LE BRESIL Du 14 mai au 24 juillet
carte Brésil

Superficie:
8 514 877 Km²

Population:
190 000 000Habitants

Gasoil:
0,7 euro/litre

PIB/Habit:
8300 $

Côte atlantique
7360 Km

Capitale:
Brasilia

Monnaie:
Real
1 euro = 2,65 Reals

Langue:
Portugais du Brésil

Espérance de vie:
72 ans

Régime politique:
République fédérale

Religion:
Catholique 73%

Analphabétisme:
13 %

Sida:
0,7 %

Travail des enfants:
14 %

tortue brésil

Nous remontons de Chuy à Pelotas entre les lagunes de Mirin et de Mangueira soit une route de 250 kms sans aucun croisement qui traverse des réserves écologiques où foisonnent des oiseaux de toutes espèces et bien entendu toujours des vaches et des gauchos. Ne pouvant passer à l’est de la lagune Dos Patos en Camping car, nous la longeons par l’ouest en faisant une petite halte à San Lorenço do sul qui nous confirmera que les brésiliens sont adorables mais que leur langue est incompréhensible.

Cette première journée nous laissera contrairement à tout ce que nous avions entendu une impression de sécurité et de relative propreté dans les rues de San lorenço, Par contre la conduite et la surpopulation de camions est effrayante, ils roulent toujours au dessus des vitesses autorisées et doublent sur les lignes continues, nous croiserons d’ailleurs deux accidents de camions dans la matinée. Le lendemain nous continuons notre rapide remontée vers Torres, traversant sans s’y arrêter Porto Allegre, capitale du Rio Grande Do Sul.
conduite brésilienne
Torrés
N’ayant pas le temps de rejoindre Torres avant la tombée de la nuit nous faisons une halte à Xangri la, une des nombreuses stations balnéaires du litoral norte gaucho avec Tramandaï, Capoa da Canao et Torres que nous atteignons le lendemain. On n’y trouve au mois de mai, que des surfeurs, des voyageurs hors saisons et des Brésiliens en week-end. Le surf semble être, avec l’île des lobos (éléphants de mer) et les falaises,l’attrait touristique principal de cette ville de 26 000 habitants.
On monte donc sur les falaises desquelles la vue, sur la ville au nord et sur une plage sauvage au sud, bien que magnifique laisse apercevoir les quartiers pauvres qui semblent avoir été volontairement excentrés. Pour l’île des lobos nous devrons attendre 2 jours que quelques brésiliens de passage remplissent le bateau de Jaïro [informations au (51)3626.2933] qui ne quitte pas ses amarres à moins de 15 passagers.
quartier pauvre
les pêcheurs Nous stationnons au bout de la plage à l’embouchure d’une rivière où des dizaines de pêcheurs passent leur journée à lancer et relever leur filet depuis la rive. L’île, située à trois cents mètres de la plage est formée de quelques rochers où vivent une trentaine d’éléphants de mer dont l’activité principale semble être la sieste, malheureusement le temps était à l’orage et nous n’avons pas pu approcher l’île de très près et les éléphants de mer étant de la couleur des rochers nous n’apercevrons que leurs silhouettes.
Je reprends deux minutes mes activités dedentiste pour enlever la première dent de lait de Timothée et nous partons vers les canyons qui se trouvent à une 50 aines de Kms, au dessus de Pria Grande. Les rues de la ville sont faites de pierres taillées tassées les unes aux autres avec des trous tous les 10 mètres et les deux routes qui montent aux canyons sont impraticables à cause des fortes pluies des derniers jours. Le seul moyen de se rendre au parc de Cambara est de revenir 120 Km en arrière jusqu'à Osario pour prendre la route qui traverse
depuis les falaises
les trois fondues les montagnes jusqu’en haut des canyons. Le chargeur de l’ordinateur ayant lâché, nous en profiterons pour aller jusqu’à Porto allegre en acheter un nouveau. Nous arrivons dans la capitale du Rio grande do Sul en fin d’après midi, le 20 mai après un arrêt à Gravataï où tout le monde nous déconseille d’aller à Porto Allegre et surtout d’y séjourner en camping-car à cause des attaques à mains armées qui semblent être monnaie courante dans certains quartiers. En arrivant nous sommes
aspirés par la circulation et un motard noir en tenue d’agent de sécurité nous accoste en nous expliquant à son tour que la ville est dangereuse et qu’il va nous conduire dans un parking gardé où nous pourrons passer la nuit tranquille. Nous le suivons, non sans crainte mais rassurés par sa bonne tête rondouillarde ; il nous guide jusqu’au parking ou semble-t-il il travaille et après m’avoir équipé d’un joli casque rose m’emmène à moto au travers de la ville à la recherche de mon chargeur. Après une nuit calme à l’abri des bruits et des mouvements de la ville,nous prenons Porto allegre
parc des cascades la route des montagnes et modifions une nouvelle fois notre itinéraire sur les conseils de la maison du tourisme de Sao Francisco de Paula,  qui nous indique le long du rio Lageado Grande ;  le Parque das Cascadas. C’est un camping magnifique sur 15 hectares aménagés au bord des cascades, avec piscine intérieure, jacuzzis, sauna, balade à cheval, salle de jeux et un restaurant tenu par Fernando qui après avoir tenu les cuisines de plusieurs Hilton notamment au Costa Rica et avoir gagné de nombreux concours de cuisine est venu se retirer ici pour le plus grand plaisir de nos papilles.
Silvio, qui a racheté le camping depuis huit ans, après avoir vendu son cabinet dentaire est ravi comme moi de rencontrer un confrère étranger. Nous restons quelques jours le temps de perfectionner notre maigre vocabulaire portugais, de préparer avec Silvio la suite de notre visite dans le sud du brésil et de profiter de tous les équipements du camping, la promenade à cheval dans les collines et à travers les bois fut un vrai régal (www.parquedascascadas.com.br). les cascades
en descsnte Nous partons dans l’intention de rester sur les hauteurs jusqu’aux parcs des canyons, mais nous n’avons plus de reals ni de gaz, et la montagne sans chauffage quand il fait moins deux la nuit n’est pas des plus agréables de plus le peu de banques que nous croisons ne prennent pas les cartes internationales. Nous décidons de redescendre sur Torrés pour gérer tout ça et remonter vers les canyons par Timbe do sul, soit une petite balade à travers des pistes de terre humide et de cailloux de plus de 250 kilomètres.
La descente est impressionnante surtout lorsqu’on croise des camions que rien, surtout pas un petit camping-car français, ne pourrait faire ralentir. Après quelques frayeurs, à la descente comme à la montée, nous rejoignons Sao José de aussente ; point le plus haut du Mato Grosso del Sud (également le plus froid). canyon
valle das trutas Nous passons quelques jours entre 1000 et 1500 mètres de Cambara à Sao Joaquim avec au programme cascades, canyons et petits arrêts sympathiques devant des posadas (gîtes) où, si nous n’avons pas testé les jolis chalets, nous avons pu apprécier la table : la Valle das trutas, producteur de truites en plein milieu des montagnes fait déguster ses produits sous toutes ses formes ( grillées, fumées en sashimi) dans son restaurant aux bords d’une jolie cascade www.valledastrutas.com.br . Celle qui nous laissera un souvenir inoubliable se trouve perdue au bout d’une piste abîmée de 10 Kms, perchée au bord du vide: la Pousada ecologica dos cânnions tenue par Amalia aux fourneaux et Amarello à l’accueil, on est au bord des canyons la maison principale me fait penser à une ferme des Alpes aménagée  avec goût.
Une grande pièce à l’entrée avec un guéridon rempli de liqueurs maison de toutes sortes, je vais en oublier mais….chocolat, cannelle, poire, barba de pao, citron , figue, carambole, fruit de la passion, pêche, ananas, pomme etc. ; à côté un autre guéridon avec toutes les boissons chaudes et au bord de la cheminée, des canapés et des fauteuils une dizaine de pots remplis de gâteaux secs maisons. On a expliqué qu’on voulait juste manger et aller voir les canyons et on est partis à cheval au bord des canyons, pendant qu’Amalia nous préparait un buffet de viandes grillées, de crudités, tortellinis carbonara, frites maison, salade de crevettes et quelques gâteaux et îles flottantes maison. amarello
canyon On est finalement restés le soir pour écouter Amarello chanter sur des musiques Gaùcho accompagné de son accordéon. Jeronimo et Fatima qui vivent dans l’auberge en attendant que leur maison se construise, sur les 200 hectares qu’ils viennent d’acquérir au bord du canyon pour leur retraite, nous offrent le soir, un vin français du pays d’Oc pour nous faire patienter, le temps que les poissons apportés par des amis de la famille soient préparés par les mains expertes d’Amalia. Si vous passez par le Rio grande do sul et que les pistes ne vous font pas peur il ne faut pas hésiter à venir occuper un de leurs chalets www.ondehospedar.com.br .
Nous repartons à regret et rejoignons Orléans dans la plaine par une route accrochée à la montagne où même en ce dimanche de fête des mères les camionneurs brésiliens imposent leur dictature sur la route. Après une courte pause dans un camping de Gravatal (station thermale où l’on prend des bains d’eau minérale à 35°) nous nous retrouvons à nouveau  le long des plages de l’atlantique à Laguna, ville à cheval entre l’océan et une lagune très poissonneuse qui regorge entre autre de grosses crevettes, en vente à tous les coins de rues et quelques jolies maisons dans le quartier historique de la ville.
Laguna On y trouve des plages magnifiques, entrecoupées de zones de rochers, le long desquelles les baleines franches viennent se reproduire de juillet à novembre (malheureusement nous sommes début juin); coté lagune on est comme dans le bassin d’Arcachon partagé entre l’activité touristique et la pêche. Nous y passons quelques jours, les plages sont toujours peuplées de surfeurs,
notamment la magnifique plage  Praia Grande de Santa Marta classée au patrimoine mondiale de l’humanité qu’une petite ONG (RasgaMar) essaie de préserver de la frénésie bétonneuse et goudronneuse des hôteliers et des dégâts causés par les possesseurs de 4x4 et de motos. Santa Marta est une petite ville de pêcheurs au pied d’un phare construit au 19 éme et dont l’étanchéité a été obtenue en incorporant dans sa construction de l’huile de baleine,
santa marta la partie haute du phare ayant été faite par des français (spécialistes à l’époque de l’éclairage des phares). La fin de l’année scolaire s’annonçant pour océane, nous décidons de nous rendre à Florianópolis sur l’île de Santa Catharina pour y stationner quelques jours dans un camping le long d’une de ses 42 plages, afin de boucler le programme et d’avancer au mieux celui de Timothée qui lui a  jusqu’en septembre pour finir son CP commencé en janvier après trois mois de grande section.
Nous arrivons sur l’île avec en poche l’adresse d’un camping situé au bord de l’eau, mais après un bref arrêt au Mac Do (les enfants n’en avaient pas vu depuis Buenos Aires), nous sommes happés par un charmant retraité qui nous attendait au pied de notre camping-car et qui veut à tout prix nous être utile et nous inviter chez lui. Newton a 65 ans et possède un camping-car de 12 mètres de long, il ne parle que le portugais, il fait partie d’un club de camping-carriste de Florianópolis qu'il a baptisé ‘Rodamondo’ et redouble d’effort pour faire remplir notre bouteille de gaz argentine, surtout lorsqu’il apprend que je suis dentiste, il l’est également et était prof d’histologie a la faculté. Newton
ultragaz Il nous guide de dépôt de gaz en dépôt de gaz pendant une demi journée et nous finissons la journée dans son camping préféré au touche-touche avec les camping-cars de ses amis qu’il nous présente immédiatement, la bouteille de gaz n’est pas remplie et nous avons acheté une bouteille brésilienne que nous ne pouvons pas brancher sur notre tortue,  j’ai oublié l’adaptateur argentin chez un de ces amis préparateur de camping-car, nous n’avons donc plus de gaz et les enfants sont énervés d’avoir passer la journée dans des usines de gaz pour en plus ne plus avoir ni eau chaude, ni cuisinière ;
bien entendu nous sommes vendredi soir et rien ne pourra se faire avant lundi. Nous passons deux jours à faire les ours dans ce camping au bord de la laguna da conceptào et terminons les dernières évaluations d’Océane pour son passage en CM2. Newton si tu nous lis, on t’aime quand même !!! D’autant plus que dès le lundi il me reconduit chez son ami Pablo afin de récupérer mon adaptateur argentin, cyber cafe
gaz story

puis dans un magasin d’accessoires de gaz pour acheter la connexion pour la bouteille brésilienne et enfin chez un tourneur pour fabriquer la pièce qui raccordera tout ça à la tortue. Trois heures et demi plus tard, nous sommes revenus au camping et Carlo (un camping-carriste expert en bricolage)

bientôt assisté d’Antonio et Timothée finalisent l’installation sous les yeux satisfait de Newton qui a bien mérité une petite bière brésilienne, excellente par ailleurs (Muito Obrigado por todo a todos -merci pour tout à vous tous-) de plus les évaluations d’Océane et Timothée ont été envoyées dans les temps et nous avons d’ores et déjà l’avis de passage d’océane en CM2. pria do forte
eglise Pour fêter l’événement on  loue une petite voiture pour faire le tour de l’île, ici comme en Corse on passe de la montagne à la plage tout les cent mètres les plages Mozambique, ingleses, canas viejas, do Forte et Daniela sont très belles avec un sable fin, clair et une végétation luxuriante qui vient s’y accrocher. Nous quittons les plages pour ne pas être en retard chez Newton qui nous a invité à prendre le café dans son appartement sur le front de mer à Florianópolis, nous faisons connaissance avec  sa famille venue pour l’occasion,

ils sont tous plus gentils les uns que les autres et nous reçoivent comme des princes. Le café ressemble plus à un brunch avec gâteaux, jambon, fromage et pâté qui fera notre repas du soir, Océane est ravie de trouver le câble et TV5 en français et Timothée apprend le portugais avec Newton sous les yeux ébahis de Sueli son épouse. Le lendemain nous continuons la visite de l’île cote sud avec à l’ouest face à la moitié continentale de la ville de Florianópolis,

Sueli
laginha de leste des villages d’ostréiculteurs et à l’est face à l’atlantique des grandes plages de sable fin désertes dont certaines accessibles uniquement après 1 heure et demi de marche dans la montagne (un vrai régal pour les yeux et le taux de cholestérol ) . Les enfants en profitent pour se baigner dans une eau dont la température conviendrait mieux au pastis et qui nous fait dire que nous allons remonter plus au nord chercher la chaleur.
Un dernier au revoir à Newton et Sueli, la larme à l’œil et nous partons avec un plan de route établi par Newton qui doit nous conduire jusqu‘à sa ville natale Sao Franscico do Sul en passant par les plus belles plages de Santa Catharina. Nous remontons tout d’abord jusqu'à Itapema, afin de saluer nos amis Jeronimo et Fatima que nous avions rencontrés à la pousada d’Amalia et Amarello dans les canyons, nous les manquons à quelques heures. le chemin de newton
camboriu Ils sont repartis pour Blumenau voir leur fille avant de retourner dans les montagnes. Nous faisons le tour des stations balnéaires d’Itapema de Porto Bello et de Bonbinas dont les jolies plages ont été isolées de la chaussée par de grandes rangées d’immeubles inanimés, laissant les acteurs du tourisme local se remettrent de la saison passée et préparer celle qui ne saurait tarder. Nous stationnons pour la nuit au club nautique de Porto Bello qui a quelques emplacements pour camping-cars bien aménagés ;
malheureusement en face d’une église très jolie, très animée, très bruyante jusque très tard dans la nuit. Le lendemain nous faisons une halte à Camboriu Station branchée du litoral nord de la région de Santa Catarina qui pour le coup conserve une activité hivernale grâce à des aménagements plus conséquents, avec notamment un funiculaire qui nous dépose en haut d’un parc aventure accroché à la depuis le telepherique
accrobranche cime des arbres dont les enfants raffolent, mais qui au grand désespoir d’Océane n’est autorisé qu’aux plus de douze ans. Après lui avoir expliqué 28 fois et demi qu’on ne pouvait pas mentir sur son âge, nous traversons l’autre partie de la colline dont les chemins très bien entretenus montrent toute la diversité animale et végétale de la Mata Atlantica, qui forme l’essentiel des forets du Santa Catarina et du Parana. Ne trouvant pas d’endroit à notre goût pour stationner la nuit,
nous quittons le bord de mer pour rejoindre Blumenau. C’est une ville de montagne bâtie par les colons allemands et qui ressemble à une ville de Bavière avec ses maisons à colombages, ses fabriques de chocolats et ses tavernes à bières. C’est d’ailleurs le siège de la deuxième plus grande fête de la bière au monde. Pendant une centaine de Kms on ne se croirait plus au Brésil, les entreprises ont toutes des noms en ‘auer ou ‘stein ou autres ‘mann’ et des tyroliens Blumenau
Pomerode fleurissent la moitié des enseignes publicitaires de la région. Nous trouvons refuge pour la nuit à Blumenau dans un parking plus ou moins gardé (par un alcoolique) et à Pomerode sur le parking du zoo municipal, dont l’enclos des lions n’est séparé du chemin de visite que par un fossé de 3 mètres de large et un muret d’un mètre cinquante de haut. Pour parfaire le sentiment d’être proche de la France nous passons par Joinville pour redescendre jusqu'à Sao Francisco do sul,
qui outre le fait qu’elle ait vu naître notre Newton a l’avantage d’avoir été découvert par un français en 1504, François Binot Paulmier de Gonneville qui aura laissé aujourd’hui encore un attachement prononcé à la France, nous octroyant quelques discussions dans notre langue maternelle. Le musée de la mer, exposant entre autres les différents types d’embarcations du pays (plus de deux cents) et l’histoire des baleiniers açoriens, est très agréable. Sao francisco do sul
Musee de la mer Le musée historique, aménagé dans l’ancienne prison coloniale de la ville dont les commentaires sont tous faits de hiéroglyphes portugais nous passionnera beaucoup moins et nous finirons notre visite par le très jolicentre historique avec ses façades de toutes les couleurs et son église qui fleurit les cartes postales des papeteries de la ville. Nous stationnerons  sur le parking du marché municipal dont les travaux de réfection qui devaient se terminer en juin 2006 n’en sont qu’à leur commencement,l’argent public finançant les travaux s’étant égaré dans des commissions obscures.
Notre étape suivante, l’état du Parana, renferme deux destinations touristiques majeures du Brésil, l’Ila do Mel sur la côte et les chutes d’eau de Fos do Iguaçu à l’opposé, 700 Kms à l’intérieur des terres. Nous remontons jusqu'à Curitiba (capitale du Parana) d’où part le train de la Serra Verde Express, ligne créée en 1880 et qui traverse à flan de montagne la Serra do Graçiosa en passant sur des viaducs importés de Belgique. serra verde express
la loco Le départ est programmé pour 8h15 le matin et le train relie Morretés 70 Kms plus loin en trois heures, quatre pour nous car la locomotive tombe en panne au bout de 10 Kms et après de vains efforts pour la réparer, une nouvelle locomotive est installée par le personnel d’entretien de la ligne ferroviaire ; la société TGV, qui contrairement à son homonyme française ne rembourse pas les billets en cas de retard.
Nous arrivons donc à Morretés à l’heure du repas pour goûter la spécialité de la ville : la Barreado (viande de bœuf cuite de longues heures avec du bacon et servie avec une purée de manioc) on n’a pas trop aimé. La ville par contre a un très joli quartier historique avec des palmiers géants sur la place centrale. Le train pendant ce temps continue jusqu’à Paraguaná, quatrième port du Brésil grâce à l’exportation du soja, avant de remonter sur Curitiba. Morretes
Antonina N’ayant pas la patience d’attendre son retour nous repartons avec un bus touristique qui après une courte pause à Antonina, jolie ville très colorée au bord de la baie de Paraguaná, remonte par la Via Graciosa route pavée qui remonte à travers la mata Atlantica par de nombreux virages qui associés à la conduite brésilienne auront raison de mon repas du midi.
De retour à Curitiba et après avoir récupéré notre linge à la lavandéria nous redescendons jusqu’à Pontal do sul, un des deux embarcadères avec Paraguaná pour l’Ila do Mel, longeant une dizaine de stations balnéaires après le bac de Guaratuba. Nous bivouaquerons deux nuits le long de la plage face à une résidence gardée qui nous offre un réseau wi-fi de très bonne qualité nous permettant de recevoir l’avis de passage de Timothée en CE1. fortalesa ila do mel
la grotte des enchantés Pour fêter ça nous lui offrons une balade de 12 Kms à pieds sur l’Ila do Mel de la fortaleza toute blanche au nord, jusqu'à la grotte des enchantés au sud, où parait-il vivaient des femmes superbes qui lançaient des enchantements à, tous ceux qui s’approchaient, malgré le soleil qui n’était malheureusement  toujours pas au rendez-vous, nous en sommes revenus enchantés. Avant d’aller chercher le soleil à Rio nous traversons rapidement les 700 Kms du Paraná pour nous rendre aux chutes d’Iguaçu.
Nous y arrivons le 30 juin après deux jours d’une route très belle mais jonchée  de péages, nous nous installons au camping club do brazil étrangement désert, malgré le soleil qui semble vouloir honorer ce premier week-end des vacances brésiliennes. Nous passons 3 bonnes heures dans le parc des oiseaux à côtoyer toutes sortes de perroquets, toucans et quelques serpents. Le parc des cascades coté brésilien bien que 3 fois plus grand en superficie,  que le coté argentin, ne borde les chutes que sur 600 mètres ; Le parc des oiseaux d'Iguaçu
Les chutes cependant la vue d’ensemble que l’on a depuis le Brésil est saisissante on y voit les 275cascades de 70 à 80 mètres de haut et les 2700 mètres de chutes d’un seul bloc agrémentés de magnifiques arcs-en-ciel. La promenade sur la passerelle se fait en deux heures environ et nous passons l’après midi avec un guide dans la forêt environnante qui bien que n’ayant qu’une soixantaine d’années est luxuriante. On commence en VTT, on continue à pieds le long d’un lac, où, à une vingtaine de mètres de nous se reposent des caïmans, on prend un bateau puis des kayacs pour les voir de plus près et longer l’île des perroquets dont chaque branche de chaque arbre est occupée par une myriade de perroquets verts.
Le lendemain nous passons en Argentine. Le parc coté argentin comporte 4 circuits qui longent les cascades de haut en bas sur 2100 mètres et bien que la vision des chutes soit moins globale, elle n’en est pas moins impressionnante et surtout beaucoup plus sauvage et naturelle. Nous passerons deux jours du coté argentin afin, de refaire un petit tour dans la mata atlantica (la forêt) qui comporte 2000 espèces de plantes et 400 d’oiseaux (nous ne les verrons pas tous) et de finir la visite par un petit tour en bateau au pied de la chute de la gorge du diable, cote brésilien
joyeux anniversaire
un des cadeaux de Timothée pour ses six ans qu’il terminera trempé jusqu’aux os après avoir soufflé ses six cierges (nous n’avons pas trouvé de bougies) sous le regard intéressé de quelques oiseaux multicolores (surtout intéressés par les restes de gâteaux). Nous ferons le lendemain un petit tour au Paraguay à Ciudad de leste ville qui ressemble au marché aux puces de Saint Ouen en mille fois plus grand et où l’on peut acheter toutes sortes de matériels neufs ou contrefaits sans taxes et dans les monnaies que l’on veut,
nous sommes ravis d’y être venus avec un chauffeur privé autant pour le passage des frontières que pour la sécurité de notre tortue qui n’aurait pas appréciée le tumulte de cette ville survoltée. Après la visite d’une mine d’améthyste à Wanda, nous allons d’ailleurs laisser notre tortue au repos pendant une dizaine de jours sur le parking de l’aéroport d’Iguaçu car pour accompagner l’arrivée de  l’été en France, Wanda
Rio nous nous accordons quelques vacances à Rio de Janeiro. Nous quittons donc la rivière Iguaçu et ses chutes en Avion pour lézarder une bonne semaine dans un Hôtel de Copacabana. Arrivés à Rio le transfert pour l’hôtel nous a oublié et nous passons deux bonnes heures à hanter le hall de l’aéroport international de Rio avant que je n’arrive à joindre Orsini de l’agence de voyage de Foz, qui avec la rapidité et la compétence qui le caractérise règle le problème en dix minutes,
nous obtenons en échange de notre chambre, une suite face mer sur la plage de Copacabana, et là franchement on commence à se demander comment on arrivera à réintégrer notre tortue après avoir joué aux américains pendant dix jours. Nous arrivons à un moment doublement historique puisque outre le fait que la statue del Christo redentor ait été élue 3 ème merveille du monde, Copacabana
Chrito redendor Rio est le siège des jeux Panaméricains (jeux olympiques du continent américain) qui débutent le 13 juillet au stade de Maracaña. Pour le Christo, depuis la proclamation des résultats des votes, des familles de cariocas (habitants de la ville de Rio) viennent faire baptiser leurs enfants aux pieds de la statue. Rio « la ville merveilleuse » est la grande ville que nous aurons préférée depuis le début de notre aventure. Tout d’abord les collines séparant géographiquement les différents quartiers de la ville,
on peut facilement malgré la grandeur de la ville,  choisir un quartier, en faire le tour à pied dans l’après midi et rentrer rapidement à son hôtel par le métro (très bien entretenu) ou le bus (pour ceux qui ont le cœur bien accroché). N’ayant que quelques jours devant nous, nous avons flâné essentiellement dans le Centro qui concentre toute l’agitation citadine ; Ipanema (la plage chic pour faire des rencontres) avec la plage de Leblon dans son prolongement et bien entendu Copacabana dont nous ne lasserons pas de fouler les pavés, le sable et les vagues. el centro
à la plage On y est évidemment en proie aux vendeurs en tous genres (excursions, paréos, tee-shirt, lunettes, bijoux, boissons fraîches, fruits, nourritures de toutes sortes et bien entendu produits dérivés des jeux Pan Américains), cependant contrairement à leurs homologues sud méditerranéens ils partent tenter leur chance plus loin sur un simple refus amical.
On parvient ainsi armés des serviettes et du parasol de l’hôtel à profiter pleinement du soleil qui nous accompagne enfin et arrive même à m’offrir mes premiers bains de mer ouest atlantique. Les jeux Olympiques surexcitent toute la ville qui vibre au rythme de Caué (la mascotte des Pan 2007) depuis la somptueuse et Découflesque cérémonie d’ouverture au stade de Maracaña (nous ne suivrons que les épreuves de cyclisme et de marathon qui se déroulent sous nos fenêtres). Panamérican games
le festival Pour les visites plus classiques de Rio : el Christo redentor, pain de sucre et environ de Rio nous nous transformons faute de temps ou plutôt, à mon grand regret de jugements en toutous touristes entassés dans des minis cars qui nous laissent prendre l’air un quart d’heure sur l’avenue du Carnaval (le temps d’enfiler deux trois costumes pour faire une photo),une petite demi heure à la cathédrale très moderne de Sao Sebastian, une heure au Christo (d’où la vue est plus belle et plus intéressante que la statue elle même) puis deux heures au pain de sucre pour voir le soleil se coucher sur le Christo.
On s’est sagement pliés à toutes ces obligations touristico-commerciales allant dans la journée à Buzios à 150 Kms au nord, pour voir la Flamme olympique arriver dans cette jolie station balnéaire très Tropézienne, ayant pris son essor dans les années 60 après le passage de Brigitte Bardot qui a laissé d’elle, une statue au bord de la plage et une multitude d’enseignes de magasins (coiffure chez Brigitte, restaurant La Bardot, Le cigalon etc.) on avait presque l’impression d’être à deux pas de la maison. Buzios
Ila grande Puis, jusqu'à la baie d’Angra dos reis à 150 Kms au sud le long de la magnifique Costa Verde. Nous  faisons un petit tour de bateau jusqu'à la sublime ilha grande et ses 200 plages, dans une ambiance qui a semblé réjouir la centaine de touristes brésiliens, qui accompagnaient la centaine de touristes étrangers ayant embarqués avec nous, sur un des cinq bateaux qui se suivront toute la journée comme s’ils étaient reliés les uns aux
autres par un fil invisible. Ils passeront leur temps à vouloir rivaliser quant à la puissance de leur sono. Tout cela nous permettra, bien qu’ayant adorés Rio, de retrouver avec plaisir notre tortue sur le parking d’Iguaçu et sommes surtout ravis d’avoir changé nos billets pour voyager avec Océan Air via Curitiba, car nos billets initiaux de la TAM nous faisait passer par Sao Paulo le jour du crash de l’Airbus de la TAM. retour de rio
marcio Si vous êtes de passage à Rio, et si avez besoin de quoi que ce soit louer un appartement, trouver un restaurant, louer une voiture ou bien si cela vous plait faire une excursion à la brésilienne, vous pouvez contacter Màrcio Sales qui parle un très bon français et transporte tout Rio dans sa petite sacoche et au bout de ses portables Tel : (55 21) 9882-8066 marciofrombrazil@hotmail.com. Nous remontons jusqu’à Campo Grande, capitale du Mato Grosso do sul, puis Aguiduana et Miranda,
qui sur la route de la Bolivie, marque le début du Pantanal Brésilien, qui s’étend sur un territoire représentant la moitié de la France  comprenant d’innombrables fermes (fazendas) de plusieurs milliers d’hectares chacune, dont certaines sont devenues des petits complexes touristiques, offrant pour une centaine de reals par jour et par personne le Gîte, le couvert, et les visites guidées à travers le Pantanal ( à pieds , en bateaux, à cheval et en 4x4). caîman
faucon Bien que cette formule semble être la plus répandue, notre expérience de Rio nous pousse  à fuir les nids à touristes et à accepter l’offre de Marcello et Mirjam qui viennent de créer l’agence Explore Pantanal(00 55 67 963 835 20 internet: explorepantanal.com mail:info@explorepantanal.com Marcello est un indien qui a grandi à l’intérieur du Pantanal, ce n’est qu’à 16 ans qu’il est arrivé totalement analphabète en ville, il a appris très rapidement à lire, à écrire puis s’est mis l’anglais,l’espagnol, le japonais et a été le premier guide indien du Pantanal il y a 25.
Après avoir loué ses services à différentes fazendas il a commencé être guide indépendant et a ainsi fait visiter son pays à de nombreux touristes, guides (Lonely Planet) et photographes professionnels. Il a rencontré, il y a un an et demi, Mirjam une jeune infirmière Suisse allemande qui faisait le tour du monde, ils se sont mariés et faute d’avoir eu le temps de faire de nombreux enfants ils viennent d’ouvrir un camping et font visiter le Pantanal à la carte. bon bain
tuiuiu On prend donc Marcello et Mirjam pour 4 jours à bord de notre tortue et pénétrons dans une jungle où foisonnent plus de 10 millions de Caïmans côtoyant plus de 150 000 espèces d’animaux : caïpibara (genre de castor sans queue), jaguar, singes, coatis, tamanoir, loutres, serpents et une multitude d’oiseaux en tous genres dont le tuiuiu (grand échassier blanc de plus de deux métres d’envergure au col rouge et à la tête noire) endémique du Pantanal.
Nous commençons par une magnifique promenade dans les sous-bois sur la trace d’un jaguar, Marcello nous faisant découvrir avec passion le jardin de son enfance, nous expliquant les vertus de la moindre racine et de la moindre feuille, collectant au passage des genipapus fruit dont la pulpe sert d’encre magique pour faire des tatouages le soir autour du feu de camp ou des caraguato pour en récupérer les fibres qui serviront à fabriquer des colliers pour les enfants. atelier artisanal
au fil de l'eau La journée se poursuit en bateau sur rio Vermehlo le long duquel pullulent nos amis les alligators que nous irons rejoindre dans l’eau un peu plus loin, puis dans la Fazenda d’un de ses amis qui nous accueille pour un petit barbecue afin de déguster les piranhas que nous avons pêché le matin. La beauté des lieux et des animaux que nous rencontrons nous émerveillent et nous campons au bord d’une des nombreuses étendues d’eau stagnante après la sècheresse de l’hiver où les poissons prisonniers servent de garde manger à toute la faune environnante.
Le soir serpents et caïmans font leur ronde autour de notre bivouac comme pour monter la garde et la journée se termine avec quand même une grande peur pour Océane qui s’est évanouie dans l’après-midi, victime d’une chute de tension, après un petit coup de chaleur et d’un gros coup de stress. bivouac

ara bleue
on a retrouvé le sourire

Elle rechargera ses batteries le lendemain quand Marcello lui fera une panoplie de bijou avec les trésors  ramassés la veille dans les bois, pendant qu’un couple de ara bleu survolera notre campement. Nous quittons ainsi Marcello et Mirjam, le Pantanal et par la même occasion le Brésil passant notre dernière nuit au poste frontière de Corumba.
Ce dernier épisode brésilien nous laissera, outre une quantité incalculable de boutons de moustiques, le souvenir impérissable d’un pays accueillant dont nous n’aurons même pas visité le quart. Adieu donc les Churrascarias où l’on mange de la viande à volonté pour moins de 5 euros et les brésiliens qui ont un sens inné de l’hospitalité.
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