guate
Le premier départ pour le Guatemala, s’arrête comme celui d’Ixpicob au bout de 20 Kms, un de nos merveilleux pneus chilien, nous faisant une nouvelle hypotension du caoutchouc. Nous partons une nouvelle fois à la recherche de pneus, dont les mensurations semblent toujours pour les mexicains aussi exceptionnelles que celles des actrices américaines et revenons au grand bonheur de Nacho à l’ombre de ses pins.
Première étape le bureau de la migration où Roberto Carlos sévit depuis 40 ans, nous lui présentons nos 4 passeports qu’il épluche pendant un bon quart d’heure avant de nous dire que nous n’avons pas payé la taxe de sortie qui s’élève à 20 dollars par personnes. On lui explique qu’on est arrivés en avion et que normalement cette taxe doit être incluse dans les billets, il épluche alors nos billets d’avion et nous dit qu’il veut voir les lettres UK sur un de nos papiers d’entrée dans le pays (c’est, je crois, le seul jour de ma vie où j’ai regretté de ne pas être anglais).
Le lendemain, ayant tout de même réussis à faire remplacer la valve et regonfler de nitrogène le pneu hypotendu, nous repartons à l’assaut de notre objectif et traversons sur 40 Kms des champs de bananiers avant d’atteindre Cuidad de Hidalgo, dernière porte avant le cœur du monde Maya.
bananiers
poste frontière
Nous acceptons finalement de payer mais il n’est pas autorisé à encaisser cette somme que nous devons régler dans une banque où à Viva Mexico le point fiscal situé à 70 Kms en arrière, joli nom pour un endroit où nous devons payer des taxes (à quand Viva Bercy pour envoyer nos feuilles d’impôts), nous devons également y faire annuler notre permis de circuler au Mexique.
Nous faisons les papiers nécessaires pour le camping-car, mais l’agent en charge du recouvrement nous assure qu’étant arrivés en avion, nous n’avons pas à payer de taxe de sortie à la migration.
si tous les chemins mène à Rome, la 200 mène partout
Nacho

LE GUATEMALA du 17 juin au 7 juillet

premier bivouac Guatemaltèque
En espérant ne pas retomber sur un maniaque de la bureaucratie mexicaine, nous tentons le poste frontière de Talisman, une trentaine de Kms au dessus de celui de notre abruti de Roberto Carlos (Nous nous permettons de dire cela maintenant que nous sommes au Guatemala, car une loi mexicaine interdit aux touristes de critiquer le gouvernement, ses actions ou ses représentants sous peine d’emprisonnement).
Dans le cas où tous les postes frontières mexicains seraient pourvus de clones de Roberto Carlos nous griffonnons UK sur nos 4 formulaires d’entrée au Mexique.
Et nous passons sans encombres majeurs, mais tardivement la frontière Guatémaltèque, ce qui ne nous laisse que l’option de la station service comme premier bivouac.
Notre première grande surprise est le prix du diesel, près d’un euro le litre (le plus cher depuis le début de notre tour du monde.
Pour la première fois également on nous fait payer le stationnement et on nous explique que le carburant a doublé dans les quatre derniers mois, entraînant dans sa folle envolée l’ensemble des prix dans tout le pays.
Notre deuxième étonnement est sonore, car si Cortés est parti en 1519
car
Titi la grenouille

Le dieu « volume à fond » est vénéré dans les stations services 24 heures sur 24, dans les pharmacies au point de ne plus savoir où on a mal en sortant, et dans la moindre échoppe où peuvent tenir deux hauts parleurs et un ampli.
Nous passons donc notre première nuit équipés de boules Quiès et fuyons dès le matin vers le site Maya de Takalik Abaj.
Comme partout dans le pays le prix des entrées a doublé, les excavations de ce site religieux sont récentes et se continuent encore aujourd’hui, mettant à jour au milieu d’une nature luxuriante, des stèles et des autels où des sacrifices étaient pratiqués au cours de cérémonies rituelles pour apaiser les divinités responsables de la création de l’univers.On retrouve donc tout au long de ce site, des pyramides de terres munies de larges escaliers qui font face à des autels dédiés, là à la récolte et aux semailles, là à la fertilité et la naissance, à la mort ou aux expéditions militaires.
takalik abadj
Des répliques d’autels ont été installées devant les originaux pour que les communautés locales indiennes puissent, comme leurs ancêtres, continuer à pratiquer des cérémonies rituelles (ne s’autorisant le sacrifice que de quelques poulets et canards et laissant rois et prisonniers de guerre tranquilles).Ne sachant quels sorts ils réservent aux touristes européens nous filons plus au Nord où les piscines d’eaux chaudes soufrées des thermes de Fuentas Georginas nous attendent.
autel
Nous posons la tortue à Panajachel, au bord du lac, sur le champ de l’hôtel Tzanjuyu qui jouxte l’embarcadère desservant la partie Est du lac.
Un petit tour dans cette ville touristique, où le moindre local est transformé en magasin d’artisanat lui fait à juste titre porter le surnom de « Gringotenango », et  la tortue se remplit d’un nouveau dessus de lit, annoncé à 85 euros, négocié à 28 et vu un peu plus loin à 25 (on s’est encore fait prendre pour des gringos).
Nous sommes à quelques kilomètres de Quezaltenango que nous ne ferons que traverser pour continuer jusqu’au magnifique lac Atitlan, ancien cratère d’un immense volcan dont la profondeur sous les eaux atteint jusqu’à 350 mètres, le lac est bordé par trois volcans et une douzaine de villages.
conquérir le pays Maya avec onze navires, 550 hommes et 16 chevaux, laissant à son lieutenant Pedro de Alvaro la conquête du Guatemala, les nouveaux conquistadors qui semblent s’être imposés en maître du Yucatan au Guatemala semblent être Sony et Panasonic accompagnés de leur fidèle lieutenant Pionner et ses 10 000 watts.
Bus
Panajachel
Gringotenango
Le lendemain nous décidons de partir à l’ascension du volcan San Pedro à 3020 m, mettant le réveil à 5h45 du matin pour prendre la lancha de 6h30 nous nous retrouvons à moitié endormis avec les enfants sur un quai désert (nous avons une nouvelle fois oublié de changer d’heure et il n’est que 5h20 lorsque nous nous présentons à l’embarquement).
Dans le petit village de San Pedro de l’autre côte du lac, comme dans tous les villages situés sur sa côte ouest et contrairement à Panajachel où l’on s’exprime en Katchikel, on parle le Tzutujil un des 22 dialectes Mayas.
petit matin
Ici, bonjour se dit sakari, merci se dit matioche, et tous les habitants, s’ils parlent la langue de leurs ancêtres, n’ont pas oublié de mettre à jour les prix de tout ce qui se vend ou se loue.
De l’entrée du parc à 1500m d’altitude, nous partons avec Eliséo notre guide, pour une marche de 6h00 aller retour.
Mettant plus d’une heure à faire 1,5 Kms pour 600 mètres de dénivelé, afin d’atteindre le premier mirador, à travers des plantations de café, de haricots rouges et de maïs, nous continuons dans la forêt, où la pente se raidit au même
San pedro
Eliseo
rythme que se tétanisent nos muscles. Nous lançons par moments quelques discussions sur l’histoire et la politique du Guatemala pour essayer de faire ralentir Eliséo, qui bien que s’étant chargé de notre sac à dos d’une petite trentaine de Kg, gravit le volcan comme on marche sur les tapis roulant du métro à Montparnasse ou à Châtelet-les Halles.
Nous rendons finalement les armes à 1h30 du sommet, la tête pleine de la guerre civile, de dirigisme américain et le corps vide de toute son énergie, à part Timothée dont les réserves semblent suffisantes pour sauver le monde d’une future crise énergétique.
Le lendemain sur les conseils d’Eliseo nous retraversons le lac pour nous rendre à la fête à San Juan Laguna où des processions colorées défilent le long des ruelles au son des cuivres, des percussions et des pétards dont la fumée se mêle à celle des encensoirs. Les fêtes de villages sont toujours un moment particulier, tant par l’exposition des traditions qu’elle nous font découvrir que par la possibilité de les photographier librement.
San Juan Laguna
Les hommes sont en pantacourt blanc brodé de rectangles et de motifs de couleurs tenu par une large ceinture de tissu qui redescend sous le genou et l’ensemble des rites et coutumes bien au chaud sous un sombrero blanc ou crème.
Les femmes portent un wipilés sorte de pancho tissés qui rentre sous une jupe faite d’un rectangle de tissu qui descend jusqu’au cheville, le tout étant maintenu par une ceinture colorée, a l’instar de l’obi d’une geisha ; Les cheveux sont souvent coiffés d’une unique natte enroulée dans un ruban et ramenée autour de la tête comme un diadème, un tissu replié repose sur l’ensemble afin de porter dans un parfait équilibre toute sorte de marchandises. Les hommes utilisent un mecapal, bande de tissu s’appuyant sur le front pour supporter de lourdes charges sur le dos.
hombres
Quittant le lac Atitlan, chargés de nos douleurs musculaires et de nos courbatures, nous partons à Antigua, ancienne capitale du Guatemala pendant 233 ans jusqu’à sa destruction par un tremblement de terre le 29 juillet 1773, la ville reconstruite en grande partie au 17 éme et au 18 ème siècle a gardé son charme colonial et est tournée comme Panajachel à 100% vers le tourisme. Nous arpentons ses rues pavées et tordues à la recherche d’un parking du centre ville, lorsque un 4X4 de la police touristique qui semblait nous chercher depuis un moment,
mujeres
nous happe à la sortie d’une ruelle pour nous proposer de les suivre jusqu’à leur petite caserne installée dans l’ancien hôpital et dans laquelle le nouveau chef Official Velasquez Castillo a, depuis quelques mois, lancé son projet de créer un espace d’accueil pour les touristes : le stationnement y est gratuit, gardé, il y a une machine à laver et un sèche linge à disposition, de l’eau, la possibilité de se connecter à l’électricité et de vider notre désormais célèbre cassette des WC (qu’entre parenthèse je suis le
Camping-police
Antigua

Drapeau Guatemala

Armoirie Guatemala

Devise nationale : Libertad

Langue officielle

Espagnol

Capitale

Guatemala
14° 37' N, 90° 31' O

Plus grande ville

Guatemala

Forme de l’État
 - Président

République
Alvaro Colom, centre gauche

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 104e
108 890 km²
0,4%

Population
 - Totale (2008)
 - Densité

Classé 62e
14 075 112 hab.
119 hab./km²

Indépendance
 - Date

De l'Espagne
15 septembre 1821

Gentilé

Guatémaltèque

Monnaie

Quetzal 1 (GTQ)

Fuseau horaire

UTC -6

Hymne national

Guatemala Feliz

Domaine internet

.gt

Indicatif
téléphonique

+502

1 le dollar US a également valeur légale

carte Guatemala
seul à vider, malgré ce qu’on a laissé dire) et cerise sur le gâteau internet en wi-fi à disposition, le chef nous suggère seulement de donner une propina (pourboire) à notre sortie pour pouvoir continuer à améliorer le lieu et l’accueil.
Outre tous ces services un bureau de renseignement touristique y est installé et on nous fournit une carte de la ville avec les positions des différents lieux à visiter, ils nous proposent même de nous accompagner en 4X4 de la police dans les endroits les plus éloignés (on peut facilement leur
4X4
décerner la Tortue d’or du meilleur accueil touristique).
La ville, outre sa trentaine d’églises recèle d’une grande quantité de petit musée très intéressant comme à la Finca Asotea : immense plantation de café qui abrite un musée du café, une exposition de textiles et des vêtements traditionnels et un musée de la musique avec une rétrospective sur les fêtes populaires des villages de la région ; Celle de San Juan de Atitlan d’où nous arrivons, honore tout les ans Maximon statue de bois habillée de mille présents (chemise, sombrero, collier…), on fait une procession à travers toute la ville et Maximon est installé pour un an dans une maison où on lui fait fumer des cigares et boire de l’alcool en dansant autour de lui afin qu’il améliore les récoltes et protège le village des ennemis et du mal.
Après avoir arpentés la ville pendant quelques jours nous partons pour le Volcan Pacaya, dernier volcan actif du Guatemala situé entre Antigua et la capitale.
Finca AseotaMaximon
Le bas du Volcan est situé au bout d’une piste de 6 kms, boueuse et parsemée de trous ; On y croise tout les 100 mètres des minis vans de touristes, qui viennent de Guatemala city ou d’Antigua. Arrivés aux abords de l’entrée du parc, une nuée d’enfants grands et petits nous assaillent pour nous vendre des bâtons de marche, coupés dans la végétation environnante, ou nous proposer de nous accompagner à pieds ou à cheval, au sommet du volcan.
On se fraie un chemin jusqu’à l’entrée du parc qui nous conseille de faire confiance à Victor Emmanuel, un petit d’une douzaine d’années, qui va nous guider pour nous stationner et trouver un guide. Dès lors, c’est lui qui se retrouve harcelé par les guides et les loueurs de chevaux, son choix se porte sur  Eduardo Leonel qui nous emmènera jusqu’aux coulées de lave du volcan portant le nom d’un petit palmier, qui poussait sur ses pentes, actuellement recouverte de cultures de maïs. Edouardo est né au pied du volcan et connaît tout de son histoire. Il y a encore quelques années, alors que les chemins de la colline foisonnaient de voleurs, il y emmenait les touristes armé d’un revolver ou
PisteYo la lave
accompagnait le Professeur Mac Hany, éminent vulcanologue, dont un des cratères du Pacaya porte son nom ; nous croisons d’ailleurs le professeur qui à 77 ans continue tout les matins à monter observer l’activité du volcan. Le temps oscille de la pluie tropicale qui rend les chemins boueux et glissants, à la froide grisaille d’un après midi lillois, ce n’est qu’arrivés au dernier plateau que le soleil nous éclaire les pentes noires du sommet où les touristes cherchent à trouver ça et là entre les émanations de souffre des coulées de lave actives.
Océane se lave
La nuit passée, nous remontons jusqu’à Coban où 11 Kms de piste caillouteuse en montagne russe nous amènent dans un Guatemala plus authentique que toutes les villes touristiques que nous avions pu visiter jusqu ‘alors. Après avoir stationné la Tortue sur le parking des grottes de Lanquin, nous sautons dans un collectivo pour passer la fin d’après midi le long des cascades de Semuc Champey, 9 Kms plus loin.
Le Pacaya en action
Le collectivo est un minibus Toyota qui prend à son bord une trentaine de personnes sur les 20 sièges dont il dispose, ainsi qu’une dizaine d’inconscients répartis sur la galerie de toit et sur le pare-choc arrière ; Il sillonne à longueur de journée les pistes, digne des rues de San Francisco, qui séparent les deux villages, avec en prime un Bus en panne au bord de la piste, dont le chauffeur mécanicien tente de changer la transmission depuis plus d’une semaine.
Eduardo se renseigne auprès de quelques amis et nous partons 100 mètres sous les autres chercher la dernière coulée sortie des entrailles de la chambre magmatique la veille, elle se répand lentement dans une chaleur impressionnante le long des flanc du cratère, nos vêtements détrempés ne mettrons que quelques minutes à sécher. La lave qui coule à mille degré nous rappelle à plus petite échelle l’éruption du piton de la fournaise où nous étions pour les 7ans d’Océane au moment où la lave avait traversé la route avant de se jeter dans l’océan indien augmentant la surface du territoire français de 2500 m².
Collectivo
Revenus à Lanquin nous arrivons juste à temps pour voir, avec notre voisin de bivouac (un cinéaste et producteur allemand qui fait un tour du monde d’une dizaine d’année), la grotte se vider de plusieurs milliers de chauve-souris qui vont se restaurer à tombée de la nuit sur les arbres fruitiers environnants.
Le lendemain après la visite de la grotte, nous continuons notre remontée du Guatemala pour nous rendre, à la demande de Timothée pour ses 7 ans, dans la capitale du monde Maya, Tikal.
Lanborghini
Le site est immense et a abrité plus de 100 000 personnes vers 700 après JC à la grande époque du roi Double rayon de lune (alias Seigneur Chocolat), les temples sont parmi les plus hauts de tout l’empire Maya, avec 64 m pour celui qui servira de tombeau au Seigneur Chocolat.
La promenade dans la jungle qui à recouvert une grande partie du site est des plus agréable (fatigante au dire d’Océane) et l’on y croise des singes araignées, des dindes sauvages (qui ressemblent à de gros faisans), des renards qui mangent des fruits et ont peur des gros faisans et toujours d’innombrables d’oiseaux, on nous tend au détour d’un chemin une mygale que nous nous amusons avec Timothée à prendre dans la main sous les yeux horrifiés des filles.
Nous fêtons aux abords de la pyramide du monde perdu les 7ans de Timothée (Muffins, eau minérale et banderole à.
Tikal

l’appui) et terminons cette journée pour une fois encore, accompagnée d’une saine fatigue.
Nous passerons deux jours à nous reposer et à nous baigner sur les rives du lac Péten, à perdre 17 euros au casino municipal avant de rejoindre la toute proche frontière du Belize à 60 Kms à l'est.

Titi 7ans
Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france