La BOLIVIE du 24 juillet au 17 septembre
carte bolivie
armoirie
Devise nationale : Firme y Feliz por la Unión
Langues officielles:
Espagnol, Quechua, Aymara, Guarani
Capitale
: La Paz, Sucre
Plus grande ville: Santa Cruz de la Sierra
Forme de l’État:
République parlementaire 
- Président: Evo Morales

Superficie:
Classé 27e
- Totale: 1 098 581 km²
 - Eau (%): 1,4%
Population: Classé 85e
 - Totale (Juillet 2005): 9 329 676 hab.
 - Densité: 8 hab./km²
Indépendance:
de l'Espagne
 - Date: 6 août 1825
Pays limitrophesBrésil Argentine
 Pérou Chili Paraguay

Gentilé: Bolivien, Bolivienne
Monnaie: Boliviano (BOB)
Hymne national
: Bolivianos, El Hado Propicio

La Paz est la ville où siège le gouvernement, souvent considérée comme la capitale administrative de facto de la Bolivie. Sucre est la capitale inscrite dans la Constitution.
La Bolivie, pays le plus pauvre d’Amérique du sud, peuplé contrairement au Brésil, à l’Uruguay et à l’Argentine d’une majorité d’indiens et moins de descendants de colons, c’est le pays le plus authentique de l’Amérique du sud, mais c’est un pays très dur autant pour la Tortue, que pour ses occupants d’une part à cause des vives tensions géographiques, politiques, ethniques et culturelles qui tiraillent le pays continuellement, mais également  parce que c’est la première fois que les enfants se retrouveront confrontés à une réelle misère .
tortue bolivie
bolivien Apres avoir stationnés au poste frontière de Corumba, nous passons une partie de la matinée à faire des allers retours entre le poste brésilien en reconstruction et les bureaux d’immigration de la gare routière et de la gare ferroviaire au centre ville. Après avoir finalisé notre sortie du territoire brésilien nous pénétrons d’emblée dans un autre monde, la Bolivie. Ici rien ne semble être réellement organisé, on nous envoie dans un bureau, puis dans un autre, quand, après avoir passé un bon quart d’heure devant un homme au téléphone qui ne nous calculait pas, celui-ci nous demande de sortir et de revenir une heure plus tard car il a du travail.
Deux heures plus tard, après avoir jeté un rapide coup d’œil à notre tortue dans un mutisme inquiétant, il nous tend finalement l’autorisation de circuler sur le territoire bolivien avec un grand sourire en nous souhaitant bon voyage. route
tortue Nous passons Porto Suarez et avançons quelques Kms plus loin pour retirer nos premiers bolivianos, faire le plein du frigo et du réservoir de gasoil, après avoir fait le tour de la ville nous acceptons enfin la réalité que l’on nous serine depuis le début de l’après-midi, il n’y a pas de distributeur de billets qui fonctionnent avec des cartes internationales et pas plus de bureau de change avant Santa Cruz situé à 650 Kms de pistes.
Nous trouvons un petit supermarché qui accepte de changer les 300 réals qu’ils nous restent et nous partons à l’assaut de l’unique station service de la ville où une file de voitures de plus d’un Kms  attendent que les militaires qui gèrent la distribution de l’essence en autorisent la vente, après plus de deux heures d’attente la distribution de carburant est définitivement fermée pour les véhicules légers , nous nous faufilons entre deux camions et réussissons enfin vers 17h00 à avoir les réservoirs et le frigo remplis. station service
gadoue Nous partons immédiatement à l’attaque d’une première piste de terre de 200 Kms remplie de trous, de poussière et desvios (déviations) qui rendent la conduite épuisante et après une courte nuit passée sur le bord de la piste nous atteignons San José de chiquitos en fin de matinée. San José est en arrivant du Brésil, le premier d’une dizaine de villages où les jésuites se sont implantés au XVIII éme siècle avant d’être expulsés par les espagnols, jaloux de l’étonnante réussite de ceux-ci dans cette région.
Il reste de ce passage de magnifiques églises montrant la richesse de la collaboration des indiens chiquitos avec les missionnaires, au moment où nous traversons San José l’église est en restauration et le chef de travaux José Fernandez Gallo, allias Pépé, nous en explique toute la complexité, découvrant une à une les différentes couches de peintures murales retraçant deux cent ans d’histoire. Notre préférée restera San Miguel pour son authenticité et ses plafonds en bois peints, ainsi que Santa Ana où nous avons eu la chance d’arriver pour la fête du village, pendant laquelle se sont succédés processions, discours et danses folkloriques. Tous ces villages sont organisés autour d’une grande place centrale, souvent très propre et bien entretenue d’où partent comme un damier de nombreuses rues de terre dont la propreté est inversement proportionnelle à leur éloignement du centre. san jose de chiquitos
mission Les boliviens de cette région descendants des indiens chiquitos sont agréables et accueillants mais ils n’échappent pas à la règle bolivienne de désorganisation patente, sympathique au premier abord mais épuisante en fin de journée, quand après avoir cherché un revendeur de gaz pendant 3 heures sur les indications de 15 autochtones, on trouve un être responsable qui nous dit que tout le monde dans le village sait que le camion de gaz ne passera pas avant une semaine…
 N’ayant que 120 euros pour sillonner la route des missions, nous passons de long moment à chaque village à expliquer au péage et au poste de police que nous n’avons rien à donner pour la « collaboration » avec la DDE locale et les gourmands fonds de poches des uniformes policiers. Cela nous laisse le temps d’appréhender la pauvreté de ce pays, où les maisons sont construites de terre enduite sur une armature de branchage rudimentaire, le toit étant généralement recouvert de paille ou plus simplement de tôle ; police
maison Elles sont le plus souvent composées d’une seule pièce ouvrant sur un espace fermé d’une centaine de mètres  carré, où vivent souvent une dizaine de personnes.  Après avoir parcouru 250 nouveaux kilomètres de pistes et autant de routes goudronnées nous atteignons Santa Cruz de la sierra, la ville la plus grande et la plus moderne de Bolivie. Nous trouvons refuge dans un parking gardé à l’angle de la place principale, où nous passons une bonne semaine à nous ressourcer à l’oxyde de carbone et aux cybercafés.
Nous arpentons à longueur de journée les pavés de cette place où les arbres sont habités de quelques paresseux abandonnés qui attendent d’être emmenés au zoo municipal et de nombreux voyageurs en majorité français qui commencent, finissent ou continuent leur périple bolivien. Le premier soir nous rencontrons Marine et Laure qui terminent leurs vacances (et que vous pouvez suivre sur leurs blog  www.freeforthecaracol.blogspot.com ), ainsi que Laure et Philippe. Laure fait, seule, un incroyable et courageux tour du monde en vélo qui l’a mené d’Asie en Amérique du sud, elle attend ses parents que nous rencontrerons le lendemain et qui sont venus la rejoindre pour un mois, Laure raconte ses aventures sur un très joli site (www.passonslesvitessesensembles.fr ), santa cruz
philippe Philippe, breton de 28 ans bourré de talents (et j’dis pas çà parce qu’il nous a rendu service), cuisinier de métier, photographe de passion il à quitté Londres, puis Rome pour faire en un an le tour de l’Amérique du sud avec ses deux sacs à dos, ses appareils photos et ses crayons (j’vous en dis pas plus mais ne loupez pas son blog www.petipetons.com, c’est que du bonheur).
Nous passons là le 6 août (fête nationale bolivienne) avec son lot de discours officiels et de défilés militaires et on s’enlise un peu, entre les réparateurs de télé, les agences DHL où doit arriver la carte du monde compatible avec notre GPS et il faut presque nous pousser à reprendre la route, ce que nous faisons avec Philippe en direction de Cochabamba que nous atteignons deux jours plus tard laissant le temps à Philippe de nous faire deux trois pages de dessins de notre tortue sélène pour agrémenter le site. supertortue
galere Nous nous séparons de notre compagnon deux jours plus tard, afin de le laisser à ses cours de quetchua et de nous élancer à l’assaut des pistes qui mènent 135 Kms plus au sud au parc national de Torotoro, si les 80 premiers kilomètres se passent relativement bien sur une route empierrée, les 55 derniers sont une horreur remplis de déviations, de passages délicats où bien souvent nous affinons le profil inférieur du camping-car et du réservoir d’eaux usées.
Nous prenons sur les derniers kilomètres un des nombreux autostoppeurs qui profitent des véhicules de passage pour ne pas attendre le car bi-hébdomadaire de Tortoro, les nombreuses pierres qui jonchent la piste ne cessent de venir se nicher entre les pneus des roues jumelées de la tortue et ont finalement raison d’un des pneus arrières qui finit de se dégonfler pendant que nous gravissons les derniers cols qui nous séparent du village de Torotoro alors que le moteur du camping-car commence à ressembler à une cocote minute. caillou
dinosaures Par chance notre autostoppeur est un fonctionnaire municipal qui dès notre arrivée nous trouve un mécano pour remettre provisoirement notre tortue sur pieds. Torotoro est un cul de sac de 2000 âmes dont la moitié semble être guide dés le plus jeune âge, on nous présente Macédonio qui pour 8 euros par jour se fait fort de nous faire visiter toutes les merveilles du parc. Nous le suivons avant le coucher du soleil à l’entrée du village, sur les traces de quelques tyrannosaures et autres vélociraptors et partons nous stationner devant sa maison afin de partir au plus tôt le lendemain pour aller explorer la grotte d’Humajalanta (eau qui coule).
Bien que ayant une petite dizaine de restaurants ouverts, aucun n’a de nourriture à proposer (il attendent tous d’être réapprovisionnés par le car de Cochabamba qui ne passera pas avant trois jours) on ne trouve pas non plus de viande ni de lait dans les quelques tiendas qui ornent la petite rue principale ; Nous faisons donc le plein d’œufs et de légumes et réintégrons notre tortue pour la nuit. fillettes
umberto Au petit matin Macédonio nous abandonne et laissant sa place de guide à son jeune frère Umberto de 17 ans et nous partons pour quelques Kms de piste en Tortue, 5 Kms de marche en plein soleil et 4 heures de spéléologie. La visite de la grotte représente un parcours d’un Km sur un total de sept dont seulement quatre et demi ont été explorés, nous descendons à près de trois cent mètres sous le niveau de l’entrée descendants en rappel quand les rochers sont trop hauts (Timothée sur le dos d’Umberto, comme un bébé koala),
passant sur de frêles planches instables au dessus de trous de plusieurs mètres, rampants dans des passages si étroits que les excès de table rappellent à leurs bons souvenirs et escaladant des parois mesurant parfois près de dix mètres. Au bout de 4 heures dans le noir à naviguer autour des stalactites, des stalagmites et des lacs souterrains habités par des poissons aveugles, avec seulement une lampe frontale et une torche pour quatre, nous sommes finalement contents de nous apercevoir que malgré son jeune âge Umberto connaissait le chemin du retour. humajalanta
t'as qu'a manger moins d'confit La tortue souffre une nouvelle fois des passages de rivières et de montées qui ressemblent plus à des terrains d’enduro qu’à des pistes praticables. Le lendemain, nous préférons laisser notre tortue au village et partons à pieds avec Juan (un autre guide) rejoindre 7 Kms plus loin un canyon de cent mètres de haut d’où descend la cascade Vergel. Juan agrémente notre marche par quelques accords de charango (genre de petite guitare à dix cordes) s’intercalant avec quelques passionnants cours de géologie et de paléontologie.
On descend le long de la paroi du canyon par un escalier de pierres qui rejoint cent mètres plus bas une rivière qui coule en cascade formant par endroit de petites piscines naturelles dont la température glaciale ne repousse ni  les enfants ni notre guide. Le retour sera bien entendu beaucoup plus long et éprouvant qu’à la descente et nous passerons le lendemain à nous reposer en errant dans le village. Nous quitterons Torotoro sans avoir vu le cimetière des tortues, les peintures rupestres et autres lieux aussi beaux qu’éloignés du village. canyon
travaux L’appréhension de refaire les cinquante-cinq Kms de pistes qui nous séparent de la route empierrée prend tout son sens quand bloqués par des travaux sur la route les ouvriers nous expliquent qu’il faut prendre une déviation qui passe deux cent mètres plus bas par le lit d’une rivière, un camion nous ouvre la route ou plutôt  le chemin qui descend à pic dans le sable à travers un passage fait entre quelques arbres arrachés ; nous savons dès les premiers mètres qu’il nous sera impossible de rebrousser chemin, car la tortue ne remontera jamais le pan de colline que nous venons de franchir en glissant sur le sable comme sur une planche de surf.
Arrivés en bas nous nous trouvons face à un passage de boue avec des ornières de prés d’un mètre et regardons ahuris le camions continuer son chemin plus loin sur le lit de la rivière. Après une demi-heure de réflexion nous essayons de contourner l’obstacle et nous enlisons cinquante mètres plus loin, nous sommes épuisés, océane souffre de la chaleur, nous n’avons ni pelles ni pioches et personne à part le camion de travaux qui nous précédait ne passe par ce chemin ; notre seul espoir est de rejoindre ces travailleurs partis chercher des pierres dans le lit de la rivière. enlisement
ras l'bol des pistes Nanou la joggeuse de l’équipée s’acquitte de cette tâche mais se heurte au refus de ses derniers que même l’état de fatigue d’océane n’émouvra pas. Finalement nos derniers bolivianos auront raison de leur entêtement et à cinq avec pelles et pioches ils finiront par sortir le camping-car de sa prison de terre et nous mettrons sur le lit de pierres de la rivière, arrachant au passage le pare choc.
Devant notre générosité (nous leur avons laissé tous les bolivianos qu’ils nous restaient) un des ouvriers nous accompagne afin de trouver les endroits où le cours d’eau est le moins profond et où le courant est le moins fort, quand arrivés à deux cent mètres de la route nous nous retrouvons à nouveau devant des ornières de boues immenses, devant l’épuisement général je pars à plein régime dans la gadoue, la tortue risque de se renverser sur le côté par deux fois et arrive je ne sais toujours pas comment de l’autre côté, sur la route. pare-choc
jupes et jupons C’est le moment que je choisi, après avoir vérifié que personne n’était blessé, pour m’effondrer en larmes pendant une petite dizaines de minutes; puis sans écouter Timothée qui veut recommencer à jouer aux montagnes russes avec la tortue nous reprenons notre piste bien aimée mais sommes vite bloqués par un groupe d’ouvriers qui bloque la route,
et nous demande des sous pour libérer le passage, n’ayant plus un copeck ni un bolivianos nous refusons et passons une heure a flan de falaise jusqu'à ce que la providence arrive en face, sous la forme d’un car scolaire, qui oblige les ouvriers à dégager la route (ils nous voleront quand même au passage la selle du vélo d’océane). Cinq Kilomètres plus loin il n’y a plus de route (elle s’est effondrée) et de l’autre côte d’un virage où attendent déjà deux 4X4 et un camion, d’énormes pelleteuses tentent, dans un vacarme étourdissant, de remblayer le vide afin de recréer un semblant de passage ; plus de route
tortue épuisée Deux heures plus tard un monticule de gravats empilés sur 3 mètres 50 de large et 2 de haut parait leur convenir et tout le monde s’empresse d’y passer avant qu’il ne s’écroule à nouveau. Nous atteignons la route empierrée à 21 heures après avoir fait 55 Kms en 11 heures et nous sommes bien décidés à quitter la Bolivie le plus rapidement possible. En arrivant le lendemain à Cochabamba nous recherchons un électricien auto, un carrossier et un magasin de pneus, cette journée suffira à nous redonner le moral et à convaincre de poursuivre notre épopée bolivienne ; tout d’abord le garage Ford de la ville qui débordé de travail ne pourra pas nous accueillir, prendra le temps de nous conduire de l’autre côté de la ville chez Alex, un électricien auto brésilien (BRASBOL 2000 alexjro@aimail.com Tel: 4472074)
dont la compétence n’a d’égal que la gentillesse (Un immense merci à toi Alex pour avoir passé plus de deux avec tes deux ouvriers pour refaire le faisceau électrique arrière de la tortue pour 8 euros – J’officialise sur ce site l’invitation que je t’ai faite, si tu peux venir en France, après 2010 bien entendu !!!-), réparations
c'est beau la mécanique Alex nous emmènera ensuite dans un grand garage automobile dont le chef d’atelier ne sera autre que le frère aîné de Macédonio et Umberto, nos guides de Torotoro, après le récit de nos (més)aventures et un petit diaporama des photos de sa famille qu’il n’avait pas vue depuis plus de six mois, il s’affaire à recréer des fixations pour le pare choc et trois heures et 10 euros plus tard la tortue a retrouvé sa et ses formes et nous le moral. Nous retrouvons Philippe qui a abandonné les cours de quetchua,
préférant la douce sonorité de l’espagnol de Carlotta, une jeune et charmante baroudeuse qui comme lui traverse en long et en large l’Amérique du sud, ils repartent doucement vers Santa Cruz, où le frère de Philippe doit arriver pour passer un mois de vacances avec lui. Avant de nous quitter et pour être sur de se revoir rapidement, nous mettons mes parents en contact avec la famille de Philippe pour que son frère Guillaume ne vienne pas les mains vides et apporte les 18 Kg de cours du CNED qui nous permettrons de recommencer l’école dans les temps, à la grande joie des enfants. les globtrotamants
altiplano Nous quittons Cochabamba afin d’ exaucer le souhait d’Océane de passer son anniversaire au marché de la sorcellerie à La Paz et partons à l’assaut de l’altiplano et ses 4000 mètres d’altitude, la route est agréablement asphaltée et aussi belle que désertique. Dès les premiers cols, le vert de la campagne Cochabambaise se change en jaune et marron, nous gravissons sans peine les 2000 mètres qui nous séparent des sommets,
et  vers les 3700 mètres d’altitude nous croisons un 4X4 Toyota immatriculé 29 qui redescend de La Paz, n’ayant pas eu le temps de lui faire un amical bonjour nous poursuivons notre route en ralentissant, dès fois que l’envie leur prennent de faire demi-tour pour nous rattraper. Bingo, je les aperçois dans mon rétroviseur et dix minutes plus tard nous nous retrouvons attablés à 4000 mètres au bord de la route avec Dominique et Marie-claude autour d’un vin chilien et du dernier pâté de chevreuil qu’il leur restait. Dominique et Marie-claude
repas à 4000 mètres Nous venons de quitter Saint-malo avec Philippe pour nous retrouver à côte de Brest, écoutant les aventures passionnantes de ces deux voyageurs hors du commun qui font, le plus souvent possible par les pistes, le tour de l’Amérique du sud en un an. Le repas et cette rencontre s’arrête malheureusement aussi vite qu’elle a commencé lorsque Timothée, ne supportant pas l’altitude, présente un pouls à 157 et des pointes au cœur à intervalles répétées ;
Nous plions bagage le plus rapidement possible et, presque sans dire au revoir, filons sur La Paz. Nous arrivons dans la nuit, Timothée qui s’est finalement endormi à 39,5 de fièvre, nous passons à l’ambassade de France dés le lendemain pour voir le Dr Parent médecin très sympathique de l’ambassade qui outre le mal de l’altitude détecte une petite angine et après analyse un parasite intestinal. Il nous faudra 3 à 4 jours pour s’habituer à l’altitude et encore sans abuser des efforts physiques (diurnes ou nocturnes). La Paz
Laville La ville de La paz que nous arpenterons de long en large en taxi (tous plus inconscients les uns que les autres) est centrée sur le Prado, avenue centrale très animée située au creux d’un vallon d’où montent sur tous les pans de montagnes adjacentes des multitudes de quartiers dont les plus résidentiels se situent au Sud là où l’altitude est la plus basse. Je me mets en quête d’un réparateur pour mon ordinateur portable car la carte Wi-fi ne fonctionne plus, Ernesto Zavate qui dirige depuis peu une petite société d’informatique se mettra en quatre pour remettre tout en ordre et nous profitons de ce temps pour offrir à Océane une petite pause de luxe dans le meilleur hôtel de La Paz (on a pas tous les jours dix ans !!!)
agrémenté d’une visite au marché de la sorcellerie (vente d’herbes,  remèdes en tous genres et fœtus de lama qui selon une vielle tradition Aymara apporte bonheur à toute la maisonnée pour peu qu’on l’enfouisse sous les fondations). Trois jours après nous partons pour le lac Titicaca avec un ordi qui ne marchera que le temps du voyage car après une vive secousse sur un dos d’âne, le noir restera la couleur préférée de son écran. foetus de lama
c'est pas l'Republica Argentina L’arrivé sur le lac, grand comme une mer (259 Km sur 97) et d’un bleu océanique est surprenante et aussi impressionnante que le passage du camping-car sur le bac (petite barge en bois fabriquée par les passeurs eux même et munie d’un moteur de 40 à 50 chevaux qui tangue dangereusement à la moindre ondulation des eaux du lac). Nous arrivons enfin sur les bords de la plage de Copacabana où s’entassent les pédalos en forme de cygne et sur les rives les véhicules décorés et baptisés à la bière et aux cotillons par les prêtres de l’église du village,
nous sommes accueillis par Dominique et Marie-claude qui finissent ici leur périple bolivien pour s’élancer sur les pistes péruviennes. Nous passons deux très agréables journées avec eux visitant la ville et l’île du soleil, que l’infatigable Dominique sera le seul à traverser à pied, arrivant même au sud de l’île avant notre bateau et nous attendant sur le quai une bière à la main. Après avoir avec eux testés les Piquemachos de la ville (plat bolivien composé de viande et de légumes cuit, servis sur un lit de frites)  nous les abandonnons aux mains des péruviens et retournons à La Paz acheter un nouvel ordinateur, Ernesto passera deux jours à faire le tour des marchés officiels et officieux de La Paz pour trouver  mon bonheur en profitant au passage pour nous faire une visite guidée de sa ville. Lac Titicaca
Ernesto Zavale Si de passage à La Paz vous avez un problème informatique pensez à le contacter, il a également l’avantage de parler français adminbolivia@tecnoshopping.com tel : 705 77727 www.tecnoshopping.com . Pressé par le temps nous retournons à Santa Cruz afin de récupérer Guillaume et les cours du CNED, nous arrêtant au passage au parc Huassi Hana à Villa Tunari, où vivent des animaux récupérés de différents endroits où ils étaient maltraités; Baloo l’ours, un Puma et de nombreux singes en liberté et une petite volière de ara.
Nous récupérons Guillaume avec Philippe à l’aéroport (après avoir laissé mon ordi cassé à deux charmantes françaises du sud (Cécile et Séverine) qui repartaient par l’avion de notre cher coursier) et sans plus attendre nous filons sur Samaipata visiter avec Carlotta, Philippe et Guillaume, à dos de cheval, le site Pré inca d’El Fuerte très très pré inca puisqu’il fut construit par les Chanés prés de 1500 ans avant JC, les incas ne s’étant établis sur le site que 2700 ans plus tard. Nous croiserons, ici encore, comme partout en Bolivie de nombreux français, nous en profiterons pour échanger avec Tony et Céline notre routard du Brésil contre leur lonely du Pérou et bien que nous étant jurés de ne plus faire de piste, nous nous retrouvons à sept dans la tortue (avec Carlota, Philippe et Guillaume) sur les 150 Kms de pistes de pierres qui séparent Samaipata de Cochabamba. Carlotta
l'altiplano tjrs beau Nous nous séparons de nos trois co-baroudeurs qui filent sur La Paz pendant que nous partons à Uyuni pour visiter le Salar et le Sud-Lipez. Encore une fois une longue piste remplie de cailloux et de passages de rivières nous sépare de notre point de chute et nous arrivons deux jours plus tard à Uyuni, petite ville de 14000 habitants à 3670 mètres d’altitude,
qui contrairement aux autres n’a pas de place centrale, mais une rue piétonne où s’intercalent des pizzerias et une myriades d’agences de voyages qui proposent des excursions de deux à quatre jours pour visiter en 4X4, avec un guide-chauffeur et une cuisinière, la région, du Salar jusqu’au désert d’Atacama au Chili. Nous laissons notre tortue fatiguée par les pistes chez la responsable de l’agence Tunupa tours que nous avons choisie à la vue d’un groupe de français sortant de l’agence et revenant de trois jours d’expédition, dont on pouvait encore voir dans leurs yeux la beauté des sites qu’ils venaient de traverser. Uyuni
land cruiser Nous partons donc avec Renaldo notre chauffeur, ainsi que Léonidas notre cuisinière et son aide de camps Betsaida 3 ans et demi, suivant les innombrables 4X4 qui se suivent le long des pistes du Salar (la plus grande réserve mondiale de sel, qui s’étend sur 12106 Km²) et des lagunes du Sud Lipez. L’entrée du Salar se fait par Colchani à douze Kilomètres au nord d’Uyuni, où après avoir acheté deux trois objets sculptés dans le sel nous partons en direction de l’île des pêcheurs que nous parcourons pendant que Léonidas nous préparera quelques délicieux steak de lamas.
L’île est recouverte de centaines de cactus géants dont le plus grand a 1200 ans et mesure plus de douze mètres, bien qu’un peu gâchée par la contiguïté impressionnante de touristes et de 4X4, la beauté de l’île, au milieu du désert de sel d’un blanc aveuglant, est éblouissante. salar
ile des pêcheurs Par endroits les campesinos raclent le sel en surface en faisant des petits tas en pyramides qui lorsqu’ils ne servent pas de promontoires pour faire des photos souvenirs, sont ramassés par des camions d’un autre temps (plus résistant au sel) jusqu’à Colchani pour y être re-iodés aux normes alimentaires de l’OMS et transportés par train jusqu’aux raffineries. Une petite partie prend encore à dos de lamas la route du sel, créée au début du XVII éme siècle, pour y être échangée à Tarija contre de la coca, du bois et d’autres produits introuvables sur l’altiplano. Nous traversons sur plus de 200 Kms les pistes du Salar comme si l’on glissait à flan de montagne le long d’une interminable piste rouge pour retrouver en fin d’après-midi un refuge entièrement construit en sel du sol au mur, mobilier et lit compris.
Le faible éclairage 12 volts nous suffit pour nous installer en attendant que le groupe électrogène du village fournisse du 220 volts de 19 heures à 22 heures nous permettant de recharger les batteries de nos boites à souvenirs. Après une nuit plus que fraîche au fond des duvets que nous avait prêtés l’agence et sous trois épaisseurs de couverture en alpaga, nous reprenons à travers les montagnes la suite de nos émerveillements passant de lagunes en lagunes, puis de déserts de pierres en déserts de terre aussi interminables qu’impressionnants, entrecoupés par endroits de champs de rochers grands comme des buildings. hotel de sel
laguna colorada Nous atteignons sans nous en apercevoir 5100 mètres d’altitude et rejoignons prés de la Laguna Colorada (lagune aux eaux rouges qui doit sa couleur à ses algues et son plancton), les refuges où tous les 4X4 se retrouvent pour affronter la nuit enneigée qui au petit matin aura recouvert de blanc l’ensemble de la montagne, des rives de la lagune jusqu’au sommet des volcans environnants.
Nous commençons la journée par la visite des geysers qui laissent s’échapper en grand jets de vapeur, des odeurs de souffre et des bouillonnements de glaise ;Là à 5000 mètres la terre respire sous nos yeux et réchauffe les eaux souterraines qu’une piscine naturelle vient, quelques Kilomètres plus loin, recueillir au bord d’une lagune et pendant que les nombreux flamands roses se baignent dans la lagune Timothée et moi allons prendre un petit bain dans cette eau qui avoisine les quarante degrés, il n’y aura que le rizotto de quinua (céréale cultivé sur l’altiplano qui cuit, ressemble au germe de blé) de Léonidas qui nous fera sortir de ce bain aussi surnaturel qu’agréable, n’ayant pas pris de douche depuis plus de deux jours. l'arbre de pierre
la pistoche Nous finissons la visite des lagunes par la Laguna verde devant son nom à la présence de cuivre dans son sous-sol qui empêche toute vie animale dans ses eaux mais qui au pied du volcan Licancabur donne une impression de perfection que seule la nature ne pourra jamais atteindre.
Nous remontons les 250 Kms de pistes qui nous séparent d’Uyuni et de notre tortue que nous retrouvons avec un pneu à plat et avec les yeux encore dans les couleurs des lagunes et du Salar nous partons sur Potosi par la plus belle piste que nous aurons faite en Bolivie, je ne parle bien entendu que des paysages dont les montagnes sont à chaque passage de col d’une couleur, d’une forme et d’une roche différente. La piste en elle-même longeant souvent de profonds précipices est par contre épuisante car faite de tôle ondulée sur plus de 100 Kms soit près de la moitié du trajet et nous n atteindrons Potosi (la ville la plus haute du monde) que très tard le soir. geysers
potosi
Potosi où nous ne nous attarderons que le temps de visiter le musée de la monnaie est le point de départ d’une route magnifiquement asphaltée qui nous permettra le lendemain de rejoindre 528 Kms plus haut La Paz, afin de passer, le 17 septembre sur les bords du lac Titicaca, la frontière Bolivo-péruvienne et ainsi terminer notre épuisante mais passionnante aventure bolivienne.
Ce pays qui possède tant de richesses naturelles manque incroyablement d’organisation et de conscience collective et si la misère de plus de 50% de la population reste bien évidemment le problème majeur, le pays ne semble pas réussir à se défaire de ses conflits ethnologiques en faisant un pays en perpétuel révolte.
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