L'ARGENTINE-LE CHILI

Du 31 décembre 2007 au 20 mars 2008

D'Ushuaia à Buenos aires

Nous faisons un arrêt à l’estancia Habertone, la plus ancienne de la terre de feu où le missionnaire Thomas Bridge s’est installé en 1886.
Aujourd’hui transformé en salon de thé, restaurant par l’arrière petit fils du prêtre, des bateaux partent pour la pinguinera voisine, et l’estancia qui a cessé l’élevage en 1992 tire ses revenus du tourisme; Le petit musée, très sympathique, sur la faune marine de la terre de feu a passionné les enfants, qui absorbés par les explications ont posé mille et une questions en espagnol à l’étudiante chargée de la visite (poussés par Romane qui en CE2 l’a choisi comme première langue).

j'suis chanteur je m'appelle Damien
Le départ est programmé pour le lendemain après la visite du musée maritime, le long séjour en camping commençant à transformer notre voyage en remake du camping des flots bleus où l’on croise, le matin, la cassette des WC à la main nos compagnons d’apéro du midi et du soir.

Aménagé dans l’ancien bagne national, le musée fût construit en 1902 par les bagnards eux même, déplacés de la prison des récidivistes de l’île de l’état, construite elle en 1896 par 11 hommes et 9 femmes, ex-condamnés récidivistes volontaires dans le but de coloniser l’île.

Les cinq pavillons du musée visités, nous filons vers la sortie de la ville, lorsque  en passant devant le parking du port nous apercevons un camping car immatriculé dans le var, Delphine, Laurent, Romane et Samuel sont partis de Fréjus il y a maintenant 3 mois pour sillonner pendant deux ans le continent américain et l’Australie. Leur programme semblant correspondre au notre « avancer sans trop se prendre la tête », nous partons ensemble jusqu’à Moat le point le plus au sud que nous pouvons atteindre en Camping car sur les chemins de notre belle planète.

Dans l'mouv'
trois esquimaux
champ'
p'tits plats
Pizz'
arc en ciel 2008
entre Amis

Comme pour Noël, nous passons le nouvel an entouré de voyageurs, chacun préparant ses meilleurs recettes: crème brûlée hollandaise, crumble canadien, soupe belge, foie gras et champagne français accompagné de vins chiliens et de bières argentines.Le soleil qui ne se couche toujours pas avant 23 heures fleurira le ciel d’un magnifique arc en ciel vers 22 heures alors que la France vivait déjà depuis près de deux heures en 2008.
Nous finissons tant bien que mal à retrouver le  chemin de nos véhicules respectifs, pendant que d’autres iront rejoindre la fête organisée par Raoul et Fernando, les adorables propriétaires du camping.
Le lendemain nous démarrons l’année 2008 d’un pied ferme sur le coup des midi et le deuxième pied vers treize heure trente, les enfants ayant avec leurs nouveaux copains découvert de nouvelles cabanes aux quatre coins du camping, nous laissent doucement émerger.

muségaleriepingouins
MoatLA RENCONTRELe long du canal de Beagle
MuséeVentHabertone
Nos nouveaux amis ch’ti ex-varois n’ayant pas visité le musée, retournent ensuite à Ushuaia pendant que nous partons les attendre au Chili à Punta Arenas, le temps d’y trouver de nouvelles chaussures à notre tortue ainsi qu’à ses occupants et retrouver nos amis belges et canadiens de noël, ainsi que Jacques et Elisabeth que nous avions rencontré à Salta dans le nord de l’Argentine.
Quelques bières, un resto et deux nuits plus tard, ces derniers prennent le bac pour la terre de feu, nous laissant reprendre avec nos amis belges et varois le chemin du nord.
La terre de feu étant une véritable terre de rencontre la tortue y fait également  connaissance avec le capot de la voiture neuve du gérant de Hertz qui nous traîne au commissariat le plus proche pour y remplir une déclaration d’accident en bonne et dû forme.

République d'Argentine

drapeau argentine

armoirie argentine

Devise nationale : Dans l'Union et la Liberté.

Langues officielles

Espagnol

Capitale

Buenos Aires
34°37′S 58°21′W / ,

Plus grande ville

Buenos Aires

Forme de l’État
 - Présidente de la Nation

République fédérale
Cristina Fernández de Kirchner

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 8e
2'766'8901 km²
1,1

Population
 - Totale (2006)
 - Densité

Classé 31e
39'921'833 hab.
14 hab./km²

Indépendance
 -  

Espagne
9 juillet 1816

Pays limitrophes

brésil Brésil
Bolivie  Bolivie
Chili  Chili
Paraguay  Paraguay
Uruguay  Uruguay
Outre-mer:
Ant ChilAntarctique Chilienne
Ant BritAntarctique Britannique

Gentilé

Argentin, argentine

Monnaie

Peso argentin (ARS)

Fuseau horaire

UTC -3

Hymne national

Himno Nacional Argentino

Domaine internet

.ar

Indicatif
téléphonique

+ 54

1 L'Argentine revendique aussi 1 000 000 km² en Antarctique, ainsi que les îles Malouines.

Argentine
Tortue argentine
Les amisPneus La copine de la tortue


Après avoir chaussé notre tortue de Bridgeston et les sélénites de Timberland nous repartons à trois camping-cars vers Puerto Natalés, puis au parc Torres del paine en passant par par la grotte du Milodon, où les restes presque intacts d'un animal préhistorique ont été retrouvés.
Le parc Torrés del Paine est un des plus beaux du Chili et le paradis des randonneurs qui peuvent faire des treks de dix jours autour des trois tours à l’est qui ont donné son nom au parc, et des trois cornes à l’ouest au pied de deux glaciers dont le Grey qui laisse s’échouer dans les lacs d’énormes blocs de glaces millénaires d’un joli bleu canard WC.
Pour nous des balades d’une heure en plein vent, suffiront amplement à nous faire passer de bonnes nuits en profitant quand même des paysages magiques de la région et nous laissent le temps de faire de longs apéros au bord de la laguna Amargua à la sortie du parc au pied des trois tours.

N’ayant pas réservé, nous nous retrouvons dans le dernier bateau; plus lent que les autres, il arrivera 3 quarts d’heure après ses grands frères aux abords du glacier, nous laissant naviguer seul au milieu d’une multitude d’icebergs qui donne l’impression de circuler dans un tableau de Dali.
La chance nous aura conduit dans le seul bateau de la journée à s’être arrêtés face à un gigantesque iceberg qui explosera littéralement devant nous en une centaine de glaçons gros comme des maisons de banlieues.
 Puis en arrivant au glacier que survolaient deux condors, une partie de la paroi,  plus large et plus haute qu’une tour de la défense  s’est détachée, faisant dans sa rotation ressortir sa partie immergée sur plus de cent mètres de haut dépassant les 80 mètres émergés du glacier, le spectacle est hallucinant et même si l’organisation très touristique de la chose n’était pas de notre goût, nous avons vu là une des plus belles choses qui nous aura été permise de voir depuis notre arrivée en Amérique du sud.
Etant dans la région des glaciers nous poussons jusqu’à sa capitale El Calafate d’où l’on peut visiter l’impressionnant parc des glaciers, le Perito Moreno que l’on peut approcher sur des passerelles situées à 200 mètres d’un mur de glace de 60 mètres de haut, qui s’étale comme une meringue géante sur 5 Kms de long; il est imposant de par sa proximité et surprenant par sa respiration interne qui le fait, après de nombreux craquements, avancer, en son milieu, de 2 mètres par jour.
Laguna AmarguaLes trois chateaux, les trois toursNanou et JennyLaguna Amargua
Perito MorenoPhoto d'famillePhoto d'AmisPhoto 'detente
Nous passons d’interminables moments avec nos nouveaux amis varois à attendre la chute des blocs de glace qui viennent dans un fracas étourdissant former de nouveaux icebergs dans le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine.
Le perito en action
Continuant jusqu’à Puerto Bandera, nous embarquons sur un catamaran chargé de ses 200 touristes pour une promenade fluviale extraordinaire au pied du glacier Upsala.
Les enfants adorent la glaceUn glaçon façon megapastis
De retour dans la petite ville très touristique d’El Calafate, nous passons deux apéros à programmer la suite du parcours avec Delphine et Laurent afin de pouvoir profiter au maximum de cette belle rencontre (on rassure nos proches, on va arrêter bientôt les festivités et reprendre une alimentation plus solide).
Tout d’abord 200 Kms de piste et autant d’asphalte avec un arrêt pour nous au parc des arbres pétrifiés, à l’est de Puerto Déséado qu’ils avaient déjà visité en descendant. Quelques dizaines d’arbres morts recouverts il y a 150 millions d’années par les cendres d’une éruption volcanique, qui se sont transformés en pierre en 15 000 ans. Des troncs d’araucarias de plus de cent mètres de haut et deux de diamètre pour certains qui se découvrent au grès de l’érosion des montagnes qui les emprisonnent. Un spectacle étonnant au milieu d’un désert brûlant.
Les arbres pétrifiésPomme de pin
Nous rejoignons Delphine et Laurent à Comodoro où ils sont venus tenter de trouver un garage compétent afin de réparer pour la deuxième fois leur radiateur percé (le troisième Fiat de cette époque que nous rencontrons avec ce problème !!!), la réparation terminée, les pleins d’eau, de nourriture et d’apéritif fait, nous cherchons la plage la plus proche afin de se la couler douce pendant deux trois jours, fêter les huit ans de Romane et se dire au revoir correctement.
La première plage au sud est plus une poubelle ouverte sur l’océan, où les Comodoriens viennent, musique à tue tête, passer le week-end en entretenant semaine après semaine la couche de pollution ambiante. Vu l’heure tardive nous passons 50 bonnes minutes à nous décider de pousser jusqu’à la deuxième, qui est un peu moins bruyante et seulement très sale. Nous nous enlisons tous les deux sur la plage et refusant l’aide aimable de nos voisins nous finissons d’installer notre bivouac tardivement. Le lendemain, nous sommes invités à l’asado chez nos nouveaux amis argentins dont nous avions refusé l’aide la veille, agneau entier grillé au barbecue, bière et vin rouge coupé aux glaçons nous permettra de côtoyer l’ordinaire de leurs distractions estivales, ils nous racontent leur ville dont un quart de la population active vit du pétrole et fait vivre grâce à leur  consommation les trois quarts restants ainsi que l’histoire de  la plus belle fille de la ville, ravi au nez et à la barbe de tous par un chanteur français qui en plus de sa retraite Patagonienne a une villa dans le Chubut (province dont Comodoro Rivadavia est la capitale).
CommodoroPlageAsado
Pour notre part, nous avons modifié notre itinéraire afin de visiter l’Amérique centrale et il nous reste une vingtaine de jours pour rejoindre Buenos-Aires afin de rendre Jennifer à la vie civilisée et trouver un cargo pour le Panama ou le Mexique.
A la votreLes fillesLaurent au commande
Les festivités passées et les stocks diminuant à vue d’œil nous reprenons après trois jours de plage notre route vers le nord et les nordistes du sud vers l’est.
Nous aurons passé un mois en leur compagnie et nous languissons déjà de les revoir en Australie ou en Asie quand ils auront enfin décidé de la durée et de l’itinéraire de leur périple.
d’autres se font des mamours en faisant semblant de se chercher des poux dans le cou.
Nous trouvons le soir un bivouac au bord d’une plage de magnifiques petits galets à deux cents mètres d’une des villas argentines du chanteur français ravisseur de mannequin argentin, qui ayant cassé les murs de sa maison les a très joliment reconstruits en tôle et poutres en bois afin de s’abriter du vent qui fait tourner ses éoliennes.
Retournant le lendemain un bref moment à la fête du saumon, nous reprenons la route jusqu’à Puerto Madryn, une très jolie et moderne station balnéaire. Pour une fois nous sommes en plein été et les enfants se régalent des immenses plages de la ville et de l’eau qui a enfin su adapter sa température à la régulation corporelle des baigneurs frileux que nous sommes.
La ville possède deux, trois musées sympathiques comme l’Ecocentro, en fait une fondation qui présente la faune de Patagonie et du Chubut
Pingouins
CamaronesCabo dos Bahias
Nous avançons jusqu’à Camarones, capitale nationale du saumon et siège de la fête du saumon qui dure trois jours et est justement en train de se préparer lorsque nous arrivons. Les camping-cars argentins venus de toute la province s’entassent sur le parking de la plage et dans le camping municipal pendant que nous partons à la pinguinéria de Cabo dos Bahia à une trentaine de kilomètres de pistes au sud de Camarones.
Une petite baie désertique est envahie par une colonie de pingouins magelans qui loin d’être effrayés par les touristes que nous sommes, traversent les chemins devant nos pieds et côtoient les nandous, les guanacos et les lapins qui peuplent le secteur, ils ne mesurent pas plus de 70 à 80 centimètres, poussent des râles impressionnants le cou tendu vers le ciel et se donnent des coups de becs à n’en plus finir pendant que
La t'ite vadrouille
Nous trouvons notre bonheur à Monte Hermoso, délaissée des touristes étrangers, cette petite station sous les pins, qui s’étale sur une dizaine de kilomètres de plage, est bondée de vacanciers argentins résidant dans la région notamment à Bahia Blanca toute proche. Nous louons pour 7 jours une petite villa à deux cent mètres de la mer et autant du centre et commençons à vider les entrailles de la tortue, il est toujours difficile de comprendre comment on peut remplir une maison de 80 m², à ne plus savoir comment circuler, avec la soute et les placards d’un camping-car de 15 m².
Les grands travaux de remise en forme de la tortue commencent :
Démontage du pare choc, du store (arraché par les vents d’Ushuaia), remise en état des tables, nettoyage intérieur digne de la désinfection d’une salle de chirurgie et remise en place de l’ensemble, à l’exception de ma combinaison de plongée, volée dans le jardin pendant la nuit.
Nous n’aurons finalement  que très peu profités de la plage et des deux rues piétonnes animées de la ville qui se remplissent d’argentins revenant de la plage vers 18 heures et se vident aux alentours d’une ou deux heures du matin, l’office du tourisme fermant à minuit et le musée de la ville à 1 heure et demie (on aimerait avoir des fonctionnaires aussi dévoués, surtout pour 150 euros par mois à plein temps).

notamment celle de la péninsule Valdez à une centaine de kilomètres plus au nord, notre prochaine destination, non pas pour voir les baleines franches qui ont déserté la place depuis plus de deux mois, mais pour apercevoir les colonies de lions de mer, d’éléphants de mer, de pingouins et peut être quelques orques qui en février viennent se jeter sur la plage pour attraper les bébés otaries qui pataugent dans les premières vagues.
La péninsule est une immense réserve naturelle dont seule la route qui rejoint Puerto Pyramidés à l’entrée sud est asphaltée, c’est également le seul endroit où nous sommes autorisés à stationner la nuit le reste de la péninsule étant fermé à partir de 20 heures.
Cela ne nous arrange pas car on est obligé, soit de faire le tour des 250 Kms de pistes en une journée, soit de revenir le soir et faire 160 Kms aller retour pour dormir.
On a choisi la solution française, partant tranquillement le matin à Punta Delgada au sud pour voir une colonie d’éléphants de mer qui passent leurs journées à se faire dorer la pilule au soleil, nous continuons malgré l’heure tardive jusqu’à Caleta Valdés histoire de pleurer cinq minutes sur la route qu’il faudrait faire pour rejoindre Puerto Pyramidés et revenir le lendemain.
La discussion démarre mal, lorsque le guarda parque nous explique qu’aucune exception n’est autorisée et que les seuls qui tentent de contrevenir au règlement sont les français ; cependant au bout d’une heure et quelques coups de fil, il nous est permis de stationner sur le parking mais nous ne devons pas sortir le nez dehors jusqu’au lendemain huit heures (pas de cigarette pour Jenny et pas de photos de coucher de soleil sur les léopards de mer et les phoques qui peuplent la plage).
Le lendemain après quelques promenades sur les dunes, nous remontons la péninsule jusqu’à Punta Norte où une colonie de lions de mer se toisent les uns les autres en rugissant comme leurs homologues terrestres. Leurs nombreux bébés tapissent le sable sans se douter qu’ils seront peut être le futur repas d’un orque de 5 tonnes comme ceux qui trois jours avant notre passage, sont venus se remplir l’estomac. Nous attendrons une bonne partie de la journée à scruter l’horizon mais n’y apercevrons aucun aileron.
Après un rapide passage à la Loberia (colonie de lions de mer) de Puerto Pyramidés et une petite visite des deux rues de la ville, nous sortons de la péninsule pour remonter plus au nord afin de trouver une station balnéaire afin de louer une maison, réparer et nettoyer la tortue, avancer l’école et profiter des belles plages de l’atlantique.

Enfin une maisonOn vide la tortueOn s'installe
Puerto MadrynEco muséeLion de merOtariesValdés
Une déclaration de vol et un PV de stationnement plus tard nous filons d’une traite jusqu’à notre point de départ, Buenos-Aires, où nous y retrouvons les rues bordées de pelouse du  quartier chic de Puerto Madero.
Le quartier est toujours aussi tranquille et aussi surveillé (l’un n’allant pas sans l’autre par ici), les immeubles poussent comme des champignons et ceux construits il y a à peine dix ans sont déjà en projet de rénovation pour actualiser leurs façades avec des matériaux récents.
Nous y rencontrons également Claude et Alain des aventuriers savoyards avec qui nous étions en contact qui viennent de débarquer dans la capitale fédérale, après 30 jours passés à bord d’un cargo de la Grimaldi.
Après avoir parcouru de long en large les pistes et la culture africaine au volant d’un 4X4 aménagé (www.africacy.com ), Alain ancien concessionnaire de camping-car a construit lui-même son

nouveau véhicule pour commencer un périple sud-américain d’environ cinq ans (www.exploracy.com ), Claude (alias Claudie mac phi) ancienne secrétaire médicale, se régale (et nous aussi !!!) de garder les enfants en leur apprenant à faire des bagues et des colliers de perles.
Jennifer retourne à la vie civilisée, se rendant compte au dernier moment qu'elle a oublié de prendre un billet pour aller de Madrid à Paris (On lui attribut donc pour sa désorganisation patente, son diplôme définitif de sélénites), elle repart avec de nombreuses affaires dont nous n'avions plus besoin qu'elle laissera dans une consigne à Madrid pour ne pas payer de surtaxe de bagage.
La tortue l'attend quand elle veut, si tant est qu'elle ai réussi à réaliser le défi fantastique que nous lui avons imposé:
-Une photo d'elle en maillot de bain, trainant une cassette de WC à roulette.
Nous passons plus de dix jours en compagnie de Claude et Alain, entre leur assurance et nos recherches de cargo, quelques balades dans le quartier coloré de la Bocca et celui des antiquaires de San Telmo,

Puerto MaderoClaude et Alain
A san telmoAeroport Jenny

Nous traînons le long des rues de San Telmo où le dimanche les artistes en tout genre descendent faire vivre les pavés et les trottoirs des boutiques d'antiquaires qui foisonnent dans le quartier.

où, à chaque carrefour, le tango descend dans la rue pour y faire chanter et danser les passants.
tango
Nous étendons les limites du nouveau camping improvisé de Puerto Madero avec l’arrivée des apprentis voyageurs (http://louves.canalblog.com ) ils sont partis pour un an d’Annecy, tout comme Alain et Claude, et après avoir traversés le continent nord-américain, ils s’attaquent à l’Amérique du sud avec un camping-car acheté chez l’ancien concurrent d’Alain.
Nous nous étalerons sur les pelouses bien entretenues du quartier le temps de quelques apéros et soirées bien agréables, (il faut dire qu’Alain et Claude venant tout juste de débarquer ont encore les soutes remplies de boissons anisées et de chips au sel de Guérande).
Nous retrouvons également Philippe rencontré en Bolivie et qui finit son voyage et retourne commencer une nouvelle vie à Paris, des idées plein la tête et la tête bien remplie de toutes ses expériences irremplaçables qu’il a vécu pendant son année d’ET n’errance.
A la votreLa rue ketanouCamping puerto maderoChez l'esthéticienne

Les jours passent et les inévitables aux revoirs arrivent, marquant dans leurs pudeurs la qualité des rencontres que nous faisons depuis quelques mois,  mais signant également la découverte de nouveaux horizons.
Sillonnant de long en large le damier de cette ville pour finaliser notre départ d’Amérique du sud et après avoir hésiter entre l’Australie (trop cher depuis Buenos Aires), l’Afrique du sud qui nous tentait bien et un retour par la France pour remettre en état la tortue, nous optons finalement pour Vera Cruz au Mexique.
On finit par trouver la ville trop petite à force de sauter de taxis en taxis du Centro à San Telmo, de la Bocca à Palermo, du bario Norte à notre campement chic le long des anciens docks.
Les choses s’organisent doucement, la tortue quittera le port de Zarate le 16 ou le 17 mars, nous survolerons sa lente ascension vers les caraïbes le 20 en nous dirigeant vers Mexico, puis Cancun où mes parents devraient nous rejoindre pour 5 semaines.
En attendant l’heure nous faisons l’école pendant les vacances française, préparons la tortue pour son onéreuse croisière (4800 dollars oups !!!) et lui offrons même une révision générale avant les routes semble-t-il abîmées de l’Amérique centrale.
Pour ce faire, nous quittons la capitale vers le sud jusqu’à Brandsen petite ville propre et tranquille où nous ne croiserons que des argentins calmes et attentionnés, nous dormons sur le parking gardé du garage Ford à deux pas de la première maison de la ville, datant de 1830 ; aujourd’hui

Le bar de la tortue est ouvert
marionnetteOld Jazzstreet band
classée maison historique et transformée en petit hôtel de charme avec seulement 3 chambres (bientôt 5) qui donnent toutes sur la piscine et un parc magnifiquement entretenu http://www.elchaniarhotel.com.ar où Deborah vous accueille dans un excellent français.
Son frère, Fernando, passera sa soirée à remettre en état la Clim. de la tortue qui avait succombé au charme chaotique des pistes boliviennes.
Le garage Ford qui mérite un 30 sur 20 pour l’accueil, le service et la qualité du travail nous réserve un petit espace pour une deuxième nuit sur Bransten, le temps pour moi de faire quelques allers et retours au petit magasin de pièces détachées automobiles, tenu par un ancien avocat en droit international reconverti.
Avant de partir de la capitale, une télévision française nous contacte pour faire un petit reportage sur notre nouvelle vie de voyageur, les coups de fil s’enchaînent, nous ramenant à l’époque de ma participation avortée à Koh Lanta, lorsque les préparatifs des portraits de la famille s’organisaient.
Une journaliste et un caméraman devraient donc nous rejoindre lors de nos premiers pas sur le sol mexicain, pendant que nous prévenons parents et amis de la future intrusion dans leurs jardins, des caméras et des micros à la recherche des traces déjà lointaines de notre vie varoise.
Nous remontons jusqu’au port de Zarate et passonsle week-end dans le terminal du port entre les containers et les bureaux
Garage SimoneFernandodéco

des douanes, en attendant l’arrivée du Pacific Highway à qui nous devons livrer la tortue pour sa croisière.
Nous retournons pour quelques jours à la capitale dans une charmante chambre d’hôte de Recoletta et terminons ainsi le premier volet et la première année de nos aventures outre varoise.
L’Argentine, pays immense, pourrait suffire à lui seul à errer du nord au sud et d’est en ouest pendant plusieurs années tant le pays est riche de merveilles géologiques et animales. Les argentins de la grande classe moyenne, sont à mon sens les sud-américains les plus proches des français, ils aiment boire, manger, profiter de leur week-end et de leurs courtes vacances et râler. Ils râlent sur la corruption des gouvernements, les salaires, les impôts, les facilités qu’on octroie aux personnes qui ne veulent pas travailler (une vaste partie de la population vît pourtant dans une très grande pauvreté, avec une centaine d’euros par mois). La petite tranche supérieure qui gagne plus de quatre à cinq mille euros par mois travaille sans voir le jour, roule en Porsche et meurt à cinquante ans d’un infarctus comme en France.

Cette première année a été riche de rencontres, de découverte et de lieux magiques, mais il est évident que la plus belle expérience que nous ayons vécue, durant ces 12 mois, c’est l’apprentissage de la vie en famille dans 15 m², 24 heures sur 24 ; Avoir essayé d’être pour les enfants, leurs professeurs en continuant d’être parents et tenter de combler le manque patent des amis et de la famille.
Nous avons aimé les uruguayens pour leur gentillesse et leur attention, les brésiliens pour leur joie de vivre et leur accueil, le Chili pour sa modernité relative et la diversité de ses paysages, l’Argentine pour sa facilité de vie et la multitude de lieux magiques qu’elle possède, le Pérou pour sa culture qui a survécu aux conquistadors et pour ma part la Bolivie pour sa beauté et son authenticité.
Voir les enfants grandir le long de ces routes colorées fut un émerveillement de tous les jours, les voir petit à petit apprendre à ouvrir les yeux sur les autres et sur le monde étant un des buts les plus important du voyage.
Nous n’avons pas, bien entendu, tout vu de l’Amérique du sud, mais comme le disait Proust : « le but du voyage découverte n’est pas de voir de nouveaux paysages, mais d’avoir de nouveaux yeux »

Traversée
uruguay
bresil
tortue Bolivie
Pérou
Chili-Argentine
argentine
Mexique
Guatemala
Belize
Drapeau honduras
Nicaragua
Costa Rica
panama
USA
drapeau
Malaisie
drapeau thailande
drapeau Cambodge
drapeau Vietnam
drapeau Laos
drapeau thailande
Malaisie
drapeau Inde
drapeau
Oman

drapeau---Oman

saudia

drapeau
drapeau Syrie
drapeau Turquie
drapeaugrece
kenya
drapeaugrece

france

 
 
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