympathique guide, Moubarak, nous autorise à visiter les lieux sans passer par la case ticket, et nous accompagne même pour la visite, on y découvre les écuries à l’entrée, puis les neuf groupes de logements dont les chambres étaient disposées chacune  autour d’une pièce commune centrale où se tenait le feu.
Moubarak
El Kharana
Il nous raccompagne jusqu’à notre tortue en nous  offrant son misbaha (chapelet musulman) et repart avec un ultime retardataire, pendant que nous continuons à la nuit tombante jusqu’au château d’Amra.
Hakim
Celui est pour le coup bien fermé, mais Hakim qui vit dans une tente bédouine à l’entrée du château et vend des souvenirs, nous propose de nous garer à coté de sa maison de toile et de brancher notre camping car.
Cela fait, il nous invite à nous réchauffer auprès de son feu et nous offre un excellent thé à la sauge et nous discutons de la vie bédouine jusque tard dans la soirée.
Nous faisons la visite du château, qui porte d’ailleurs très mal son appellation puisqu’il n’est pas fortifié, et que ses faibles dimensions montre sa fonction résidentielle pour les seigneurs omeyyades.
Chateau d'Amra
Cependant s’il n’est pas majestueux par sa taille, l’intérieur richement décoré de fresques surprenantes pour les incultes d’histoire islamique que nous sommes, vaut à lui seul le déplacement.
peinturespeintures
Certaines représentant des scènes de chasses et de fêtes en compagnies de femmes dénudées nous laissent perplexes dans ce territoire musulman (En fait, les Omeyyades étaient beaucoup plus tolérants que leurs successeurs, et les interdictions sont arrivées bien plus tard avec la dynastie Abbaside).
Nous poursuivons après la visite jusqu’à Azrak, mais tout le monde étant un peu las des pierres, nous prenons, après un petit kebab, la route d’Aman, la capitale.
Cherchant un endroit familier, nous allons nous stationner le long du super marché Carrefour de la ville et libérons Nanou dans les rayons et les magasins du Mall.
Aman
Cutadelle d'Aman
Elle remplit les frigos et les penderies, pendant qu’avec les enfants nous choisissons les  décorations de Noël. N’étant pas fan de la circulation dans les grandes villes que je ne connais pas, nous nous rendons à la citadelle en taxi, et passons la journée dans le centre ville d’Aman entre le théâtre romain et le souk, une famille belge dont le mari est dentiste à Aman nous conseille la visite de la plus ancienne maison de la ville, et nous y passons un long moment à boire le thé dans cet endroit destiné à être un espace culturel, et qui pour l’heure accueille les visiteurs avec un thé sucré dans un cadre qui parait n’avoir pas bougé depuis les années trente.
Et retournant à notre petit lopin de terre aux portes du centre commercial, nous dessinons la fin de notre parcours jordanien, afin d’être en Syrie pour les fêtes de Noël.
Nous repartons le lendemain après l’école pour Ajilun où nous visitons, sous la pluie, la forteresse Qala’at ar Rabad, édifiée par un neveu de Saladin, à la fin du 12 ème siècle.
Ayant troqué l’interdiction de stationner sur le site, contre le prix de l’entrée, nous partons à la recherche d’un coin tranquille aux alentours de la ville.
Au détour d’un chemin nous apercevons un genre de parc communal abandonné, et la barrière étant levée nous nous y installons.
Qala'at ar Rabat
Um Qais
A la nuit tombée, Mustapha, le gardien, nous somme de quitter les lieux, tout en nous abreuvant de welcome in Jordan. Après une courte explication de texte sur l’incompatibilité d’association d’un bienvenu, et d’un déguerpissez, nous sommes finalement ses hôtes privilégiés et nous retrouvons rapidement devant un petit thé autour du feu.
Il nous garde à manger le lendemain, et nous poursuivons notre chemin sur Umm Qais en traversant la vallée du Jourdain, longeant la frontière Israélienne sur une quarantaine de kilomètres où des postes de contrôles sont installés tous les 5 ou 10 kilomètres.
Ce sont les check points les plus sérieux que nous aurons vus depuis notre départ, on se demande même si ils sont mutuellement au courant de la présence de leurs collègues, tant ils contrôlent à chaque poste l’ensemble des placards, la soute, la boite à gants, le dessous des sièges et l’ensemble des papiers et nous fait garder un rythme de tortue qui nous mène sur les hauteurs du lac de Tibériade (mer de Galilée) au coucher du soleil.
Mer de Galailée
Nous stationnons un court instant sur le parking du site de Umm Qais, jusqu’à l’arrivée de la police touristique qui nous guide jusqu’à l’intérieur du site entre les murs de cette ancienne cité romaine. Ils nous font une place le long de leur bureau où ils nous proposent un thé, le temps de brancher la tortue sur le réseau électrique de leur bâtiment.
Um Qais

Nous pouvons dés lors, ou plutôt dès le lendemain arpenter les chemins qui relient le théâtre à la basilique ou arpenter le decumanus maximus pour atteindre les thermes ou le tombeau.

En rang pour l'école
Le site est magnifiqueet la vue, dominant le lac, est superbe. Nous en profitons pour finir quelques évaluations scolaires en retard et rejoignons finalement le 21 décembre la frontière syrienne.
lac de Tibériade
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france